Georges Busson, né le à Alger et mort le , est un géologue français, spécialiste de l'Afrique du Nord et du Sahara.
Biographie
Alger Georges Busson est né le à Alger, du mariage entre Armand Busson, comptable, et Mathilde Dillinger en 1921 à Alger.
Il passe son baccalauréat au lycée Gautier d'Alger en 1948 et poursuit ses études supérieures à la Faculté des sciences d'Alger tout en commençant à travailler au CNRS comme aide technique entre 1950 et 1953. Il effectue ensuite son service militaire à l’École de l'infanterie à Cherchell puis au 92e régiment d’infanterie de Montluçon. À la fin de son service militaire, il retourne travailler au CNRS en tant que stagiaire de recherche avant d'être rappelé sous les drapeaux en Kabylie entre 1955 et 1956 pour prendre part à la Guerre d'Algérie. Ses premiers travaux sur le Tell algérien sont interrompus en raison du conflit et il s'intéresse désormais à la géologie du Sahara.
Il épouse en 1955 Andrée Pons avec qui il a trois enfants.
Il retourne à nouveau au CNRS comme attaché de recherche et devient assistant délégué à l'université d'Alger. En 1957, il décroche un certificat de géologie régionale et appliquée et est promu maître-assistant en 1960.
Laboratoire de géologie du Muséum national d'histoire naturelle Suite à l'indépendance de l'Algérie, il s'installe en France métropolitaine à partir du . Il fait passe une année à la faculté des sciences de Nancy, puis il rejoint le Muséum nationale d'histoire naturelle en tant que sous-directeur du laboratoire de géologie.
En 1967, il entreprend la publication du premier des quatre volumes consacrés au mésozoïque saharien. Il y expose les résultats de recherches effectués dans le Sud tunisien, l'interprétation de données de sondages pétroliers et les problèmes géologiques de la hamada de Tinrhert. Dans les Annales de géographie, Pierre Rognon commente la publication de deux volumes en 1973 en soulignant que ce « travail renouvelle, par l'apport des données de subsurface, bien des aspects de la géologie saharienne, et par là des notions de géographie physique ».
En 1971, il soutient sa thèse de doctorat à la faculté des sciences de Paris intitulée Principes, méthodes et résultats d'une étude stratigraphique du mésozoi͏̈que saharien. Dans les années qui suivent, il reçoit dans un premier temps la médaille d'argent du CNRS pour ses travaux de levers de cartes sur le Tell algérien et le bassin saharien : « C'est la première fois qu'un géologue universitaire s'astreignait à ce travail ingrat et fastidieux d'interprétation systématique de mesures physiques ». Il reçoit ensuite le prix François-Fontannes de la Société géologique de France. Dans son rapport d'attribution, Robert Laffitte indique que la décision a été prise à la quasi-unanimité, « fait assez rare pour devoir être souligné ».
Dans les années 1980, il est le responsable du groupement de recherches coordonnées « Nature et genèse des faciès confinés » (Greco 52 du CNRS)https://www.persee.fr/doc/geoly_0750-6635_1987_mon_100_1.
Au cours de sa carrière, il enseigne à l'université Paris-VI, l'université de Tunis et l'école nationale supérieure des pétroles.
Retraite Dans les années 1990, il est président honoraire de l'ATHAREP (association travail et handicap dans la recherche publique).
Il consacre une grande partie de sa retraite à intervenir sous pseudonyme dans des médias d'extrême droite (Radio Courtoisie, Présent, Rivarol, L'Algérianiste du Cercle algérialiste, Veritas) et publie en auto-édition de nombreux ouvrages, notamment pour déplorer la fin de l'Algérie française dont il souligne « l’œuvre pacificatrice et civilisatrice de la France en Algérie, entre 1830 et le milieu du , parenthèse de lumière dans plus d'un millénaire de ténèbres et de barbarie ».
Georges Busson meurt le à Paris.
Collections publiques Sorbonne Université : les collections de paléobotanique comportent quelques centaines d'échantillons prélevés par Georges Busson. Muséum national d'Histoire naturelle.
Distinctions Médaille d'argent du CNRS, 1972. Prix François-Fontannes de la Société géologique de France, 1973. Chevalier des Palmes académiques, 1975. Officier des Palmes académiques, 1981.
Publications Sous le nom de Georges Busson : Principes, méthodes et résultats d'une étude stratigraphique du mésozoi͏̈que saharien, thèse, 1971 Le Mésozoïque saharien La Sédimentation des évaporites, 1968
Sous le pseudonyme de Georges Dillinger : L'Algérie et la France, malades l'une de l'autre, 1994 Chronique de France asservie, 1997 Le politiquement correct, 1998 Mai 68 ou La mauvaise graine, 2000 Français d'Algérie, face au vent de l'histoire, 2002 Désacralisée, la France devient folle, 2006 Le meurtre des départements d'Algérie, 2008 Notre Algérie du sacré à la révolution, 2009 L'évolution créatrice couronnée par l'homme et le sacré, 2011 Menace sur la Terre, 2011 Le renversement des valeurs, la subversion nihiliste, 2012
Notes et références
Voir aussi
Articles connexes Géologie de l'Algérie Algérie française Pieds-noirs Exode des pieds-noirs
Bibliographie
Compte rendu sommaire des séances de la Société géologique de France, 1972
Liens externes
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