L'affaire Greg Guillotin est une affaire judiciaire française concernant une plainte déposée le par une ancienne compagne du vidéaste et humoriste Greg Guillotin. La plaignante dénonce des violences physiques et psychologiques et du harcèlement moral commis au cours de leur relation...
L'affaire est rendue publique en septembre 2026. Greg Guillotin reconnaît alors publiquement avoir commis des violences physiques et psychologiques, tout en contestant certains éléments de la plainte, notamment la qualification de harcèlement moral.. Il est placé en garde à vue le dans le cadre de l'enquête.. À cette date, aucune condamnation n'a été prononcée à son encontre et il bénéficie de la présomption d'innocence.
Contexte
Greg Guillotin est un vidéaste et humoriste français connu notamment pour ses vidéos de caméra cachée et le personnage du « Pire Stagiaire ». En septembre 2026, sa chaîne YouTube compte près de millions d'abonnés..
Plainte et accusations
Le , une ancienne compagne de Greg Guillotin dépose plainte auprès du procureur de la République près le tribunal judiciaire d'Évry-Courcouronnes, en Essonne, pour violences physiques et psychologiques et harcèlement moral. Selon la plainte, dont l'AFP a eu connaissance, les faits dénoncés se sont produits entre 2019 et 2026.
La plaignante, âgée de en 2026, affirme avoir rencontré le vidéaste sur les réseaux sociaux alors qu'elle avait et lui .. Dans sa plainte, elle décrit un « système de surveillance, d'humiliation, d'insultes et d'emprise ». Selon sa version, les premiers coups ont été portés en avril 2022 au domicile du couple, en banlieue parisienne ; elle cite également un coup de pied en décembre 2022 lors d'un séjour aux Maldives, une gifle et plusieurs coups de pied lors d'un voyage au Maroc en 2023, ou encore un coup de poing à un œil en 2024.
La plaignante affirme par ailleurs que des caméras de surveillance installées au domicile du couple, présentées par Greg Guillotin comme destinées à surveiller un artisan, ont été utilisées pour observer en permanence ses faits et gestes. Greg Guillotin conteste l'interprétation de cet élément.
Au moment de la révélation de la plainte, le parquet indique qu'aucun service d'enquête n'a été saisi. ; une enquête pour « violences habituelles sur conjoint ou ex-conjoint » et harcèlement moral est ensuite ouverte.
Reconnaissance publique et défense
Le , dans un communiqué publié sur Instagram, Greg Guillotin reconnaît l'existence de « violences physiques et psychologiques » commises sur son ancienne compagne : « Elle les a subies. Je ne vais ni les nier, ni chercher à les justifier. J'ai honte ». Il présente ses excuses à celle qui a partagé sa vie pendant sept ans et promet de répondre à la justice « sans se dérober ».
Il indique avoir été suivi par un psychiatre dans l'année précédant la fin de la relation, puis par un psychologue spécialisé dans l'accompagnement des auteurs de violences conjugales. Son avocat, Me Tom Michel, précise que son client reconnaît des violences conjugales mais conteste la qualification de harcèlement moral, ainsi que l'interprétation donnée à l'installation des caméras.
Garde à vue
Le , Greg Guillotin est placé en garde à vue à partir de dans le cadre de l'enquête. Selon son avocat, il s'agit d'une « mesure prévue depuis longtemps » et l'intéressé « entend répondre pleinement sur les faits qui lui sont reprochés, faire entendre sa version et apporter l'ensemble des éléments utiles à l'enquête ». La garde à vue, mesure d'enquête, ne constitue pas une condamnation.
Réactions et couverture médiatique
La plainte et la reconnaissance publique de Greg Guillotin font l'objet d'une large couverture médiatique en France., ainsi que de reprises par des médias internationaux anglophones.. Des rumeurs évoquant une hospitalisation psychiatrique du vidéaste sont démenties par son avocat.
Situation judiciaire
Au , la procédure est en cours et les sources citées ne font pas état d'une condamnation de Greg Guillotin, qui bénéficie de la présomption d'innocence..
Notes et références
Voir aussi Violence conjugale Harcèlement moral Garde à vue en France Présomption d'innocence