La d'infanterie coloniale () est une grande unité des troupes coloniales de l'Armée française. Elle a participé à la Première et à la Seconde Guerre mondiale.
Création et différentes dénominations
: création de la de la marine ou d'infanterie de marine
: renommée division d'infanterie coloniale : dissolution, devient d'infanterie : recréée à partir de la d'infanterie comme division d'infanterie coloniale sénégalaise, puis division d'infanterie coloniale : renommée division légère d'infanterie coloniale () : dissolution : nouvelle formation de la division d'infanterie coloniale : renommée d'infanterie coloniale : nouvelle formation de la division d'infanterie coloniale : dissolution
Les chefs de la d'infanterie coloniale vignette|Remise de décorations par le général Mazillier, commandant la division, à Boulogne-la-Grasse, le . : général Coronnat - : général Dubois .. : général Privat : général Houdaille : général Bertrand - : général de Ferron . : général Bunoust : général Perreaux : général Leblois : général Mazillier : général Sadorge : général Joseph Aymerich - : général Mordrelle - : général Têtart - : général Savy (dissolution) - ? : général Noguès - : général Sylvain Murat 1939 : général Paul : général Dubuisson - : général Maignan (dissolution) juin - : général Richard (dissolution) juillet - : général Ingold
Historique des garnisons, combats et batailles
Avant 1914 La de la marine est créée par décisions ministérielles du et du . Elle regroupe deux brigades de deux régiments :
de la marine d'infanterie de marine, d'infanterie de marine. de la marine d'infanterie de marine, d'infanterie de marine.
Elle est renommée d'infanterie coloniale le .
La Première Guerre mondiale Composition à Brigade d'Infanterie Coloniale, Colonel Boudonnet à Toulon Régiment d'Infanterie Coloniale Toulon Régiment d'Infanterie Coloniale Toulon Brigade d'Infanterie Coloniale général Caudrelier à Marseille Régiment d'Infanterie Coloniale Marseille Régiment d'Infanterie Coloniale Perpignan et à Sète
à Régiment d'Infanterie Coloniale Régiment d'Infanterie Coloniale Régiment d'Infanterie Coloniale dissous en Régiment d'Infanterie Coloniale,
Août à Régiment d'Infanterie Coloniale Régiment d'Infanterie Coloniale Régiment d'Infanterie Coloniale Régiment d'Infanterie Territoriale Régiment d'Artillerie Coloniale
de tirailleurs sénégalais du au
1914 9 - : Transport par V.F. (voie ferrée) dans la région de Revigny et concentration dans celle de Vaubecourt. 13 - : Mouvement offensif en direction de Neufchâteau (Belgique), puis par Jubécourt, Montfaucon, Stenay et Chauvency-le-Château. 22 - : Engagée dans la bataille des Frontières Combats de Rossignol et vers Termes, Frénois, Jamoigne, Valansart, Izel et Pin. - : Repli sur la Meuse, vers la forêt de Jaulnay , combat vers le Mont Saint-Walfroy. , défense de la Meuse : Combat vers la forêt de Jaulnay (bataille de la Meuse) , continuation du repli vers La Croix-aux-Bois. , mouvement offensif vers Châtillon-sur-Bar , combats vers Les Petites-Armoises et Brieulles-sur-Bar. À partir du septembre, repli, par Cernay-en-Dormois et Saint-Remy-sur-Bussy, jusque dans la région de Saint-Remy-en-Bouzemont. 6 - : Engagée dans la de la Marne. Du 6 au 11, bataille de Vitry : combats vers Matignicourt-Goncourt. À partir du 11, poursuite, par Reims-la-Brûlée et Vanault-les-Dames, jusque vers Massiges. - : Combats dans cette région, puis stabilisation du front et occupation d'un secteur vers Ville-sur-Tourbe et la ferme Beauséjour (guerre des mines) , violente attaque allemande et contre-attaques françaises vers la ferme Beauséjour.
1915 - : Engagée dans la de Champagne , attaque française et prise du calvaire de Beauséjour, contre-attaques ennemies. , attaque française, au nord de Massiges, sur la Verrue, et légère réduction du front, à gauche, jusqu'à l'est de la ferme Beauséjour. , attaques allemandes. 23 - , attaques françaises, et prise du fortin de Beauséjour. Puis organisation et occupation du terrain conquis 8 et , attaque allemande vers le fortin de Beauséjour ; contre-attaques françaises. - : Retrait du front et repos vers Saint-Étienne-au-Temple. À partir du , transport par V.F. dans la région de Ferrières ; repos. , transport par camions dans la région de Pommera ; repos et instruction. , mouvement vers Halloy-lès-Pernois ; travaux et instruction. À partir du , transport par V.F., de la région d'Amiens, dans celle de Vertus ; repos et instruction. À partir du , transport par V.F. vers Somme-Vesle, puis mouvement vers Valmy. - : Mouvement vers le front et occupation d'un secteur vers Ville-sur-Tourbe et l'est de la ferme Beauséjour, réduit à droite, le , jusque vers Massiges. Engagée, vers Massiges, dans la de Champagne 25 - , puis le , violentes attaques françaises et conquête de la main de Massiges ; puis occupation et organisation de la position conquise , front étendu, à gauche, jusqu'à Maisons de Champagne. 3 - , attaques allemandes et contre-attaques françaises vers le mont Têtu. - : Retrait du front et repos vers Auve. À partir du décembre, transport par V.F. dans la région de Betz ; repos et instruction.
1916 4 - : Mouvement vers le camp de Crèvecœur ; instruction. À partir du , mouvement vers la région de Flers-sur-Noye, puis vers celle de Villers-Bretonneux. - : Mouvement vers le front et occupation d'un secteur entre Foucaucourt et Maucourt - : des éléments prennent part aux combats de Frise. - : Retrait du front, mouvement vers la région de Démuin ; instruction et travaux. - : Occupation d'un secteur entre Foucaucourt et la Somme (au repos du au ). , occupation d'un secteur entre Dompierre et la Somme (au repos du 22 au ). À partir du juillet, engagée dans la bataille de la Somme Les ,2, 3 et , attaques françaises ; prise de Frise, d'Herbécourt et de Flaucourt. 6 - : En réserve vers Lamotte-en-Santerre et Proyart. - : Engagée, pour la deuxième fois, dans la bataille de la Somme, vers Biaches et Feuillères , attaque française vers Biaches et le bois Blaise. - : Retrait du front ; transport par V.F. dans la région de Clermont ; repos. - : Mouvement par étapes vers Crèvecœur-le-Grand, par Rochy-Condé, Saint-Omer-en-Chaussée et Sarcus ; repos et instruction. – : Mouvement par étapes vers la région de Montdidier, par Froissy et Assainvillers À partir du , occupation d'un secteur entre le bois des Loges (inclus) et la voie ferrée de Roye à Montdidier (guerre de mines) , coup de main français.
1917 vignette|Prise d'arme à Boulogne-la-Grasse, le .
, réduction du front, à gauche, jusqu'à Beuvraignes, puis, le , jusqu'à la lisière nord du bois des Loges. en réserve. 16 - : Poursuite de l'ennemi (Repli Allemand) : Progression par Candor, Catigny, Frétoy-le-Château, Berlancourt, Cugny et Jussy. , franchissement du canal Crozat. - : Retrait du front ; mouvement vers Saint-Just-en-Chaussée, puis vers Soissons, par Avricourt, Amy, Beuvraignes, Tilloloy, Méry, Roberval et Béthisy-Saint-Pierre ; repos. 6 - : Occupation d'un secteur entre l'Aisne et le sud de Vauxaillon. 15 avril : Bataille du Chemin des Dames : Occupation de Laffaux ; puis organisation du terrain conquis, entre la ferme le Bessy et la route de Soissons à Laon. - : Retrait du front ; repos vers Soissons. , mouvement vers le front : éléments en secteur vers Laffaux. 9 - : Occupation d'un secteur vers la ferme le Bessy et le nord-ouest de Nanteuilla-Fosse. - : Retrait du front, puis transport par V.F. dans la région de Vesoul ; repos et instruction au camp de Villersexel. , mouvement vers Bessoncourt. - : Mouvement vers le front, puis occupation d'un secteur entre le canal du Rhône au Rhin et Leimbach. 15 - : Retrait du front ; transport par V.F. dans la région de Château-Thierry ; mouvement vers Fismes et Maizy. - : Occupation d'un secteur vers Chevreux et le plateau des Casemates : Engagements nombreux. - : Retrait du front ; repos et instruction au camp de Dravegny. - : Mouvement vers le front et occupation d'un secteur vers Chevreux et le plateau des Casemates : Nombreux engagements, particulièrement violents le . - : Retrait du front ; repos et instruction vers Condé-en-Brie. - : Mouvement vers le front et occupation d'un secteur entre la ferme Vauclerc et le nord de la ferme de la Creute, étendu à gauche, le , jusque vers la ferme Brunin. - : Retrait du front ; repos dans la région de Ville-en-Tardenois, puis, à partir du , dans celle de Vertus, de Champigneul-Champagne et d'Oiry.
1918 - : Occupation d'un secteur entre la ferme des Marquises et le fort de la Pompelle : Le mars, attaque ennemie sur le fort de la Pompelle. - : Rôle défensif dans ce secteur, aux abords de Reims, pendant la de la Marne , mouvement de rocade, et organisation d'un secteur vers Vrigny et l'est d'Ormes - : Engagée dans la bataille de la montagne de Reims ( de Champagne) : Arrêt de l'offensive allemande sur la position principale. , contre-offensive générale ( de la Marne) : Progression jusqu'au front Saint-Euphraise, Vrigny. - : Retrait du front et repos vers Tours-sur-Marne (à partir du , éléments en ligne vers Verzenay) - : Occupation d'un secteur entre Prunay et les abords est de Reims : Combats vers Prunay. 4 - : Engagée dans l'exploitation de la bataille de Saint-Thierry : Combats sur la Suippe et sur l'Aisne ; progression jusque vers Nanteuil-sur-Aisne et Condé-lès-Herpy. - : Engagée, jusqu'au , dans la bataille de la Serre (combats vers Herpy), puis organisation des positions conquises dans la région de Château-Porcien. 5 - : Reprise de l'offensive : engagée, vers Nanteuil-sur-Aisne et l'ouest d'Herpy, dans la Poussée vers la Meuse. Poursuite au nord de Château-Porcien. 9 - : En et repos vers Novion-Porcien.
Rattachements Affectation organique : corps d'armée colonial d' à
–
7 – 5 – – 7 –
– –
– – –
– –
–
– – –
–
– – Groupe d'armées Pétain –
L'entre-deux-guerres La division est renommée d'infanterie le .
En conséquence de la loi du 13 juillet 1927 sur l'organisation générale de l'armée, la d'infanterie coloniale sénégalaise est recréée le par transformation de la d'infanterie. Avec son état-major à Toulon, elle est alors constituée comme suit :
coloniale, à Marseille : d'infanterie coloniale, à Aix et Marseille, de tirailleurs sénégalais, à Aix, au camp de Fréjus et à Draguignan, de mitrailleurs indochinois, à Montélimar, coloniale, à Toulon : régiment de tirailleurs sénégalais, à Toulon et Arles, régiment de tirailleurs sénégalais, à Toulon et Marseille, d'artillerie coloniale, à Toulon et Nîmes.
La Seconde Guerre mondiale
La bataille de France À la mobilisation, la division d'infanterie coloniale se trouve rattachée au secteur des Alpes. Son départ pour le Moyen-Orient est considéré puis abandonné. La est alors constituée comme suit :
Régiment d'infanterie coloniale du Maroc (à partir du ), régiment de tirailleurs sénégalais, régiment de tirailleurs sénégalais, colonel Daniel Rottier ( -fin 1939). régiment d'artillerie coloniale, régiment d'artillerie lourde coloniale, groupe de reconnaissance de division d'infanterie.
La division est transformée le 7 ou en division légère d'infanterie coloniale (format réduit), constituée des :
régiment de tirailleurs sénégalais, régiment de marche d'artillerie coloniale ( et du et du ), de chasseurs pyrénéens ( et ), groupe de reconnaissance de division d'infanterie.
Elle quitte le le théâtre d’opération des Alpes pour celui du Nord-Est. Elle est engagée par éléments isolés lors de la bataille de la Seine (notamment à Montereau). Puis elle se replie, tout en continuant de combattre, sur la Loire, la Creuse et enfin sur la Vienne.
Elle est dissoute le .
Nouvelle formation