Rose Étienne ( - ) est une syndicaliste française et fonctionnaire du ministère de la Défense. Elle occupe différents postes à responsabilités dans le milieu syndical et fait partie des premières syndicalistes à militer pour l'intégration des travailleuses dans le mouvement ouvrier.

Biographie Rose Étienne naît à Versailles le . Elle commence sa carrière en tant que commis du ministère de la Guerre, puis devient fonctionnaire au ministère de la Défense.

Pour son activité syndicale elle reçoit le grade de chevalier de la Légion d'honneur. Elle se marie et a deux enfants.

Elle prend sa retraite en 1963 et meurt d'une crise cardiaque le à Paris.

Syndicalisme CGT Rose Étienne se syndique à la Confédération générale du travail (CGT) en 1921. En 1926, elle fonde et dirige le syndicat national des personnels des services extérieurs Air-Guerre-Pensions.

En 1936, elle devient membre du Bureau de la Fédération générale des Fonctionnaires de la CGT. En 1939, elle est nommée secrétaire générale adjointe de l'organisme et dirige également la Fédération CGT Air/Guerre/Marine qui représente le personnel de la Défense.

En 1947, elle s'oppose à l'affiliation des fédérations qu'elle dirige à la Section française de l'Internationale ouvrière, par souci d'indépendance syndicale. Elle quitte alors la CGT et rejoint Force ouvrière (FO) à sa création.

Force ouvrière En 1948, Rose Étienne devient la première secrétaire générale de la Fédération FO des fonctionnaires de la Défense.

Elle entre, la même année, au Bureau confédéral de la CGT-FO, où elle devient responsable du Centre confédéral d’éducation ouvrière. À son arrivée, c'est la seule femme du Bureau. En 1950, elle prend également en charge les questions des sports, des loisirs et des vacances. Jusqu'aux années 1960, les activités touristiques de FO sont très régulièrement organisées en coopération avec la Fédération Léo Lagrange et d'autres organismes et collectivités affiliées au Parti Socialiste.

À partir de 1956, elle devient membre du Conseil supérieur des Habitation à loyer modéré et contribue à la construction de pavillons à Villemomble.

De 1959 à 1962, elle siège au Conseil économique et social.

Confédération internationale En 1952, Rose Étienne représente la Confédération internationale des syndicats libres (CISL) à la Commission de la condition de la femme organisée par les Nations unies.

Elle participe activement au Comité des femmes de la CISL, et remplace la présidente Wilhelmine Moik à deux reprises lors de réunions à Bruxelles.

Toujours aux côtés de la CISL, elle est membre du Conseil consultatif de l’Institut international des films du travail, et membre de la Fédération internationale des associations des maisons du peuple.

Rose Étienne est citée comme une pionnière de l'intégration des droits des femmes au sein du syndicalisme international, aux côtés de Marcelle Dehareng, Madeleine Colin, Simone Troisgros, Antoinette Gilles, Madeleine Vignard et Marcelle Delabit.

Publications

Notes et références

Catégorie:Naissance en août 1897 Catégorie:Naissance à Versailles Catégorie:Syndicaliste française du XXe siècle Catégorie:Syndicaliste de la CGT Catégorie:Syndicaliste de Force ouvrière Catégorie:Fonctionnaire français Catégorie:Militante française pour les droits des femmes Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur Catégorie:Syndicalisme féminin Catégorie:Femme syndicaliste belge du XXe siècle Catégorie:Décès en août 1974 Catégorie:Décès à 77 ans Catégorie:Décès à Paris Catégorie:Mort d'une crise cardiaque