Le Congrès est réuni du au , à Grenoble. délégués, participent à ces assises. Ils représentent syndicats, et syndiquésLe Peuple, , décembre 1978, compte-rendu du . Ce congrès donne lieu à de nombreuses gloses, dont se font échos les travaux très informés : Dominique Andolfatto-Dominique Labbe, La CGT, organisation et audience depuis 1945; Guy Groux-René Mouriaux, La CGT, crises et alternatives..

L'image rendue par le Congrès donne à voir des tendances contrastées. La féminisation, 325 femmes soit 22 % des délégués, est moindre qu'au précédent congrès où les déléguées représentaient 25 % du totalSur le sujet "féminisation, féminisme", voir Autour de l'histoire du magazine'Antoinette, cité en bibliographie.. L'âge moyen du congrès est de 35 ans (32 ans pour les femmes), soit de 1 an plus jeune que le précédent congrès. de ces délégués participent pour la première fois à un congrès confédéral. Cela confirme la jeunesse de celui-ci et probablement sa spontanéité. 44 délégués sont des travailleurs « immigrés » (2,8 %).

Les votes du congrès, rendent un unanimisme certain. Bien supérieur au congrès de 1959 par exemple. Le rapport d'activité est ratifié par voix, contre , et abstentions. Mais cet unanimisme est moindre qu'au précédent congrès… Et le résultat détaillé par candidats des votes pour la CE (Commission exécutive)Le Peuple, n° spécial Congrès, 1978, p. 70-71 fait apparaître que des candidats, bien qu'élus, réunissent moins de suffrages que la plupart des élus. Parmi eux, figurent deux membres du Bureau confédéral : René Buhl, Jacqueline Lambert, , (au lieu de )

Quant au Bureau confédéral élu par la CE à l'issue des débats, le vote de celle-ci entérine des changements qui ont eu lieu depuis 1975. Ernest Deiss était entré au bureau confédéral en , Pierre Gensous, avait été élu en . Le seul réel entrant est un jeune ingénieur, Gérard Gaumé. Le bureau confédéral élu est ainsi composé de 16 personnes. Bien que non dite, la parité entre membres du PCF et non-communistesDominique Andolfatto-D. Labbé, ouvrage cité, chapitre "le personnel dirigeant confédéral", . est respectée :

Georges Séguy, secrétaire général André Allamy, René Buhl, Ernest Deiss, inspecteur des impôts, présenté par l'UD de la MoselleLes archives d'Ernest Deiss, administrateur de la CGT (1975-1985). Johannès Galland, 44 ans Gérard Gaumé, ingénieur informaticien (présenté par la fédération des Métaux) Pierre Gensous, ouvrier métallurgiste, ancien secrétaire de la FSM Christiane Gilles Henri Krasucki Jean-Claude Laroze Jacqueline Lambert René Lomet Jeanine Marest Livio Mascarello Jean-Louis Moynot Michel Warcholak Les 3 départs du Bureau confédéral concernent: André Berteloot, 19 ans de présence à la direction confédérale ; Marcel Caille, membre du bureau confédéral depuis 1955, soit 23 ans d'ancienneté; René Duhamel, 15 ans d'ancienneté. L'âge moyen du Bureau confédéral est de 46 ans.

Notes et références

Catégorie:Congrès de la Confédération générale du travail