Paula Simons, née le à Edmonton en Alberta, est une femme politique et journaliste canadienne. Elle est une sénatrice fédérale pour l'Alberta depuis 2018.
Simons est nommé au Sénat du Canada sur la recommandation du premier ministre Justin Trudeau et siège comme membre du caucus du Groupe des sénateurs indépendants (GSI). Elle est surtout connue pour son travail au Edmonton Journal et comme productrice pour CBC Radio.
Biographie Enfance et éducation Née le à Edmonton en Alberta, Paula Simons y grandit, l'un des deux enfants nés de Norman Wolfe Simons et Oli Dyck. Son père, avocat, est d'origine juive; il grandit à Round Hill, où ses parents se sont installés après avoir immigré de Russie. Elle obtient un baccalauréat en littérature anglaise et une mineure en littérature française et comparée de l'Université de l'Alberta en 1986. Par la suite, elle fait une maîtrise en journalisme à l'université de Stanford avant de passer du temps comme boursière au Poynter Institute for Media Studies.
Elle est mariée à un homme décrit comme le fils aîné d'« une mère célibataire courageuse et pleine de ressources » et « le meilleur type de féministe » dans une chronique célébrant leur de mariage. Ensemble, le couple ont des enfants, dont une fille qui vit à Vancouver.
Carrière en journalisme Simons retourne au Canada durant l'hiver 1988 et obtient un poste de réviseure à temps partiel les fins de semaine à l'Alberta Report, puis de productrice pour CBC Radio à Toronto et Edmonton de 1989 à 1995.
Edmonton Journal Depuis 1995, Simons est surtout connue pour son travail de journaliste au Edmonton Journal, où elle est chroniqueuse politique et journaliste d'investigation. Elle devient chroniqueuse sur les affaires municipales en 2001.
Au cours de ses 23 années au Journal, Simons remporte deux prix nationaux de journalisme pour ses enquêtes et son analyse du système de protection des enfants en difficulté en Alberta. Son travail d'enquête sur le bien-être des enfants autochtones et la dissimulation par le gouvernement des décès d'enfants placés en famille d'accueil lui a également valu la reconnaissance du Comité canadien de l'UNESCO pour la liberté de la presse mondiale et de Journalistes pour les droits de l'homme . Simons faisait partie de deux équipes de « nouvelles de dernière minute » au Edmonton Journal qui ont remporté des prix nationaux de la presse écrite pour leur couverture de l’incendie de Fort McMurray en 2016 et pour leurs articles sur les meurtres de quatre agents de la GRC en 2005 au pont de Rochfort en Alberta. Elle a reçu six autres mentions honorifiques du National Newspaper Award pour ses chroniques et éditoriaux sur la politique albertaine. Elle a également reçu une reconnaissance du Centre albertain de recherche sur les libertés civiles pour son travail de défense de droits des personnes LGBTQ+, de l'Association du Barreau canadien pour ses écrits sur les affaires juridiques, de l'Association canadienne pour la santé mentale pour ses chroniques sur les soins de santé mentale et du Conseil historique d'Edmonton pour son travail d'historienne populaire et de défenseure de la préservation du patrimoine.
Élections générales de l'Alberta de 2015 Simons révèle dans les derniers jours précédant les élections générales albertaines de 2015 que le comité de rédaction de l'Edmonton Journal a subi des pressions de la part de la société mère du journal, Post Media, et notamment de son PDG Paul Godfrey, pour soutenir le Parti progressiste-conservateur de l'Alberta au pouvoir et son chef Jim Prentice. Bien que leur couverture de l'Alberta ait été jugée « assez équitable pendant l'élection », Post Media est fortement critiquée par Simons et plusieurs de ses collègues journalistes (et une partie du public) pour avoir présenté le Journal comme une source locale neutre et sans parti pris partisan alors qu'en réalité, ils subissaient des pressions pour soutenir un candidat en particulier.
Traditionnellement, les journaux sont censés révéler leur parti pris par le biais d'une prise de position, comme l'a fait le Journal lors des élections albertaines de 2019 lorsqu'ils ont soutenu ouvertement le chef du parti conservateur uni (PCU): Jason Kenney.
Carrière politique Simons est nommé au Sénat du Canada le par la gouverneure générale Julie Payette sur la recommandation du premier ministre Justin Trudeau.
Simons avait précédemment le processus de nomination des sénateurs. Dans une chronique écrite en 2013, alors que le gouvernement de Stephen Harper est encore au pouvoir, Simons écrit à propos des nominations et des privilèges au Sénat : « De nos jours, le Sénat échoue sur presque tous les fronts. Au lieu d'être nommés au mérite, les sénateurs obtiennent trop souvent le poste parce qu'ils sont des copains politiques ou des fidèles du parti, des collecteurs de fonds qui se sont surtout distingués comme des partisans acharnés ou des hommes de l'ombre, et non comme des penseurs profonds. ».
Notes et références
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