Le siège de Damiette fut un siège militaire opposant l'armée croisée-byzantine contre la ville de Damiette. Il débuta le et est considéré comme l'une des plus grandes batailles des invasions croisées en Égypte.

Contexte À l'issue d'une série de campagnes en Égypte, le général kurde Shirkuh mourut en . La charge de vizir du califat fatimide ainsi que le commandement des forces syriennes présentes en Égypte passèrent alors à son neveu Saladin. À la même époque, une alliance fut conclue entre les croisés du royaume de Jérusalem et l'Empire byzantin en vue de se partager l'Égypte. L'empereur byzantin proposa de tirer parti de la situation alors que Saladin était occupé à réprimer une révolte de troupes soudanaises au Caire, le .. Saisissant cette occasion, les croisés et les Byzantins lancèrent rapidement leur campagne.

Bataille Le roi arriva à Damiette le , la flotte byzantine étant arrivée peu de temps auparavant. Les croisés ne lancèrent pas d'attaque d'envergure immédiatement après leur arrivée devant la ville. Ce délai permit à Saladin et à Nur ad-Din d'envoyer des renforts et des vivres à Damiette. La ville contrôlait la navigation fluviale grâce à une puissante tour défensive érigée au milieu du Nil. Cette tour était reliée à la ville par une lourde chaîne qui empêchait le passage des navires ennemis.

L'alliance croisée-byzantine entama un siège conventionnel en employant de puissantes machines de siège. La plus importante d'entre elles était une grande tour de siège franque de sept étages, accompagnée de catapultes et de mangonneaux. À mesure que le siège se prolongeait, la flotte byzantine se retrouva à court de vivres vers la fin du mois d'octobre. Puis les relations entre les alliés se tendirent, car les Francs refusèrent de partager leurs provisions avec les Byzantins, ce qui donna lieu à de graves différends.

Pendant ce temps, les défenseurs musulmans parvinrent à incendier plusieurs engins de siège des croisés. À l'approche de l'hiver et alors que les défenseurs gagnaient en puissance, les forces croisées et byzantines furent contraintes de lever le siège et de battre en retraite au bout d'une cinquantaine de jours.

Conséquences Le siège fut levé entre le 4 et le . Les croisés se retirèrent et regagnèrent Ascalon, marquant l'échec total de l'expédition conjointe des croisés et des Byzantins.

Cette victoire confirma la mainmise de Saladin sur l'Égypte. Le pays passa entièrement sous son autorité et, fort de ce succès, il ne rencontra plus de résistance interne sérieuse au Caire.

La défaite eut également des conséquences majeures pour les croisés. Leurs forces étaient considérablement affaiblies et ils ne tentèrent plus d'envahir l'Égypte au cours des cinquante années suivantes.. Dès lors, l'initiative militaire passa nettement aux forces musulmanes, plaçant Saladin en position de force pour étendre son influence et tirer parti de sa victoire.

Bibliographie . . . . .

Références

Catégorie:Bataille du XIIe siècle Catégorie:1169 Catégorie:Période intermédiaire post 2e croisade