Le Monastère Sainte-Catherine au mont Sinaï est une esquisse à l'huile sur toile réalisée en 1868 par l'artiste français Jean-Léon Gérôme. Elle est conservée dans une collection particulièreNotice Sothebys..
L'esquisse représente, de manière peu détaillée, les remparts du monastère Sainte-Catherine du Sinaï, vus depuis le sud-est. Le bâtiment se détache sur un ciel bleu sans nuages et se trouve entouré par les terres arides et les montagnes qui caractérisent le paysage environnant. Quatre trous d'épingle, encore visibles sur le bord supérieur de la toile, témoignent de la méthode de travail de Gérôme, qui fixe ses toiles sur un support portatif lors de ses voyages. La toile, non signée, mesure et porte simplement l'inscription « Sinai » dans sa partie inférieure droite.
Paul Lenoir, qui voyage avec Gérôme en 1867, décrit ainsi le monastère : « Tel une petite forteresse, le couvent semblait accroché aux flancs escarpés de la montagne, et les arbres en fleurs de son jardin produisaient l'effet le plus gai et le plus original dans ce pays si aride et si chargé de souvenirs terribles.» vignette|Vue du monastère Sainte-Catherine au mont Sinaï. L'esquisse est réalisée dans le contexte du troisième voyage de Gérôme en Orient, en 1868. L'artiste voyage alors avec son beau-frère Albert Goupil, qui réalise de nombreuses photographies au cours de l'expédition. Après avoir quitté Marseille le , ils arrivent au Caire, où ils séjournent pendant environ un mois avant d'engager un guide et de poursuivre leur voyage vers le sud. Après un itinéraire dans le désert et un retour au Caire, ils gagnent Suez le , puis se dirigent vers le mont Sinaï à la tête d'une caravane composée de 20 hommes et de 87 chameaux, qui transportent notamment le matériel photographique de l'expédition. Le , ils atteignent le monastère Sainte-Catherine après avoir affronté des conditions climatiques variées, notamment la chaleur, la pluie, la grêle et les tempêtes de sable. L'esquisse s'inscrit ainsi parmi les études réalisées par Gérôme au cours de cette étape du voyage. Elle témoigne de son intérêt pour l'observation directe des paysages et des monuments visités en Orient et pour leur transposition rapide sous forme d'études peintes. Cette pratique est également évoquée par Hering, qui souligne l'activité de Gérôme au cours de ses voyages et sa capacité à réaliser des études sur le motif malgré les conditions difficiles : « Gérôme semble né pour ces voyages lointains auxquels il faut apporter la vigueur du corps et un esprit résolu. Toujours debout, alerte et infatigable, il commande une caravane avec une autorité que personne ne conteste (…). À peine arrivé au camp, voyez-le commencer une étude - ni la pluie ni le vent n'ont le pouvoir de lui faire quitter son trépied (…) »Notice Artcurial..
Notes et références
Catégorie:Tableau de Jean-Léon Gérôme Catégorie:Tableau des années 1860 Catégorie:Ruine dans la peinture Catégorie:Désert dans la peinture Catégorie:Égypte dans la peinture Catégorie:Monastère Sainte-Catherine du Sinaï Catégorie:Œuvre de Jean-Léon Gérôme dans une collection privée