Les attentats de Cannes et de Nice en 1988 sont deux attentats à l’explosif, perpétrés par des néonazis usurpant l’identité d’extrémistes juifs et ciblant les foyers de la Sonacotra destinés aux immigrants. Une personne trouve la mort et seize autres sont blessées.

Attaques Le 9 mai 1988, un foyer Sonacotra de Cannes, fréquenté par des immigrants d’origine maghrébine, devient la cible d’un attentat à l’explosif réalisé au moyen d’une bonbonne de gaz, lequel occasionne quatre blessés.

Le 19 décembre de la même année, deux engins incendiaires font explosion au sein d'un foyer destiné aux travailleurs immigrés nord-africains, à Cagnes-sur-Mer, banlieue limitrophe de Nice. Dans l'affolement consécutif à l'évacuation des occupants, une troisième déflagration survient à proximité de l'une des issues de l'immeuble. L'attentat fait douze blessés et une victime mortelle. Bien que les représentants de la police affirment que la majorité des résidents de l'immeuble cagnois sont d'origine tunisienne, l'unique défunt s'avère être George Iordachescu, exilé roumain.

Auteur Afin d’imputer l’attentat de Cagnes-sur-Mer à des extrémistes juifs, les terroristes disséminent des pamphlets antimusulmans rédigés en français, pourvus d’étoiles de David et s’attribuant l’identité du Mouvement. Ces documents comportent également la formule suivante : « Pour détruire Israël, l’Islam a choisi l’épée. À cause de ce choix, l’Islam périra. »

La revendication sioniste se révèle n'être qu'une opération menée sous pavillon d'emprunt, et, en janvier 1989, dix-huit membres du Parti nationaliste français et européen (PFNE), formation néonazie, sont appréhendés pour ces attentats à l'explosif, lesquels visaient à attiser les tensions entre Arabes et Juifs en France. Ils sont par ailleurs soupçonnés d'un autre attentat perpétré à Paris contre les locaux du journal Le Globe, le 31 juillet 1988.

Quatre agents de police relevant de la Fédération professionnelle indépendante de la police (FPIP), nommément Patrick Reynes, Daniel Lenoir, Philippe Caplain et Daniel Sirizzotti, encourent également une inculpation d’association de malfaiteurs en 1990. L’on les présume en outre affiliés au PNFE.

En 1991, Nicolas Gouge est frappé d’une peine de dix-huit années de réclusion criminelle, tandis que ses coaccusés Philippe Lombardo, Georges Cassar et Serge Bayoni se voient infliger respectivement quatorze, douze et huit années d’emprisonnement. Le meneur du groupement, Gilbert Hervochon, est dispensé de peine privative de liberté, mais encourt néanmoins, le 15 octobre, une condamnation à quatre années de détention pour association de malfaiteurs.

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Faux drapeau

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