Agop Kerkiacharian (également orthographié Agop Kerkyacharian), né le à Beyrouth, est un chirurgien orthopédiste, professeur de médecine et responsable associatif d'origine arménienne. Il préside en 1974 le premier Congrès médical arménien mondial, puis fonde en 1986 l'Académie internationale des sciences Ararat. Selon la Fédération des associations des anciens de l'Université Saint-Joseph de Beyrouth, il exerce depuis 1993 des fonctions de conseiller auprès de l'UNESCO à Paris.

vignette|Agop Kerkiacharian présidant le XVIIIe Congrès scientifique mondial consacré à la paix, à Paris, le 18 septembre 2026.

Biographie

Origines et formation

Agop Kerkiacharian naît à Beyrouth de parents rescapés du génocide arménien. Son père, Kévork Kerkiacharian, est chirurgien-dentiste diplômé de la faculté d'Istanbul, tandis que sa mère, Marie Mermarian, a étudié au Collège américain d'Adana.

Il obtient en 1953 un doctorat d'État français en médecine à la faculté de médecine de l'Université Saint-Joseph de Beyrouth. En 1964, il est nommé Overseas Fellow de la British Orthopaedic Association. Installé à Paris, il devient en 1969 professeur agrégé des centres hospitaliers et universitaires de France.

Carrière médicale

Au début des années 1960, Kerkiacharian publie plusieurs travaux de chirurgie orthopédique, notamment sur le syndrome de Volkmann et sur l'arthrodèse de la hanche.

Il exerce ensuite comme médecin du travail à Paris. En 2009, la revue spécialisée AGIR Magazine l'interroge sur la prévention et la prise en charge des tendinites du membre supérieur dans le cadre professionnel. Il poursuit une activité d'expertise médicale dans le domaine des accidents du travail.

Engagements scientifiques et associatifs

En 1974, il préside à Beyrouth le premier Congrès médical arménien mondial, organisé par l'Association des médecins arméniens libanais, et participe à la fondation de l'Association médicale arménienne mondiale.

En 1986, il fonde à Paris l'Académie internationale des sciences Ararat, organisation pluridisciplinaire tournée vers les sciences, les arts, les échanges culturels et la promotion de la paix.

D'après la Fédération des associations des anciens de l'Université Saint-Joseph de Beyrouth, il exerce depuis 1993 des fonctions de conseiller auprès de l'UNESCO à Paris. Dans le cadre de ses activités, il élabore une « Charte des droits ethniques dans le monde », présentée à Budapest en 1999 lors de la Conférence mondiale sur la science, organisée sous l'égide de l'UNESCO.

Il constitue également une bibliothèque scientifique portant son nom qui rassemble, selon l'Université Saint-Joseph, plus de 25 000 ouvrages.

En 2003, lors du congrès constitutif de l'Organisation mondiale arménienne à Moscou, il est élu au comité central comme l'un des deux délégués de France.

En septembre 2016, il préside le septième Congrès scientifique mondial de l'Académie Ararat, organisé au Palais des Nations à Genève.

En septembre 2018, Kerkiacharian participe à l'ouverture d'un colloque consacré à la francophonie, à la France, à l'Arménie et à la protection des minorités, organisé au siège de l'Académie des sciences d'outre-mer avec la Renaissance française et l'Académie Ararat.

En mars 2023, le recteur de l'Université Saint-Joseph de Beyrouth, Salim Daccache, lui remet la médaille de l'université pour son engagement envers son ancienne université.

En septembre 2026, il préside à Paris le XVIIIe Congrès scientifique mondial consacré à la paix et en prononce le discours d'ouverture.

Notes et références

Catégorie:Chirurgien orthopédiste Catégorie:Personnalité de la diaspora arménienne Catégorie:Étudiant de l'université Saint-Joseph de Beyrouth Catégorie:Naissance en avril 1928 Catégorie:Naissance à Beyrouth