Vicente Ulive-Schnell (né le à Caracas, Venezuela) est un écrivain, cinéaste et philosophe vénézuélien. Il est auteur de divers romans de fiction ainsi que contes, articles d'opinion, court-métrages et essais philosophiques. Ses travaux ont été publiés des journaux et des revues électroniques et en papier, et ses livres ont été édités en France, Venezuela et Espagne.

Biographie vignette|Concert dans un squat avec le groupe de rap D-Zas-3, en 1998 Fils du dramaturge uruguayen-vénézuélien Ugo Ulive et de la médecin et professeur universitaire Mercedes Schnell, Ulive-Schnell est immergé dans un environnement intellectuel et bohème depuis le plus jeune âge. Il habite à Londres étant enfant, pendant que sa mère complète un deuxième Ph.D. en médecine et que son père écrit des pièces de théâtre. vignette|Conversation à Paris avec l'écrivain Alberto Barrera Tyszka De retour au Venezuela, il suit des études de musique et de composition, mais décide de ne pas poursuivre une carrière musicale par la suite. Il est accepté à l'École de Psychologie de l'Université centrale du Venezuela, où il obtient un double diplôme (Psychologie clinique et Psychologie sociale), et publie des articles et essais pour une revue d'étudiants, se lançant plus sérieusement dans l'écriture vers la fin de ses études.

Sa frustration avec la culture sclérosée et conservatrice au Venezuela lui feit écrire un premier roman, Anécdotas de la decadencia caraqueña (Anecdotes de la decadence de Caracas), auto-publié quelques années plus tard. Ce premier travail reçoit un bon accueil de la part de la critique vénézuélienne : " avec un style cynique, ce livre met sur le banc des accusés toute la classe moyenne du Venezuela ". vignette|Vicente Ulive-Schnell à Paris, 2020 En 2001, il décide de continuer ses études supérieures à Paris, en France, même s'il ne parlait pas le français. C'est une période où Il enchaîne les petits boulots pour survivre et traîne la nuit dans les bars ; ces expériences ont nourri son roman semi-autobiographique, Histoires d'un ghetto parisien, Publié en 2006. Il obtient son doctorat en Philosophie en 2007, à l'Université de Paris 8.

Pendant ses études, Vicente Ulive-Schnell écrit Caracas cruzada, un roman choral, devenu une référence en littérature sur la violence au Venezuela. Inspiré par les auteurs nord-américains qu'il lisait à l'époque (Hubert Selby Jr., William Burroughs, J.D. Salinger, Allen Ginsberg…), Caracas cruzada présente un traitement radical de la langue, avec des chapitres entiers écrits en argot vénézuélien. Publié en 2006, Caracas cruzada s'est hissé à la place des livres les plus lus de l'année au Venezuela. vignette|Vicente Ulive-Schnell à Paris, 2026 Puis, en 2010, son roman le plus expérimental et ambitieux voit le jour : Yo maté a Simón Bolívar''' (J'ai tué Simón Bolivar). Le livre propose deux romans, incrustés l'un dans l'autre, pour aborder le coup d'État au Venezuela en 2002. Un roman suit les évènements du point de vu d'un sympathisant du gouvernement de Chávez, tandis que l'autre le fait du point de vue de l'opposition. Ces deux livres, Yin et Yang, font appel à une diversité de styles pris du roman noir, du surréalisme et des mangas japonaises pour montrer les contradictions d'un pays scindé entre le discours officiel et celui de l'opposition, sans communication entre ces deux camps. Ce travail, colossal, fait peur aux éditeurs, réticents à soutenir un écrivain vénézuélien peu inconnu avec un texte expérimental assez novateur. Il est auto-édité sur la plateforme Amazon.

Les années suivantes, Vicente Ulive-Schnell se consacre au cinéma et à l'écriture d'essais et d'articles journalistiques. Entouré d'une bande d'artistes issus de la scène nocturne parisienne, il fonde le collectif Niu Image et produit une poignée de court-métrages pendant les années 2010-2016. Il écrit, réalise et assure le montage des films, devant parfois apparaître sur l'écran par manque de comédiens à cause du budget inexistant des projets. Tournés en style " guerrilla " (sans argent ni permission), les films Permanence, Cold Wave Boy, La Caída et Who's the criminal ? sont projetés dans des squats et fêtes promus par le collectif (Les soirées "Niu Imaginarium") réussissant à être primés dans des concours alternatifs de court-métrages.

Vicente Ulive-Schnell reprend la trame narrative liée au Venezuela avec sa trilogie Caracas en couleurs. Le premier volet, Caracas rouge, nommé Les Poissons de Caracas (2024, Éditions Intervalles), fut publié en 2024. L'accueil du public et de la critique, très chaleureux, le pousse à continuer avec le deuxième volet, Caracas blanche : Coco Express, publié en 2026, qui reçoit aussi des très belles critiques.

Le troisième volet, Caracas noir, est en cours d'écriture.

Œuvre

Romans

(2010). Yo maté a Simón Bolívar, MaSa Éditions ,

(2015). Au pied De la Butte, LiEA éditions. . .

Articles d'opinion Vicente Ulive-Schnell fait partie des premiers "bloggeurs" vénézuéliens au début du siècle. Sa participation dans plusieurs magazines électroniques (Panfleto Negro, Analítica Digital...) et papier (El Nuevo Cojo Ilustrado'') lui permettent de trouver sa voix et de se former en tant qu'écrivain.

Notes et références

Liens externes

Blog actuel de l'auteur en Substack: Vicente Ulive Blog de l'auteur entre 2004–2009: Les cahiers bleus et marron (archives) Radio France: Histoires d'un ghetto parisien Chaîne YouTube

Catégorie:Écrivain de langue espagnole Catégorie:Écrivain vénézuélien Catégorie:Naissance en septembre 1976 Catégorie:Naissance à Caracas