La réserve d'Ein Afek, La réserve naturelle d'En Afek est une aire protégée située dans la vallée de Zvouloun, à l'est de Kiryat Bialik. Créée en 1979 et couvrant une superficie de 66 hectares, elle préserve les sources et les marécages qui forment la source du cours d'eau Naaman, ainsi que le site archéologique de Tel Afek. En 1996, la zone a été reconnue comme site Ramsar pour la conservation des zones humides. Le nom du site provient de l'ancienne cité biblique d'Afek, mentionnée dans le livre de Josué dans le territoire de la tribu d'Aser, en référence aux nombreux cours d'eau du secteur.
Histoire et archéologie
L'occupation du site débute dès la période chalcolithique et l'âge du bronze, la cité d'Afek devenant un centre d'échanges régional, puis une ville phénicienne à l'âge du fer.
À l'époque des Croisades, aux XIIe et XIIIe siècles, le secteur prend une importance stratégique et économique majeure. Les ordres militaires rivaux des Hospitaliers et des Templiers y construisent des moulins à farine fortifiés et un barrage retenant les eaux des sources pour alimenter la ville d'Acre. Les moulins à eau restent en activité jusqu'au début du XXe siècle, époque où le lieu est connu sous le nom de Kurdani.
En 1924, le Fonds national juif acquiert le site, qui est d'abord utilisé pour la pisciculture de carpes puis sert de point d'installation temporaire pour des pionniers agricoles avant l'établissement du kibboutz Afek à proximité en 1946. Aujourd'hui, l'ancien moulin fortifié restauré abrite un petit musée ethnographique et offre un point de vue sur la plaine d'Acre.
Hydrologie Les marais actuels représentent les derniers vestiges d'une zone humide qui couvrait autrefois environ 2 000 hectares dans le bassin du Naaman, mentionnée dès 1799 sur la carte de Pierre Jacotin sous le nom de « Marais de Cherdani ». Entre 1937 et 1939, d'importants travaux de drainage ont été réalisés pour éradiquer le paludisme, canalisant les nombreuses sources vers le cours du Naaman. À partir des années 1960, le pompage intensif a réduit le débit naturel des sources, nécessitant aujourd'hui une gestion active de l'eau pour maintenir le niveau des étangs et protéger l'écosystème.
Faune et flore La réserve abrite une faune aquatique riche, dominée par le buffle d'Asie réintroduit en 1991 depuis la réserve de la Houla pour limiter par pâturage la prolifération de la végétation ligneuse. Le site accueille également le sanglier, le chacal doré, le ragondin, la mangouste d'Égypte ainsi que le chat des marais. De nombreux oiseaux d'eau y trouvent refuge, comme la foulque macroule, le bihoreau gris, l'aigrette garzette et l'ibis falcinelle, aux côtés de tortues aquatiques et de carpes. La flore se compose de roseaux, de massettes, de tamaris et de plantes aquatiques notables telles que le nénuphar blanc et le lotus bleu (Nymphaea caerulea), qui a fait l'objet de programmes de réintroduction.
Catégorie:Site Ramsar en Israël