La seigneurie fut possédée du jusqu'à la Révolution française par plusieurs familles, et elle est transmise soit par héritage, par dot ou par vente. La première famille qui la posséda adopta le nom de JanlyLes seigneurs médiévaux de Genlis appartiennent à des familles de bonne noblesse ancienne, mais seconde. Ils apparaissent dans les actes avec les qualifications sociales et épithètes d'honneur de « chevalier » et d'« écuyer », de « noble homme », de « messire » et de « noble seigneur » pour les hommes. Leurs femmes sont qualifiées de « damoiselle ». On ne rencontre ni « monseigneur », ni « madame », ni « haut et puissant seigneur » ou « haute et puissante dame », honneurs uniquement réservés à la haute noblesse.Afin d'éviter les confusions entraînées par les changements de noms de Genlis à travers les siècles, la forme Janly est adoptée pour nommer la première Maison qui possède la seigneurie.. Les différents seigneurs de Janly possèdent les terres de Genlis. (anciennement Janly), Saulon-la-Chapelle, Uchey, Verchisy, Marcilly-les-Nonnains, Magny-la-Ville près de Semur-en-Auxois, Montilles et Dracy-lès-Vitteaux en franc-alleu..

Maison de Janly

Maison de Mailly

La seigneurie de Janly passe aux Mailly., probablement par héritageChaume, Maurice. "Les Mailly-Fauverney, esquisse généalogique". Mémoires de la Commission des antiquités du département de la Côte-d'Or. 20. 3. (1935) : 422-24.Les Mailly, plus précisément la branche des seigneurs de Fauverney, ont probablement donné jour à la première maison féodale des seigneurs de Janly. En effet, parmi l'ensemble des terres d'Humbert de Mailly, on distingue plusieurs groupes de terres dont les deux importantes seigneuries de Mailly et Longeault. Genlis, elle, faisait partie d'un deuxième groupe de terres qui avait pour centre Fauverney. Humbert possédait ou avait des droits sur d'autres seigneuries dont Magny-sur-Tille, Cessey, Varanges, Arc-sur-Tille, Arceau, Quetigny, Chevigny-Saint-Sauveur et Bressey. Les sept fils d'Humbert prennent tous le nom de la terre qu'ils reçoivent de leur père. Il est indubitable que le grand domaine paternel est divisé entre les différents héritiers.. Maurice ChaumeMaurice Chaume, "Les Mailly-Fauverney : esquisse généalogique". Mémoires de la commission des antiquités du département de la Cote-d'Or. 20. 3. (1935) :422-35. avance d'autres hypothèsesUne question se pose sur le sort de la seigneurie qui passe des mains de ses seigneurs éponymes dans celles de P. de Mailly, pour finalement échoir à Richard de Montmorot :

Une simple vente pourrait expliquer ce changement de mains. Cependant, une transaction plus "naturelle" a pu s'opérer : on sait que les seigneurs de Janly et P.(ierre ou Perrin ou Perreau) de Mailly, seigneur de Longeault partageaient une origine commune, ce qui expliquerait pourquoi Janly devient la possession de ce dernier. La proximité entre les deux villages, issus du domaine d'Humbert de Mailly, pourrait aussi expliquer pourquoi P. de Mailly en a hérité. Les Mailly-Longeault en auraient donc tout naturellement hérité à l'extinction de la première Maison de Janly. Notons également que Pierre est choisi comme témoin lors de la ratification de 1256 (voir plus haut, Jean de Janly) ce qui montre les liens entre les Janly et les Mailly de Longeau(lt).

On peut également émettre l'hypothèse que Pierre de Mailly-Longeault l'a "donnée" à Richard de Montmorot pour éponger une dette. Il est possible que cette dette (remboursement de dot? héritage?) venait de la belle-mère du seigneur de Longeault, Marguerite d'Estrabonne, troisième épouse sans enfants de Marcel (ou Marteau ou Marceau) de Mailly, seigneur de Longeault, de La Perrière et de Mailly, père de Pierre. Cette dame est de même maison que la femme de Richard de Montmorot, Alix d'Estrabonne, (Georges de Montmorot la dit sa tante) ce qui expliquerait pourquoi et comment Janly tombe dans l'escarcelle de Richard de Montmorot..

La famille de Mailly remonte au Humbert de Mailly, comte de Dijon, et Anne de Sombernon ont plusieurs fils dont Wédéric (ou Frédéric), auteur des Mailly de Picardie, Humbert II de Mailly dont descend la maison féodale des seigneurs de Fauverney et le bienheureux Garnier de Mailly, abbé de Saint-Étienne de Dijon, ami de Saint Odilon, abbé de Cluny, mort en 1050 ou 1051.. Marceau III (ou Marcel ou Marteau) de Mailly est le fils d'Hugues de Mailly, seigneur de Mailly, de Spoy, etc. Il est seigneur de Mailly, de La Perrière (1256-avt 1266), de Longeau(lt). Le recueil de Peincedé le dit vassal d'Henri de Vergy, seigneur de Mirebeau et sénéchal de Bourgogne, pour "Janlé" en 1260Jean-Baptiste PeincedéChaume, Maurice. "Les Mailly-Fauverney, esquisse généalogique". Mémoires de la Commission des antiquités du département de la Côte-d'Or. 20. 3. (1935) : 430-31 et 435.Il épouse en premières noces en 1246 une demoiselle au prénom et nom inconnus dont il a deux enfants morts en bas âge. Il se remarie avec Bure de Raucourt, dame en partie de Lucenay, dont il a six enfants : Jean, Jeanne, Pierre, Alix, Comtesse et Guillaume. Il s'allie en troisièmes noces avec Marguerite d'Estrabonne dont il n'a pas d'enfants. Il décède en 1273. Pierre (ou Perrin ou Perreau) de Mailly, né vers 1244, meurt après 1295Il apparait dans les textes en 1256 comme témoin d'une ratification d'un partage des bois de Cessey entre l'abbaye de Saint-Bénigne et les seigneurs de Janly. Il se marie avant 1261 avec Catherine, fille du connétable de Bourgogne, Eudes de Frolois. Elle lui apporte en dot les seigneuries de Munois et Corpoyer-la-Chapelle. Sa reprise de fief de le dit seigneur de Longeau(lt), de Beire, de Colonges, de Fouffrans, de Pluvet et de Pluvault, et d'une partie de la terre des Mailly, comme son père avant lui.. En 1289, il donne la terre de Janly à Richard de Montmorot, le bailli de Dijon.

Famille de Montmoret

La famille de Montmorot est originaire d'un village situé à côté de Lons-le-Saunier dans le comté de Bourgogne.

Généalogie

Richard de Montmorot Richard, fils d'Humbert, surnommé Arragon, de Montmorot, chevalier, et seigneur de Crilla, et d'une dame aux prénom et nom inconnus. Richard est chevalier, seigneur de Marigna (écrit Marigny) et bailli de Dijon en 1278 par succession à Jean d'Arcey. Il s'allie en 1270 avec une "citienne de Chalon", Huguette de la BruyèreRichard, Jean. Les Ducs de Bourgogne et la formation du Duché du au . Paris : Presses Universitaires de Paris, 1954. 472., qui ne semble pas lui donner de descendance. Elle lui apporte en dot des domaines situés entre la Grosne et l'Arroux, en Saône-et-Loire. En , il fonde avec sa femme Huguette la chapelle Sainte-Madeleine dans l'église Saint-Vincent de Chalon. En , "Robert, Duc de Bourgogne rendit un Jugement en faveur de l’Abbé Girart contre Richard de Montmorot, Chevalier, Bailli de Dijon, par lequel celui-ci fut condamné à faire satisfaction à l’Abbé de S. Estienne, & à lui payer dix livres tournois d'interests, pour avoir entrepris violemment d'enlever le Corps d'Estienne Chanoine de la Chapelle du Duc & de le faire enterrer dans l'Église des Cordeliers de DijonFyot, Abbé. Histoire de l'Église abbatiale et collégiale de Saint Estienne de Dijon. Dijon: Ressayre, 1696. 139.." Il épouse en secondes noces, en ou vers 1290, Alix d'Estrabonne (ou Étrabonne), issue d'une vieille famille de bonne noblesse du comté de Bourgogne. Alix, qualifiée de dame de "Janliz", "est comprise dans l'acte de confédération des seigneurs de Bourgogne, Champagne et Forez, fait au mois de , pour s'opposer à la levée des impôts que Philippe le Bel voulait établir sur les nobles". Cet acte révèle qu'elle est probablement veuve et mère d'enfants en bas âge puisqu'elle est nommée, et non son fils qui est sûrement toujours mineur. Les Estrabonne portent d'or au lion d'azur. Un de ses premiers représentants, Gérard, vivait en 1124. Richard meurt avant 1297. Richard et Alix ont quatre fils : Guillaume, Hugues, Richard et Girard.

Guillaume Guillaume, écuyer, épouse Jeanne de Mailly, fille de Hugues, seigneur de La Perrière-sur-Saône, et était vivant en 1346.

Richard Richard, héritier universel le d'Henri d'Aligny pour la terre qu'il possède dans la seigneurie de Mailly dont Hugues de Janly est suzerain. Richard relève le nom et les armes d'Aligny "acause des services qu'il [Henri d'Aligny] a reçus de messire hugue Seignr de Genly dequi il tient en fief sa terre dud. Mailly, sa maison forte de Mailly-leport située en l'ille de Mailly et toutes les dependendances à condition que ledit richard de Genly et ses héritiers à perpétuité portront les armes d'aligny tels quil les a porté pendant son vivant; sauf et reservé entout le droit dela dot de dame isabelle Despernay sa femme, après le decès delaquelle lad. dot retournera audit richard de Genly" et fonde une autre branche de la maison d'Aligny.

Girart (ou Girard) (filiation incertaine mais probable) Girart (ou Girard) (filiation incertaine mais probable) continue une branche de la maison de Janly .

Hugues (ou Huguenin) de Janly