Isidoro Máiquez (né le à Carthagène et mort le à Grenade) est un acteur espagnol à cheval entre le et le , considéré comme l'un des meilleurs de son époque. Homme des Lumières, il s'engage en faveur de la cause libérale et est représenté par Goya en 1807..
Biographie vignette|redresse|Isidoro Máiquez dans le rôle d'Othello. Lithographie de José Ribelles. Musée du Romantisme, Madrid..
Fils de comédiens, et bien que son père se soit opposé à ce qu'il perpétue la tradition familiale, il fait ses débuts très jeune dans des théâtres de différentes capitales espagnoles, telles que Carthagène, Malaga, Valence et Grenade. Il fait ses débuts au Théâtre du Prince de Madrid en 1791, au sein de la troupe de l'acteur Martínez, dans laquelle jouaient des actrices telles que María del Rosario Fernández dite « la Tirana », et Rita Luna (toutes deux également représentées par Goya). Il épouse Antonia Prado, elle aussi actrice.
Enfreignant les règles et en faisant fi de la « maniérisme, du sensationnalisme, de la fausseté et de la nonchalance » qui étouffaient l’art dramatique en Espagne à la fin du , Isidoro Máiquez transpose dans les genres théâtraux classiques l'essence populaire des entre-messes de Lope de Rueda, une audace qui lui permet de passer du statut de parfait inconnu à celui de premier acteur du . C'est ainsi qu'il remporte son premier succès avec El celoso confundido, jouée le au Teatro de los Caños del Peral.
En tant que dramaturge, il est l'auteur d'un (1818) dans lequel il propose certaines réformes importantes concernant la vie théâtrale madrilène.
En ce qui concerne la scénographie et les accessoires, à l'instar de François-Joseph Talma, il accorde une grande attention aux costumes et aux décors de ses représentations. En tant que maître sans égal, il protège la carrière théâtrale naissante du futur célèbre dramaturge Manuel Eduardo de Gorostiza. Ses disciples comprennent : Carlos Latorre, Antonio Guzmán, Andrés Prieto, Rafael Pérez et Joaquín Caprara.. Il est considéré par les historiens et critiques Narciso Díaz de Escovar et Francisco de Paula Lasso de la Vega comme le réformateur du théâtre espagnol.
Esprit libéral, exil et mort Lorsque la guerre d'indépendance éclate, Máiquez, qui avait pris part au soulèvement du , est exilé en France en tant que prisonnier d'État, mais Joseph Bonaparte annule cet ordre, lui permet de revenir en Espagne et lui accorde une pension de .
Au cours du « » (1814–1820), il parvient à échapper à la censure du gouvernement de Ferdinand VII jusqu'à ce que, après avoir refusé de mettre en scène une comédie de l'influent homme politique Javier de Burgos, imposée par le corrégidor José Manuel de Arjona y Cubas, il est exilé à Ciudad Real puis à Grenade, purgeant ainsi la peine que le corregidor lui avait infligée à Madrid pour outrage. C'est dans cette ville qu'il meurt fou le , peu après le triomphe de la révolution libérale.
Notes et références
Annexes Bibliographie . . . . . .
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