La bataille d'Aintab fut un affrontement militaire opposant une force croisée commandée par le roi contre les troupes d'Alep de Nur ad-Din, qui se déroula en . En voulant évacuer les chrétiens latins du comté d'Édesse, le roi dut repousser les attaques des Turcs. Ce fut pour les croisés,à la fois une victoire tactique et une défaite stratégique.

Contexte Zengi, le père de Nur ad-Din, s'était emparé d'Édesse en 1144. Privées de leur capitale, les terres occidentales du comté d'Édesse survécurent tant bien que mal pendant encore six années, subissant une pression croissante de la part des États musulmans environnants. En 1150, l'empereur byzantin manifesta son intérêt pour l'acquisition de ce qu'il restait du comté. En tant que suzerain, était tenu de défendre ces territoires en cas d'attaque. Conscient qu'il était peu probable que les croisés puissent conserver ces terres bien longtemps, accepta de les céder aux Byzantins.

rencontra les représentants de à Turbessel pour négocier le transfert des territoires. Les Francs ou les Arméniens désireux de rester sous domination latine furent autorisés à rejoindre la principauté d'Antioche en compagnie du roi, en emportant leurs biens. La petite armée de se composait de montés et d'un nombre indéterminé de fantassins.

Bataille Les troupes de Nur ad-Din fondirent sur la colonne latine en repli entre et Aintab. En déployant ses soldats en ordre de bataille, parvint à mettre les non-combattants à l'abri dans la ville d'Aintab, où la force latine passa la nuit.

Le lendemain, les Francs organisèrent leurs troupes pour protéger les réfugiés et le convoi de bagages. commandait l'avant-garde, tandis que des chevaliers d'Antioche assuraient la protection des flancs droit et gauche. et dirigeaient une solide arrière-garde. Le chroniqueur Guillaume de Tyr ne mentionne pas la position des fantassins au sein de la formation.

Les Turcs de Nur ad-Din attaquèrent selon la tactique traditionnelle, encerclant la colonne et l'accablant d'une telle pluie de flèches que les convois de bagages finirent par ressembler à des porcs-épics. Tout au long de la journée, les Turcs tentèrent de rompre la formation des croisés ou de briser leur moral. Cependant, les Francs poursuivirent leur progression avec une discipline de marche rigoureuse, lançant des charges partielles lorsque l'ennemi se faisait trop pressant. Découragé par l'absence de succès et manquant de vivres, Nur ad-Din se retira au coucher du soleil. La colonne des croisés parvint à conduire les réfugiés en territoire d'Antioche sans autre incident.

Conséquences avait vu juste. En l'espace d'un an, les territoires restants de l'ancien comté d'Édesse tombèrent aux mains des Turcs. L'escarmouche avait constitué un succès tactique, car les croisés avaient échappé à de lourdes pertes et protégé avec succès les civils favorables aux Latins. Toutefois, la perte définitive du comté d'Édesse représentait une défaite stratégique.

Bibliographie .

Références

Catégorie:Bataille du XIIe siècle Catégorie:1150 Catégorie:Période intermédiaire post 2e croisade