Le théâtre Lara () est un théâtre à l'italienne vétuste, construit en 1879 au de la Corredera Baja de San Pablo, dans le district de Maravillas, à proximité de ce qui est appelé depuis le dernier tiers du le district de Malasaña, à Madrid, en Espagne.. Fruit de l'initiative privée du « ploutocrate Cándido Lara », il est inauguré le . Les premières les plus importantes qui y ont lieu comprennent de Jacinto Benavente, en 1907, et le ballet de Falla , en 1915. Il dispose d'une capacité d'accueil de et de neuf loges.

Histoire Sur les conseils de l'ancien revendeur de billets Ramón García., qui connaissait bien les habitudes du public madrilène, l'entrepreneur Cándido Lara, aussi habile homme d’affaires qu'ignorant en matière théâtrale, accepte la suggestion de ce dernier d'intégrer un théâtre dans le nouvel immeuble d'habitation qu’il faisait construire dans la rue de la Corredera. C'est ainsi qu'est construit le Lara, en tirant parti des deux vastes cours dont disposait l'immeuble et du terrain adjacent au de la rue de San Roque. Le projet est confié à l’architecte Carlos Velasco, qui conçoit un lieu doté de trois foyers, « petit, proportionné et d’aspect agréable », populairement connu sous le nom de « Bombonera de don Cándido ». Il est inauguré le avec la pièce de Bretón de los Herreros intitulée . Conformément à la consigne de son opulent propriétaire et homme d’affaires, qui consiste à « engager les acteurs les plus chers », le théâtre est inauguré avec une troupe singulière composée d'acteurs de l'envergure de Julián Romea, Balbina Valverde ou encore du comédien Antonio Riquelme.

Le bâtiment, inspiré selon certains spécialistes du Palais-Royal parisien, présente une façade classique en trois corps avec un socle, un « ordre géant intermédiaire » qui s'étend sur « deux étages et les galeries de couronnement ». À l'intérieur, la salle s’étend sur quatre étages avec une « structure en fonte et des balustrades raffinées », le tout aménagé avec beaucoup de goût et dans des proportions harmonieuses. Le projet prévoit un café au rez-de-chaussée, qui ne verra jamais le jour en raison du refus des comédiens de la troupe réunie pour l'inauguration des lieux. Les plans montrent également que l'accès aux fosses de la scène se faisait par la propriété voisine, avec une entrée donnant sur la rue de San Roque, qui, lors des travaux de rénovation, serait remplacée par l'escalier de secours et la zone de chargement et de déchargement. Conformément à la réglementation municipale en vigueur en 1872, le bâtiment est équipé de lucarnes dans la coupole, d'un rideau en acier et de deux réservoirs d'eau, l'un au plafond et l'autre au sol, à titre de mesures de prévention des incendies..

Sans aucune spécialisation d'un genre particulier, il couvre un large éventail allant du « género chico » populaire à la comédie bourgeoise. Certains des plus grands comédiens espagnols des et s'y produisent, tels que Lola Membrives, Rosario Pino, Leocadia Alba, Catalina Bárcena, Emilio Thuillier, Jerónima Llorente ou encore Ricardo Zamacois. Ses grandes réussites comprennent (1907) de Benavente, (1911) de Martínez Sierra, ou encore le ballet de Falla, (1915).

À la mort de Cándido Lara, en 1915, l'entreprise passe entre les mains de sa fille, sous la direction de Luis Yáñez. Entre 1910 et 1930, l'entreprise surmonte l'obstacle urbanistique que représentait la longue construction de la Gran Vía madrilène, qui bloque l'accès à la Corredera. Cette interruption est mise à profit pour réaliser des travaux dans le bâtiment, confiés en 1916 à l’architecte Pedro Mathet, qui fait disparaître le café tant apprécié où se retrouvaient Vital Aza, Benavente, Echegaray, Martínez Sierra, Julián Romea et les frères Álvarez Quintero, mais conçoit une façade « à la française ».

Notes et références

Annexes Bibliographie . . . . . .

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