Le quartier Lapujade / Bonnefoy / Périole / Marengo / La Colonne est un des vingt quartiers de Toulouse.
Géographie Localisation Le quartier Lapujade / Bonnefoy / Périole / Marengo / La Colonne est délimité : à l'ouest, par le canal du Midi, qui le sépare du quartier Les Chalets / Bayard / Belfort / Saint-Aubin / Dupuy, puis par le chemin du Raisin, la rue Pierre-Cazeneuve et la rue Marie-Claire-de-Catellan, qui le séparent du quartier Minimes / Barrière de Paris / Ponts-Jumeaux / La Vache / Raisin / Fondeyre ; au nord, par les voies ferrées de la ligne de Bordeaux à Toulouse, puis de Toulouse à Brive-la-Gaillarde, qui le séparent du quartier Trois Cocus / Borderouge / Croix-Daurade / Paleficat / Grand Selve ; à l'est, par la rue Sainte-Augustine, l'avenue du Président-Gaston-Doumergue, la route d'Agde, l'avenue Yves-Brunaud, l'avenue Léon-Blum, la rue Léon-Jouhaux, la rue Johannes-Kepler, l'avenue de la Colonne, l'impasse de Salonique, l'avenue Jacques-Chirac, le mur du cimetière de Salonique et le chemin de Caillibiens, qui le séparent du quartier Jolimont / Soupetard / Roseraie / Gloire / Gramont / Amouroux ; et au sud, par l'avenue de la Gloire, qui le sépare du quartier Bonhoure / Guilheméry / Château de l'Hers / Limayrac / Côte Pavée.
Composition Le quartier Lapujade / Bonnefoy / Périole / Marengo / La Colonne regroupe plusieurs quartiers historiques :
Marengo-La Colonne
Le quartier historique de Marengo se développe, dans la deuxième moitié du , au bas du coteau de la colline du CalvinetSalies 1989, vol. 2, p. 141., autour de la place Marengo (emplacement de l'actuelle place de l'Ordre-National-du-Mérite), et de la rue du même nom, aménagées dans la première moitié du Salies 1989, vol. 2, p. 142. autour de l'école nationale vétérinaire, construite entre 1832 et 1834Salies 1989, vol. 1, p. 412.. À la suite de la construction de la ligne ferroviaire de Bordeaux à Toulouse, puis de Toulouse à Sète, le nouveau faubourg se développe au sud, autour de la rue du Dix-Avril, de l'avenue de la Colonne.
Lapujade-Bonnefoy
Périole
Quartiers IRIS Selon l'Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE), le territoire du quartier Lapujade / Bonnefoy / Périole / Marengo / La Colonne est divisé en « micro-quartiers » ou îlots regroupés pour l'information statistique (IRIS), réunis au sein de grands quartiers. Les limites des micro-quartiers et des grands quartiers ne correspondent cependant qu'imparfaitement aux limites du quartier Lapujade / Bonnefoy / Périole / Marengo / La Colonne.
Le grand quartier « Bonnefoy » inclut les micro-quartiers Périole et Raynal. Il est délimité par le canal du Midi, le chemin du Raisin, la rue Pierre-Cazeneuve, la rue Marie-Claire-de-Catellan, les voies ferrées de la ligne de Bordeaux à Toulouse, puis de Toulouse à Brive-la-Gaillarde, la rue du Faubourg-Bonnefoy, l'avenue de Lavaur, la rue de Périole, le boulevard de Marengo et le pont Pierre-Paul-Riquet.
Le grand quartier « Marengo » inclut les micro-quartiers 10-Avril, Arago, Caravelle, La Gloire, Observatoire et Périole. Il est délimité par le canal du Midi, le pont Pierre-Paul-Riquet, le boulevard de Marengo, la rue de Périole, l'avenue Yves-Brunaud, l'avenue Jacques-Chirac, l'impasse de Soupetard et l'avenue de la Gloire.
Le grand quartier « Roseraie » inclut le micro-quartier Réservoir, qui est délimité par l'avenue de Lavaur, la route d'Agde, l'avenue du Président-Gaston-Doumergue, la rue Sainte-Augustine, le chemin Amouroux et la rue du Faubourg-Bonnefoy.
Géologie et relief
Urbanisme Occupation des sols
Morphologie urbaine La morphologie urbaine du quartier Lapujade / Bonnefoy / Périole / Marengo / La Colonne résulte de son urbanisation progressive. À la fin du , il se trouve hors des remparts de la ville de Toulouse et appartient au gardiage, conservant un caractère rural marqué. Plusieurs chemins importants traversent la campagne toulousaine, d'ouest en est, particulièrement le chemin de Castelmaurou (actuels rue du Maroc et chemin de Lapujade), le grand-chemin d'Albi (actuelles avenue Olivier-Guichard et rue du Faubourg-Bonnefoy), le chemin de Lavaur (actuelle rue de Périole), le grand-chemin de la Juncasse (actuelles avenue de la Colonne et avenue Henri-Guillaumet) et le chemin de la Colombette (actuelle avenue de la Gloire). Plusieurs maisons de plaisance ou châteaux sont élevés au , comme le château de Lapujade (actuel chemin de Lapujade), construit en 1740 pour le chirurgien Jean-Marie LapujadeSalies 1989, vol. 2, ..
Logement
Voies de communication et transports
Toponymie Bonnefoy Le nom du faubourg Bonnefoy est lié au souvenir de Joseph Bonnefoy (1783-1854). Né à Castelmaurou, il s'installa à Toulouse vers 1814. Charpentier de profession, il acquit plusieurs terrains agricoles autour de la route d'Albi (actuelle rue du Faubourg-Bonnefoy) : entre le faubourg Matabiau (autour de l'actuelle place Jeanne-d'Arc) et le village de Croix-Daurade (autour de l'actuelle place Saint-Caprais), les constructions étaient rares et le paysage encore rural. C'est Joseph Bonnefoy qui construisit de nombreuses maisons – les premières du quartier – à l'origine du développement du faubourg qui prit naturellement son nomSalies 1989, vol. 1, ..
La Colonne vignette|La « Colonne » au cœur du parc Félix-Lavit. La « Colonne » est le nom sous lequel est populairement désigné l'obélisque élevé en 1839 sur les hauteurs de Jolimont, d'après les plans de l'architecte de la ville Urbain Vitry, pour rendre hommage aux morts de la bataille de Toulouse, livrée le par les troupes napoléoniennes du maréchal Nicolas Soult et les forces anglo-portugaises du général Arthur Wellesley de Wellington. C'est en 1865, à la suite d'une proposition de l'historien et généalogiste toulousain Alphonse Brémond que le nom de la Colonne fut donnée à une partie du grand-chemin de la Juncasse (actuelle avenue de la Colonne) Salies 1989, vol. 1, ..
Lapujade L'origine du nom Lapujade n'est pas complètement claire. Pour Pierre Salies, qui reprend les travaux de Guillaume Lafforgue, il lui vient d'un domaine agricole, connu comme lo Miralh ou lo Miralhon – francisé en Mirailhou ou Miraillou –, qui avait appartenu à la fin du à Jean-Étienne Duranti (1534-1589) et acheté en 1740 par le chirurgien Jean-Marie Lapujade, qui aurait fait construire un château (actuel chemin de Lapujade). Le nom se serait ensuite étendu à une partie de l'ancien chemin de Castelmaurou (actuels rue du Maroc, chemin de Lapujade et route d'Albi).
Il a également existé, entre le et 1860, un petit-chemin de Lapujade (actuel chemin de Jaffary)Salies 1989, vol. 2, . et, entre le et 1947, une rue de Lapujade (actuelle rue du Maroc)Salies 1989, vol. 2, .. Le qualificatif de Lapujade fut également associé au nom de plusieurs autres voies du quartier, telle que la rue Montplaisir-Lapujade (actuelle rue d'Oradour-sur-Glane, entre 1933 et 1947)Salies 1989, vol. 2, ., l'impasse et la rue Saint-Bernard-Lapujade (actuelles impasse Paul-Féval, entre 1930 et 1934, et rue des Flandres, entre 1880 et 1947)Salies 1989, vol. 2, ..
Marengo vignette|Bataille de Marengo, 14 juin 1800, par Louis-François Lejeune (1801, château de Versailles). Le quartier porte le souvenir de la bataille de Marengo, victoire remportée en 1800 par Napoléon Bonaparte sur les forces du Saint-Empire germanique près du village de Marengo, dans le PiémontSalies 1989, vol. 2, .. Il existait, à l'origine, une place et une rue Marengo : elles ont disparu lors de l'aménagement du boulevard de Marengo dans les années 1960. On trouvait également, entre 1870 et 1874, les allées Marengo (actuelle avenue Georges-Pompidou)Salies 1989, vol. 2, ., entre 1860 et 1936, le chemin Marengo (actuelle avenue Camille-Flammarion)Salies 1989, vol. 1, ., l'impasse Marengo (emplacement de l'actuel boulevard de Marengo)Salies 1989, vol. 2, ., entre 1876 et 1947, la petite-rue Marengo (actuelle rue Félix-Lavit)Salies 1989, vol. 2, . et, entre 1863 et 1878, la rue Traversière-Marengo (actuelle rue Urbain-Le Verrier)Salies 1989, vol. 2, ..
Le choix du nom de Marengo n'est cependant pas tout à fait clair. On peut cependant remarquer que plusieurs rues du quartier, tracées dans la deuxième moitié du , portent des noms se rapportant aux combats livrés par les troupes napoléoniennes, non pas à Marengo, mais à Toulouse, le 10 avril 1814.
Périole L'origine du nom de Périole est obscure. La trace la plus ancienne date de la première moitié du : le toponyme latin apud Peyriolas désigne un lieu-dit de Balma, dans la plaine de l'Hers, près du chemin de Montrabé (actuelle route d'Agde, près du rue de la Tuilerie à Balma). Il semble que ce soit au que le nom s'étendit au terroir et au pont voisin qui franchissait l'Hers. De là, le nom de Peiriolle, Peyriolle ou Périole fut donné à plusieurs chemins qui, du côté de Toulouse, aboutissaient au pontSalies 1989, vol. 2, . : ainsi, le chemin de Nicol fut aussi désigné comme le chemin de Périole jusqu'en 1936Salies 1989, vol. 2, .. C'est en 1879 que le nom de Périole fut appliqué à une partie du chemin de Montrabé, qui allait de la porte Matabiau (emplacement de l'actuelle place Jeanne-d'Arc) au village de Montrabé Salies 1989, vol. 2, ..
Histoire Première moitié du Le quartier historique de Marengo se développe, dans la deuxième moitié du , sur le coteau de la colline du Calvinet. Il s'organise autour de la place Marengo (emplacement de l'actuelle place de l'Ordre-National-du-Mérite), aménagée vers 1850 et de l'allée du même nom (actuelle avenue Georges-Pompidou), tracée en 1870Salies 1989, vol. 2, p. 293.. L'espace est dominé par l'école nationale vétérinaire, construite entre 1832 et 1834, et relié à la ville par le pont Pierre-Paul-Riquet, qui rejoint les allées Lafayette (actuelles allées Jean-Jaurès) et la place Lafayette (actuelle place du Président-Thomas-Woodrow-Wilson).
C'est à la même époque que le conseil municipal, dirigé par Joseph Viguerie, prend la décision d'établir un cimetière hors de la ville, au-delà du canal du Midi, sur le coteau des Redoutes. Entre 1832 et 1846, la mairie fait l'acquisition auprès de plusieurs terrains, à flanc de coteau, pour une superficie totale de 10 hectares. Si les premières inhumations commencent au moins dès 1834, il faut attendre 1838 pour que commencent les premiers travaux d'envergure. À cette date, le mur de clôture est édifiéGaspard 1989, .. Finalement, le , le maire, Armand Perpessac, décrète que tous les cimetières catholiques de la rive droite doivent être fermés et les tombes transférées au nouveau cimetière du quartier de Terre-Cabade. Quelques semaines plus tard, le , le portail néo-égyptien monumental est inauguréGaspard 1989, ..
Deuxième moitié du La construction de la ligne ferroviaire de Bordeaux à Toulouse, puis de Toulouse à Sète, accélère le développement du quartier. En 1858, le percement de la rue du Dix-Avril donne le départ à l'urbanisation du quartier compris entre l'allée Marengo, l'avenue de l'Observatoire (actuelle avenue Camille-Flammarion) et le chemin de la Juncasse (actuelle avenue de la Colonne). En une trentaine d'années, de nouvelles rues sont aménagées, bordées principalement de toulousaines, ou de maisons plus bourgeoises.
Politique et administration Mairie de quartier Il n'existe pas, sur le territoire du quartier Lapujade / Bonnefoy / Périole / Marengo / La Colonne de maison Toulouse Services (MTS), les habitants devant se reporter à la MTS Capitole (actuel place du Capitole), la MTS Minimes (actuel place du Marché-aux-Cochons) ou la MTS Roseraie (actuel avenue du Parc).
Il existe en revanche une mairie de quartier, la mairie de quartier Bonnefoy (actuel rue du Faubourg-Bonnefoy)« Mairie de quartier Bonnefoy », sur le site de . Elle est ouverte en 1977 comme mairie annexe, permettant de décentraliser l'accès aux services municipauxSalies 1989, vol. 2, p. 126..
Liste des maires de quartiers