Enio Gnudi ou Ennio Gnudi (né à San Giorgio di Piano le et mort à Rome le ) est un homme politique , syndicaliste et antifasciste italien. Biographie Enio Gnudi est né à San Giorgio di Piano le . Sa famille s'installe à Bologne en 1896. Il y travaille comme cheminot. En 1919 , il rejont le comité central du syndicat des cheminots italiens. Représentant de la classe ouvrière bolognaise, il milite dans le courant maximaliste du Parti socialiste , et en octobre 1920 il rejoint la faction communiste. Le 21 novembre de la même année , lors de la première réunion du nouveau conseil après les élections du il est élu maire de Bologne. Comme son prédécesseur Francesco Zanardi , le premier maire socialiste de Bologne, il annonce que l'une des premières mesures sera de garantir le juste prix du pain. Cependant, pas même une heure après le début de la réunion, le raid armé d'une équipe de fascistes provoque les affrontements tragiques connus sous le nom de Massacre du palais d'Accursio , à la suite desquels le préfet nomme un commissaire extraordinaire, dissolvant le Conseil municipal. Le , Enio Gnudi participe au congrès de Livourne qui sanctionne la constitution du Parti communiste italien. Au bout de quelques mois il est élu à la Chambre mais le résultat n'est pas validé car Gnudi n'a pas l'âge minimum requis pour le poste de député. En mars 1922, lors du deuxième congrès du Parti communiste, il est élu au Comité central, reconfirmé après le troisième (Lyon , 1926 ) et le quatrième congrès (Cologne, 1931 ). Il participe en tant que délégué aux cinquième et sixième congrès de l' Internationale communiste , tenus à Moscou en 1924 et 1928 . Au début des années 1920 , il est arrêté à plusieurs reprises et en 1926 il s'exile en France. L'année suivante, sous le nom d'« Oreste », il devient secrétaire de la commission exécutive des groupes communistes en France, qui comprend Giuseppe Di Vittorio , , et . Après une nouvelle arrestation, il est expulsé de France le . De retour brièvement en Italie, il échappe au printemps 1928 à un nouveau mandat d'arrêt en se réfugiant d'abord en Suisse puis, à nouveau en France. À partir de 1929 , il suit l'organisation du mouvement syndical communiste qui le conduit au Mexique , aux États-Unis , en Argentine et en Union soviétique , avant de revenir en France. Toujours recherché, il est signalé en 1935 à Bruxelles , puis à Zurich , New York et Toronto. En 1945 , il revient à Bologne où au mois de mars, il est élu secrétaire général du syndicat des cheminots. Après le fascisme, le , il est élu conseiller lors des premières élections administratives.

Enio Gnudi meurt subitement à Rome le à l'âge de 56 ans. Enio Gnudi est enterré au Cimetière monumental de la chartreuse de Bologne.

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