Helarctos malayanus euryspilus, l’Ours euryspile ou l'Hélarctos euryspile, également connu sous le nom d’Ours de Bornéo est une sous-espèce de l'Hélarcte ou Braun (Helarctos malayanus), un mammifère carnivore de la famille des Ursidés. Il est endémique de l’île de Bornéo en Asie du Sud-Est'. Une autre distinction notable réside dans la morphologie crânienne : le crâne de l’Ours euros pile est nettement plus petit que celui de l’ours malais.
Taxonomie L'Ours euryspile a été décrit pour la première fois en 1825 par le médecin et naturaliste américain Thomas Horsfield sous le nom binominal d'. La diagnose originale repose sur l'examen d'un individu vivant gardé à la ménagerie de la Tour de Londres, capturé à l'état juvénile sur l'île de Bornéo et acheminé deux ans auparavant en Angleterre par un commandant de marine. L'épithète spécifique euryspilus est issue du grec (eurús, « large ») et (spîlos, « tache »), soulignant l'ampleur singulière de sa marque pectorale.
Dans sa comparaison avec l’Ours malais (Helarctos malayanus), Horsfield relève que la différence diagnostique fondamentale tient à la disposition de cette tache pectorale. Chez l'animal de Bornéo, elle prend l'aspect d'une plaque quadrangulaire large et irrégulière d'un ton orangé très vif, profondément échancrée au sommet en un V marqué (« pectore plagâ amplâ aurantiâ supernè profundè emarginatâ »), là où la forme malaise porte un plastron blanc en forme de cœur ou de croissant semi-lunaire. L'auteur signale également la présence de bandes transversales grises au niveau de l'insertion des griffes sur les pattes (« pedibus fasciâ transversâ cinereâ »). Par ailleurs, Horsfield relève des mensurations corporelles plus faibles que celles observées sur les dépouilles de Sumatra, le spécimen de Bornéo mesurant 3 pieds et 9 pouces de l'extrémité du museau à la queue (environ 1,14 m) contre 4 pieds et 6 pouces (environ 1,37 m) pour le grand individu sumatrien de référence, tout en portant des griffes légèrement plus petites.
Horsfield relate en outre le comportement et les mœurs dociles de ce captif, qui avait voyagé à bord sans heurt auprès d'un singe et recherchait les caresses en posant la tête à terre, tout en projetant avec vivacité sa langue effilée d'un pied en avant et en étirant ses lèvres en forme de trompe pour mendier des morceaux de pain ou de friandises. Bien que par la suite classée comme une sous-espèce sous le nom de trinôme Helarctos malayanus euryspilus, cette population insulaire est parfois réunie directement à la sous-espèce type en raison du niveau réduit de divergence génétique constaté au sein de l'espèce.
Études
En 2013, une étude a été publiée sur l'impact du bruit ambiant sur le comportement maternel chez l'ours euryspile. Les chercheurs ont d'abord mis en corrélation les profils comportementaux et vocaux d'une mère et de son petit avec les niveaux de bruit sonore environnant au cours des six premiers mois post-partum. L'hypothèse de départ postulait qu'un fort bruit ambiant induirait des altérations de comportement, prédisant un effet négatif sur les soins maternels en masquant potentiellement les vocalisations de l'ourson ou en distrayant la mère. Contrairement aux attentes, il a été constaté que la femelle consacrait significativement plus de temps à s'occuper de son petit (p = 0,03) lors des journées bruyantes. Elle avait également tendance à passer moins de temps à s'alimenter (p = 0,08) ; en revanche, le temps dévolu au repos n'était pas altéré. L'ourson émettait environ deux fois plus de vocalisations les jours bruyants, bien que ces observations ne soient pas statistiquement significatives (bourdonnements : p = 0,10 ; cris et couinements : p = 0,14). Pris dans leur ensemble, ces résultats suggèrent que la réponse comportementale au bruit ambiant entraîne un coût énergétique potentiel, justifiant des mesures visant à limiter l'exposition sonore durant la période post-partum.
Dans une autre étude parue en 2012, les chercheurs se sont penchés sur les cycles hormonaux non saisonniers. Chez les ours malais captifs en Amérique du Nord, les naissances surviennent plus fréquemment en automne ou en hiver. Ce léger pic de mises bas historiques coïncide avec une faible élévation de l'estradiol fécal (TE) mesurée chez les femelles trois mois auparavant. Ce schéma automne-hiver évoque une convergence temporelle avec les ours des zones tempérées, ou suggère que les œstrus printaniers et estivaux sont plus favorables à la conception. Les observations chez les ours sauvages révèlent une tendance comparable : au cours d'un suivi de deux ans mené à Kalimantan (Bornéo), un plus grand nombre d'oursons ont vu le jour durant la saison des pluies (n = 11), de novembre à avril, que pendant la saison sèche (n = 7), de mai à octobre. Bien que l'espèce soit capable de se reproduire tout au long de l'année, ces fluctuations suggèrent que les conditions climatiques et la disponibilité accrue des ressources favorisent la conception et le sevrage, rendant ces animaux sensibles à certains indices environnementaux saisonniers.
Notes et références
Bibliographie Document original
Voir aussi
Liens externes
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