Le Club athlétique Périgueux Dordogne (ou CA périgourdin) est un club de rugby à XV français basé à Périgueux, en Dordogne.
Son terrain habituel de rencontres est le stade Francis-Rongiéras. La mascotte est lou Canou, un canard portant les couleurs ciel et blanc du club. Le club évolue en Nationale.
Historique
1901 à 1948 : débuts du club et premiers titres Succédant à l'association des Bleuets du lycée de garçons Bertran-de-Born créée en 1892., la Société de sports athlétiques est fondée en 1896.. Le , le Club athlétique périgourdin prend la suite avec comme principaux fondateurs : Roger Dantou et Roger William Magnanou. Il dispose alors d'un stade à la Font-Pinquet (nommé plus tard stade Roger-Dantou).
Après avoir remporté le titre régional contre le FC Auch, le club remporte, en 1906, le premier championnat de France de deuxième série contre l'AS Lyon sur le score de 16-0. Grâce à cette victoire, Périgueux reçoit le challenge Brennus remis cette année là à l'équipe championne de France..
Le demi d'ouverture, Georges Peyroutou, sélectionné en Équipe de France, à l'occasion du Tournoi des cinq nations 1911 contre l'Équipe d'Écosse, est le premier international du club. Auteur du dernier essai des Français., il participe ainsi à la première victoire de l'équipe de France dans l'histoire du tournoi. Lors de l'édition de 1912, c'est le demi de mêlée, Léon Jean Larribau, qui est sélectionné à l’occasion du tournoi en Irlande., il devient le deuxième international du club. Périgueux accède à la première division lors de la saison 1912-1913 et atteint les quarts de finale du championnat de France, où l'équipe s'incline 38-0 face à l’Aviron bayonnais. En 1914, elle est éliminée au premier tour par le Stadoceste tarbais 3-0.
La Première Guerre mondiale vient mettre un terme aux compétitions jusqu'en 1918 où le CAP atteint les quarts de finale de la coupe de l'espérance, mais est battu 12-0 par le Stade bordelais.. Périgueux fait partie des 24 clubs qualifiés lors de la saison 1919-1920 pour les phases finales, mais est éliminé au premier tour par l'Olympique 6-0, de même pour la saison suivante, le club perd 5-0, au premier tour du championnat de France face à l'Aviron bayonnais. En 1922, les Périgourdins terminent deuxièmes de leur poule, derrière le FC Lourdes et manquent de ce fait la qualification pour les poules des demi-finales, réservée aux 10 meilleurs clubs français. Deux clubs à Périgueux jouent en première division lors de la saison 1922-1923, le CA Périgueux et le CO Périgueux-Ouest. À l'issue de celle-ci, les bleus et blancs terminent à la deuxième place de leur poule et ne sont donc pas qualifiés pour la phase des demi-finales. En 1924, les Périgourdins terminent à la troisième place de leur poule à égalité avec le FC Grenoble et ne sont donc pas qualifiés pour la suite. alt=|vignette|Le TOEC bat le CA Périgourdin en mars 1923 ; ici une percée de Mailhe avec un béret, sur une échappée de Dumartin, pour l'essai victorieux à la dernière minute du match au parc des Sports. Le CAP peine à jouer les premiers rôles en championnat, terminant dernier de sa poule en 1925, mais parvenant quand-même à se maintenir en Excellence, grâce au match de barrage remporté 11-3 contre le CS Vienne. Lors de la saison 1925-1926, les Périgourdins terminent de nouveau derniers de leur poule, mais se maintiennent grâce à une victoire 12-3 face au SC Vierzon. De même en 1927, avec toutefois un maintien assuré grâce à une victoire par forfait face au SA Saint-Séverin.
Lors de la saison 1927-1928, les Capistes terminent deuxièmes ex æquo avec le FC Lyon, un match de barrage est donc prévu afin de les départager. À l'issue de celui-ci, les Périgourdins s'inclinent 5-0 et ne parviennent donc pas à se qualifier pour les poules des quarts de finale. Le pilier, ou deuxième ligne, Henri Lacaze, est sélectionné à son tour en vue du Tournoi des Cinq Nations 1928 contre le Pays de Galles, c’est le troisième international du club.. En 1929, le même scénario se reproduit, le CAP termine quatrième à égalité avec le SC Albi, le match afin de les départager se résulte par une victoire des Albigeois sur le score de 5-0. Lors de la saison 1929-1930, les Périgourdins terminent quatrièmes de leur poule et ne sont donc pas qualifiés pour les phases finales.
En 1931, ils terminent à la troisième place de leur poule et se qualifient donc pour la phase de poules du deuxième tour. À l'issue de celle-ci, le CAP se place à la deuxième position et ne parvient donc pas à se qualifier pour la suite. Lors de la saison 1931-1932, les Périgourdins terminent à la deuxième place de leur poule et sont donc qualifiés pour le deuxième tour, mais échouent 10-3 face au RC Narbonne, lors du match de départage de la première position, suite à une égalité de classement.
En 1933, le CAP termine cinquième de sa poule de neuf et n'est donc pas qualifié pour la suite. De même lors de la saison 1933-1934, le CAP termine à la sixième position et n'est donc pas qualifié pour la suite. En 1935, le club termine à la dernière position de sa poule, tout comme lors de la saison 1935-1936.
Après vingt-cinq années en première division, le CAP se qualifie pour les barrages d'accès aux huitièmes de finale lors de la saison 1936-1937, mais est éliminé par le FC Grenoble 12-0. La même année, lors du challenge Yves du Manoir, Périgueux termine dix-septième sur les vingt-deux clubs engagés. En 1938, le club termine dernier de sa poule, avec une victoire et trois défaites, mais conserve toutefois sa place en première division, après une victoire en match de barrage. Lors du challenge Yves du Manoir, le club ne remporte aucun de ses huit matchs.
Le CAP et le COPO fusionnent lors de la saison 1938-1939, Périgueux termine deuxième de sa poule derrière Biarritz et se qualifie pour les huitièmes de finale du championnat mais échoue 14-13 contre le Racing CF. En challenge Yves du Manoir, l'équipe termine sixième de sa poule de huit, avec deux victoires et cinq défaites.
La Seconde Guerre mondiale vient mettre un terme aux championnats, la reprise ne se fait qu'au cours de la saison 1942-1943. Périgueux participe à la première division élargie à 95 clubs mais manque la qualification. La même année, en Coupe de France, après avoir éliminé le CS Vienne et le FC Lyon., l'équipe atteint les demi-finales régionales «zone Sud» s'inclinant 5-0 contre le SU Agen.. Les Périgourdins se qualifient en 1944 pour la seconde phase du championnat, réservée aux 24 meilleurs clubs, puis terminent cinquième de sa poule de six, soit dans les vingt meilleurs clubs français.
Lors de la saison 1944-1945, ils manquent la qualification pour les huitièmes de finale du championnat, puis descend dans le second groupe la saison suivante alors que l'élite est ramenée à 32 clubs.
1948 à 1970 : l'âge d'or du CAP Après deux années dans le second groupe, le CAP remonte en 1948 en première division via une poule de brassage, où il devance Saint-Jean de Luz, le Stade niortais ainsi que l'US Carmaux, sous la conduite du futur international, Guy Belletante, qui découvre avec Périgueux la première division.
Le club termine lors de la saison 1948-1949 quatrième de sa poule en étant invaincu à domicile mais en n'ayant aucune victoires à l'extérieur et échoue donc à se qualifier pour les huitièmes de finale. En 1950, Périgueux termine troisième de sa poule en étant invaincu à domicile et se qualifie pour les phases finales pour la première fois depuis 1939 grâce à une victoire face au SC Graulhet. Le club est ensuite battu par l'USA Perpignan 3-0 en seizièmes de finale, Guy Belletante, quant à lui, part pour le Stade nantais pour raisons professionnelles.
Invaincu à domicile pour la troisième année consécutive, le CAP termine lors de la saison 1950-1951, troisième de la première phase qualificative et obtient ainsi sa place pour la seconde partie du championnat. Placé alors dans une poule difficile avec le RC Toulon et le Stade toulousain, le club termine dernier. En 1952, Périgueux termine respectivement quatrième et deuxième des deux premières phases qualificatives. Le club est battu en quarts de finale par Perpignan 5-0 après avoir éliminé l'ASM Clermont Auvergne en huitièmes de finale.
Les Périgourdins terminent leur saison 1952-1953 troisième de leur poule mais échoue à se qualifier pour les huitièmes de finale. La formation est mise à l’honneur, une école de rugby voit le jour dans les années 1950. En 1954, l'équipe termine troisième après un bilan de quatre victoires, deux nuls et quatre défaites mais se fait éliminer en seizièmes de finale par Carmaux. Alors que le futur troisième ligne international, Sylvain Meyer, commence à s'affirmer en équipe première, les saisons suivantes placent le CAP, entre 1955 et 1956, en huitièmes de finale où il s'incline respectivement face à Perpignan et face à Lourdes. Il est admis de nouveau en challenge Yves du Manoir pour l'édition 1955 et 1956., terminant respectivement à la dernière. et l'avant-dernière place..
Périgueux, battu deux fois à domicile lors de la saison 1956-1957 par le Stade toulousain 6-8 et le Castres olympique 3-6, termine sixième de sa poule et manque la qualification pour les phases finales, de même pour le challenge Yves du Manoir. En 1958, le club termine troisième de sa poule et atteint après avoir affronté le Stade aurillacois et le Racing club de France, les quarts de finale où il est éliminé par le Paris université club 16-9. Lors du challenge Yves du Manoir, il termine premier de sa poule à égalité avec le Stade montois. mais les Landais se qualifient pour les demi-finales grâce au nombre d'essais inscrits. L'année suivante, les organisateurs du challenge décident de qualifier deux clubs par poule..
Les Capistes terminent lors de la saison 1958-1959 premiers de leur poule devant Perpignan et disputent un deuxième quart de finale consécutif. Ils sont éliminés par le Stade montois 20-3 après avoir éliminés Biarritz en huitièmes de finaleet le Stade aurillacois en seizièmes de finale. En 1960, le club termine deuxième de sa poule mais est éliminé dès les seizièmes de finale par l'Union sportive fuxéenne. Premier de sa poule devant le RC Narbonne et l'US Dax lors du challenge Yves du Manoir., Périgueux échoue 15-0 dès les quarts de finale contre le SC Mazamet. Le troisième ligne Sylvain Meyer est alors un des leaders de l'équipe et est sélectionné pour le Tournoi des Cinq Nations 1960. qu'il remporte avec l'équipe de France. La même année, les juniors B Crabos, entraînés par Dufraisse, sont champions de France en remportant la finale face à Perpignan 8-3.
Le club termine lors de la saison 1960-1961, troisième de sa poule mais est éliminé en seizièmes de finale par le RC Toulon. Lors du challenge Yves du Manoir, elle termine quatrième de sa poule de six et ne participe donc pas aux quarts de finale. En 1962, Périgueux termine sixième de sa poule et n'est donc pas qualifié pour les phases finales, de même pour le challenge Yves du Manoir.
Première de sa poule lors de la saison 1962-1963, l'équipe échoue en seizièmes de finale, éliminé par le SC Tulle et échoue la qualification en challenge Yves du Manoir pour un point, au profit de Toulon. En 1964, Sylvain Meyer prend sa retraite, Périgueux qui tarde à renouveler ses cadres, termine avant-dernier sa poule et échoue à se qualifier pour les phases finales, de même pour le challenge Yves du Manoir.
Les Périgourdins terminent troisièmes de leur poule lors de la saison 1964-1965 et remportent les seizièmes de finale face à la Section paloise mais échouent en huitièmes de finale face à Tarbes 30-6. En 1966, le CAP termine deuxième de sa poule et échoue face au CA Bordeaux-Bègles en seizièmes de finale. Tandis que les juniors A, décrochent la coupe Frantz-Reichel contre l'AS Béziers sur le score de 14 à 6.