est un film japonais de Heinosuke Gosho, sorti en 1952 et adapté de l’œuvre de Jun Takami publiée en feuilleton dans l'Asahi Shimbun.
Synopsis À Tokyo dans le Japon d’après-guerre, Atsuko Takimoto est la secrétaire du président de la Sankō Shōji, une petite maison de commerce extérieur. Elle parle couramment anglais et a le sens des affaires. Son fiancé est mort à la guerre, et depuis elle se consacre entièrement à son travail : elle refuse les mariages arrangés que lui propose sa famille. Chez elle vit son jeune cousin Ken-chan. Le père du garçon est mort aux Philippines et sa mère travaille dans un hôtel de Hakone. Ken-chan a recueilli un chien errant, Peke, que la famille supporte mal parce qu’il récupère des chaussures.
Ken-chan se lie d'amitié avec Niheita Inoda, employé de la grande société Fuji Bōeki. Ancien soldat en Birmanie, Inoda étudie Keynes et rêve de quitter le commerce. Au bureau, on le surnomme « Hanpeita » (« demi-Heita ») à cause de ses maladresses. Il invite Atsuko à un concert de Menuhin, mais elle doit renoncer au dernier moment, retenue par son travail.
Un acheteur américain, M. Bradford, confie à Atsuko une commande de 30 000 dollars d'articles de fantaisie. Ce marché revenait à l'origine à Inoda, qui a manqué le rendez-vous en se trompant de jour. Atsuko, soutenue par son collègue Kaji, fait accepter l'affaire malgré les réticences de sa hiérarchie. Mais le fabricant de Kōbe chargé de la production, Nankai, se dérobe. La Sankō soupçonne des pressions de Fuji Bōeki, et lors d'une course d'aviron sur la Sumida, Kaji accuse publiquement Inoda. Atsuko se rend à Kōbe, où le fabricant finit par honorer le contrat. Kaji la demande alors en mariage et lui propose de fonder avec lui sa propre société. Atsuko hésite : elle commence à douter qu'une vie vouée aux affaires soit une vraie vie.
Entre-temps, Ken-chan découvre que sa mère lui a menti sur son emploi à Hakone. Quand la famille exige qu'il se sépare de Peke, il fugue avec le chien. Atsuko et Inoda le cherchent ensemble dans les bidonvilles de Tokyo. Dans un petit restaurant, ils se disputent sur le sens de la vie, et Atsuko blesse Inoda par une remarque déplacée sur la mère de Ken-chan.
Grâce à un Américain qu'il avait secouru dans un camp de prisonniers en Birmanie, Inoda obtient pour Fuji Bōeki un contrat d'importation de streptomycine. Il en profite pour faire embaucher la mère de Ken-chan et demander un lieu de soins pour un collègue malade. Atsuko apprend qu'Inoda a œuvré en coulisses pour que l'affaire Nankai aboutisse. Ken-chan est retrouvé dans un foyer pour enfants à Kokubunji. Lors d'une promenade où Ken-chan aperçoit Hakone, Atsuko présente ses excuses à Inoda. Tous deux évoquent ce que la guerre leur a pris, et Inoda lui déclare ses sentiments à demi-mot.
Fiche technique
Titre français : L’Agitation du matinLe titre original, , associe asa (« matin ») et hamon, littéralement les ronds concentriques qui se forment à la surface de l'eau. Au sens figuré, hamon désigne aussi les répercussions ou les remous provoqués par un événement. Le titre anglais A Ripple in a Morning et le titre français alternatif Rides sur l'eau le matin du livre de Satō conservent l'image aquatique. Le titre français L'Agitation du matin ne retient que le sens figuré. Titre alternatif : Rides sur l’eau le matin Titre original : Titres anglais : A Ripple in a Morning, Morning Ripples Réalisation : Heinosuke Gosho Assistant réalisateur : Akira Miwa Assistant à la mise en scène : Keiji Hasebe Scénario : Kennosuke Tateoka, d’après l’œuvre de Jun Takami publiée en feuilleton dans l'Asahi Shimbun Musique : Ichirō Saitō Photographie : Mitsuo Miura Montage : Makoto Nagata Lumière : Kaiya Satō Direction artistique : Seigo Shindō Son : Isamu Suzuki Production : Ikuji Hirao Assistant de production : Yoshiki Yamazaki Chargé de production : Kihachirō Yamamoto Société de production : Shintōhō et Studio Eight Productions Société de distribution : Shintōhō Pays de production : Langue originale : japonais Format : noir et blanc — 35 mm — format standard — sonore Genre : Comédie dramatique Durée : Date de sortie : Japon :
Distribution
Hideko Takamine : Atsuko Takimoto (Ako-san) Ryō Ikebe : Niheita Inoda (Ino-san) Eiji Okada : Gorō Kaji (Kaji-san) Kyōko Kagawa : une religieuse du foyer pour enfants Kuniko Miyake : Kayo, la mère de Ken’ichi Yōichi Numata : Numasawa Kieko Sawamura : Masako, la sœur cadette d'Inoda Minoru Takada : le président Sugayama Hisako Takihana : Ayako, la mère d'Atsuko Mitsuko Yoshikawa : la mère de Numasawa Kumeko Urabe : une vieille gouvernante chez Inoda Katsumasa Okamoto : Ken’ichi Kagawa (Ken-chan), le fils de Kayo Haruo Tanaka : Itō
Masao Shimizu : le président Mukai : le père d’Atsuko Heihachirō Ōkawa Shigeru Ogura Teruo Wakatsuki Yoshio Inaba Tatsuo Saitō : Hisatomi, directeur commercial Kinzō Shin A.C. Ambert : M. Bradford R.M. Odell K. Miller Ken Uehara (Shōchiku) : le docteur Tanaka
Autour du film L'accroche sur l'affiche japonaise du film indique : « Un matin de mai, étincelant dans le vent printanier : la joie d'un amour venu sans bruit »Transcription : みどりの風にかゞやき光る五月の朝 おともなく訪れた恋のよろこび .
Souvenirs de Hideko Takamine Dans ses mémoires, Hideko Takamine rapporte que L'Agitation du matin fut son premier film après son retour de France. Il adaptait le roman de Jun Takami, alors publié en feuilleton dans l'Asahi Shimbun et très apprécié des lecteurs. Elle y avait pour partenaires Ryō Ikebe, Eiji Okada et Ken Uehara, qu'elle présente comme les trois jeunes premiers les plus représentatifs du cinéma japonais de l'époque. Elle rencontra Jun Takami pour la première fois à cette occasion. L'écrivain passait volontiers sur le plateau, tantôt en costume croisé bleu marine, tantôt en kimono et hakama de tissu de Yūki. Takamine écrit que sa beauté éclipsait celle des trois acteurs réunis.
Les deux années qui suivirent son retour de France furent une période de travail intenseLe titre du chapitre du livre de Takamine est : ou "De nouveau vers le champ de bataille". : elle enchaîna les tournages sans un jour de repos. Devenue actrice indépendante après avoir quitté la Shintōhō, elle travailla aussi pour la Shōchiku et la Daiei. Après L'Agitation du matin, elle retrouva Heinosuke Gosho pour le film Là d'où l'on voit les cheminées.
Notes et références
Liens externes
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