La 1re antenne médicale spécialisée (1re AMS) est une unité du Service de santé des armées implantée à Satory, à Versailles. Elle a pour vocation d'assurer le soutien médical des personnels du GIGN et des formations de la Gendarmerie nationale des Yvelines, et est prioritairement dédiée au GIGN.

Missions

La 1re AMS assure les missions médicales classiques d'une antenne médicale ainsi que le soutien médical opérationnel du GIGN. Elle participe notamment au suivi médical des personnels et au soutien des entraînements, des sélections et des opérations du groupe.

Les équipes médicales disposent également de moyens permettant la prise en charge de nombreuses victimes dans le cadre des opérations des forces d'intervention spécialisée.

La préparation opérationnelle des personnels médicaux de la 1re AMS comprend notamment des formations adaptées à l'intervention aux côtés du GIGN.

Le soutien sanitaire des personnels du GIGN comprend également le suivi des blessures psychiques et leur dépistage dans le cadre du suivi médical des militaires.

Contribution scientifique

Le personnel médical intervenant auprès du GIGN a contribué à plusieurs publications scientifiques consacrées aux particularités du soutien médical en opération, notamment dans les domaines de la médecine d'urgence, de la médecine opérationnelle et des conséquences médicales et psychologiques des interventions.

En 2016, La Revue de l'infirmière publie un article consacré à l'exercice infirmier au sein du GIGN. Les auteurs y décrivent notamment les spécificités du soutien médical intégré à une unité d'intervention spécialisée et la participation des infirmiers à l'assistance médicale au cours des opérations.

En 2017, une étude publiée dans le Journal of the Royal Army Medical Corps analyse les causes médicales d'interruption temporaire ou définitive de la sélection des candidats du GIGN.

En 2026, une étude publiée dans le Journal of Trauma and Acute Care Surgery porte sur 242 opérations du GIGN réalisées en France entre 2018 et 2022. Elle analyse notamment l'organisation du soutien médical intégré, la prise en charge des victimes et les délais d'accès aux ressources médicales.

D'autres travaux auxquels ont contribué des personnels du Service de santé des armées portent notamment sur les techniques de prise en charge préhospitalière en environnement hostile, comme l'utilisation de la voie intranasale pour l'analgésie, ainsi que sur les modalités de prise en charge des nombreuses victimes.

Médecin notable

Claude Kalfon

Parmi les médecins ayant participé à la mise en place du soutien médical du GIGN figure le médecin général Claude Kalfon, qui en devient l'un des premiers responsables dans les années 1980. Il exerce ensuite les fonctions de médecin-chef de la présidence de la République auprès de François Mitterrand, puis poursuit cette fonction sous Jacques Chirac.

Jean-Michel Churlaud En 1988, lors de l'opération Victor à Ouvéa, le médecin Jean-Michel Churlaud participe au soutien médical des forces engagées dans l'assaut de la grotte de Gossanah. Il intervient avec deux autres médecins auprès des blessés pendant et après les combats. Le sergent-chef Michel Lefèvre, chef du groupe d'assaut du GIGN, rapporte que Churlaud s'est rendu auprès des blessés avec ses confrères alors que des tirs étaient encore en cours. Des documents conservés par le Service historique de la Défense attestent par ailleurs de l'existence de rapports, photographies et auditions relatifs à l'opération.

Bernard Viala

Le médecin général Bernard Viala a exercé pendant neuf ans au GIGN, notamment comme médecin-chef. En 1994, il participe, avec des infirmiers, à la prise en charge médicale lors de l'assaut contre l'Airbus d'Air France détourné à Marseille. Il publie en 2021 un récit consacré à son parcours de médecin militaire.

Références

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