Lassassinat de Francesco Mangiameli , militant néo-fasciste italien du groupe Terza Posizione, a été commis le 9 septembre 1980, près de Rome, par Valerio et Cristiano Fioravanti, Giorgio Vale, Francesca Mambro et Dario Mariani, membres des NAR (Noyaux armés révolutionnaires), autre groupe terroriste néo-fasciste.
Déroulement Francesco "Ciccio" Mangiameli, d'origine palermitaine, était professeur de philosophie ; au début des années soixante-dix, il était membre de la FUAN de Palerme, mouvement de jeunesse du Mouvement social italien, parti néo-fasciste. Il abandonna rapidement l'organisation pour rejoindre la constellation des groupes extraparlementaires, à droite du MSI : d'abord le Movimento Politico Ordine Nuovo , qu'il intègre avec Pierluigi Concutelli, compagnon de Mangiameli depuis le FUAN, puis le Fronte Nazionale, dont il devint, à partir de 1975, le représentant pour la Sicile. Peu de temps après, il rejoint l'Organizzazione Lotta di Popolo, groupe nationaliste-révolutionnaire, et, lorsque celle-ci se dissout en 1978, il participe à la fondation de Terza Posizione où il devient rapidement membre de la direction nationale, aux côtés de Roberto Fiore, Gabriele Adinolfi et Giuseppe Dimitri. Il est à la tête de la branche sicilienne du mouvement.
Mangiameli est tué le 9 septembre 1980 par un commando formé par Cristiano et Valiero Fioravanti, Francesca Mambro, Dario Mariani et Giorgio Vale, tous membres des Noyaux Armés Révolutionnaires, un groupe terroriste d'extrême droite prônant le spontanéisme armé, alors en vogue en Italie au sein des groupes radicaux violents. Le meurtre fut motiver par le fait que Mangiameli aurait gardé pour soi l'argent servant à la cavale de Pierluigi Concutelli, arrêté après le meurtre du juge Vittorio Occorsio. Conduit à Castel Fusano, au Sud-Ouest de Rome, Mangiameli y fut assassiné par balles : tandis que Valerio lui demandait des comptes sur l'argent disparu, Cristiano sortit son arme et le frappa, puis passa l'arme entre les mains de son frère et enfin de Vale qui l'acheva. Le corps fut retrouvé plus tard dans le lac de Tor de' Cenci, le 11 septembre 1980 par la police., p. 295..
Le jugement, ayant qualifié d'absurde l'accusation du détournement d'argent, notamment pour des raisons pratiques et temporelles, mentionne l'aveu de Cristiano Fioravanti d'avoir envisager de tuer la femme et la fille de Mangiameli : des éléments qui suggèrent un mobile plus profond que l’argent. Mangiameli aurait pu être témoin, dans sa maison à Palerme, des accords conclus par Valerio avec d'autres personnes locales, en vue du meurtre de Piersanti Mattarella, ce qui aurait également motivé l'action des NAR.
Les juges relièrent davantage le meurtre de Francesco Mangiameli au massacre de Bologne, identifiant le massacre lui-même, perpétré le 2 août 1980 par Fioravanti et Mambro, comme le mobile du meurtre de Mangiameli. Il aurait été un témoin gênant qui savait trop de détails sur l'événement, et sa prépondérance au sein de Terza Posizione pouvait être une menace pour les terroristes de Bologne.
Notes
Bibliographie
Andrea Biondo, La croce celtica e la mezzaluna. Storia segreta dei rapporti tra neofascismo italiano e mondo araba-islamico dal 1950 a 1990, Cinabro Edizioni, 2025. trad. française par Istvan Leszno : Andrea Biondo, La croix celtique et le croisant. Histoire secrète des rapports entre le néofascisme italien et le monde arabo-musulman (1950-1990), Ars Magna, 2026.
Articles connexes
Années de plomb Terza Posizione Noyaux armés révolutionnaires Néofascisme Terrorisme noir Stratégie de tension
Liens externes
Le terrorisme noir du NAR sur Rai Storia Mourir de la politique sur l'histoire, c'est nous
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