Le groupe allégorique des familles Dumas et Creuzet est un groupe sculpté en terre cuite réalisé par Joseph Chinard en 1801, conservé au Musée des Beaux-Arts de Lyon.

Historique et modèles L'historique de cette œuvre, ainsi que l'identité du commanditaire et les raisons de son élaborations sont inconnues.

Il est très probable que les familles représentées par Joseph Chinard sont celles de Joseph Creuzet (1771-1801), fabricant-brodeur qui vient alors de décéder en 1801 en laissant derrière lui une femme, Antoinette Buffard et deux enfants Françoise et André, futur député du Cantal. Le patronyme de Dumas fait très certainement référence à André Dumas (1755-1822) qui épouse Antoinette Buffard et qui fait enterrer dans un même monument lui-même, Antoinette et Françoise.

Une confusion à longtemps été faite sur l'identité de Dumas et il a été proposé qu'il s'agisse de Jean-Baptiste Dumas (1777-1861), intellectuel lyonnais et qui fera l'éloge funêbre de Chinard avec qui il était membre de l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de Lyon.

Description Le personnage principal figuré comme un génie antique comparable à d'autres formes masculines du sculpteur à cette même époque, telle celle du Jeune homme tenant une colombe et protégeant un enfant de la du Palais royal de Varsovie. Il est nu avec une draperie légère et aide deux enfants à sortir d'une coquille d'œuf fendue, qui symbolise la situation familiale des deux enfants.Les deux enfants ont environ l'âge des deux orphelins de Joseph Creuzet.

Au premier plan, un serpent sort de terre et se dirige vers eux. Aux pieds du tuteur se trouvent un ballot, un livre et une corne d'abondance, symbole du soutien matériel et spirituel qu'il va apporter.

A l'arrière git une femme éplorée, la mère des deux enfants, proche d'un portrait en médaillon déposé sur l'œuf, qui est probablement celui du défunt.

Plusieurs inscriptions informent sur le sens de cet ensemble. Sur le rocher à l'avant, il y a A / Dumas. Sur le ballot, il y a écrit A / Dumas / A / Lyon. Sur la plinthe de la terrasse est gravé . Sur la plinthe de la terrasse à gauche, il est indiqué . Sur la plinthe à l'arrière de la terrasse : .

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Analyse Ce groupe est rattaché par Guilhem Scherf à une mode du groupe allégoriques à caractère familial naissant dans le dernier quart du XVIIIe siècle et se prolongeant durant les premières années de l'Empire. Ces sculptures témoignent de la nouvelle importance de la sphère familiale et de sa représentation ; elles donnent une nouvelle dimension à l'art de l'intime. Joseph Chinard s'inscrit dans ce mouvement mais avec cette sculpture s'en éloigne un peu de part la référence mémorielle et la monumentalité funéraire de l'œuvreJames David Draper, Guilhem Scherf, L'esprit créateur : de Pigalle à Canova, terres cuites européennes, 1740-1840, 2003, RMN-Grand Palais, EAN : 9782711847037, p. 280..

Ce groupe illustre la virtuosité du sculpteur lyonnais dans le modelage de la terre. Les traces des outils maintenus permettent d'animer une composition qui, si elle répond à l'étagement pyramidal classique, laisse vivre les affects. Chinard parvient à imposer aux spectateurs de regarder la pièce sous toutes ses faces pour en saisir tout le sens. Cet ensemble à peut-être une influence d'Antonio Canova, dont Chinard à pu voir des réalisations l'année précédente lors d'un séjour à Rome.

Expositions

Bibliographie

Annexes

Notes et références

Notes

Références

Catégorie:Sculpture française du XIXe siècle Catégorie:Sculpture néo-classique Catégorie:Sculpture en terre cuite Catégorie:Sculpture conservée au musée des Beaux-Arts de Lyon Catégorie:Sculpture (œuvre) en France Catégorie:Joseph Chinard