La d'infanterie coloniale ( DIC) est une grande unité française qui regroupe des troupes coloniales pendant les deux guerres mondiales et la guerre d'Indochine.

Les chefs de la d'infanterie coloniale : général Fey. - : général de La Pommeraye. - : général Lachouque. : général de Langle de Cary. - : général Andry. - : général Geil. : général de Trentinian. : général Massiet du Biest. : général Perreaux. : général Marabail. : général Raffenel. : général Leblond. : général Goullet. : général Gadel. : général Puypèroux. : général Blondlat. - : général Peyregne. (dissolution) - : général Billotte. 1936 : général Faury. - : général . - : général FalvyEn captivité à compter du 23 juin 1940. (dissolution) - : général Nyo

Avant 1914 La division est créée le .

Première Guerre mondiale vignette|Poilus du de la coloniale en juin 1917.

Composition

Infanterie d'infanterie coloniale d' à : d'infanterie coloniale d' à , d'infanterie coloniale d' à . d'infanterie coloniale d' à (les régiments passent ensuite à l'infanterie divisionnaire) : d'infanterie coloniale d' à , d'infanterie coloniale d' à , d'infanterie coloniale (, et bataillons de tirailleurs sénégalais) de juin à . d'infanterie coloniale de à (les régiments passent ensuite à l'infanterie divisionnaire) : d'infanterie coloniale de à d'infanterie coloniale de à . Infanterie divisionnaire : d'infanterie coloniale de à , d'infanterie coloniale de à , d'infanterie coloniale de à , , et de tirailleurs sénégalais de juin à et du printemps à l'automne 1918

Cavalerie du de chasseurs d'Afrique en 1917

Artillerie 3 groupes de 75 du d'artillerie coloniale (détruits ou capturés lors des combats de Rossignol) puis de à . 1 groupe de 75 du d'artillerie coloniale de à . 1 groupe de 75 du d'artillerie coloniale de à . 1 groupe de 75 du d'artillerie de à . de 58 T du d'artillerie de à . de 58 du d'artillerie coloniale de janvier à . de - du d'artillerie coloniale d'avril- à . de 155 C du d'artillerie coloniale de mars à

Historique 1914 9 - : transport par et concentration dans la région de Bar-le-Duc. 11 - : mouvement offensif en direction de Neufchâteau (Belgique), par Rampont, Dun-sur-Meuse, Stenay, Chauvency-le-Château et Thonne-la-Long. 22 - : engagée dans la bataille des Ardennes : combats vers Rossignol et le bois de Saint-Vincent. - : repli sur la Meuse, vers Inor. : défense de la Meuse, combat vers la forêt de Vaux-en-Dieulet (bataille de la Meuse). : poursuite du repli, par La Croix-aux-Bois, Cernay-en-Dormois, Auve et Vanault-les-Dames, jusque dans la région de Thiéblemont-Farémont. 6 - : engagée dans la de la Marne. 6 - : bataille de Vitry, combats vers Écriennes, Thiéblemont-Farémont, Matignicourt-Goncourt. À partir du 11, poursuite, par Favresse et Saint-Jean-devant-Possesse, jusque vers Ville-sur-Tourbe. - : combats dans cette région, puis stabilisation du front et occupation d'un secteur vers Ville-sur-Tourbe et le bois d'Hauzy (guerre de mines). : attaques allemandes vers le bois de Ville et perte de ce bois. : extension du front, à droite, jusqu'à l'Aisne. : attaque française sur Melzicourt et occupation du village.

1915 - : engagée dans la de Champagne. : attaque allemande au nord de Ville-sur-Tourbe ; puis organisation et occupation du terrain conquis. : attaque allemande vers Ville-sur-Tourbe et contre-attaque française. - : retrait du front et transport par V.F. de la région de Sainte-Menehould dans celle de Villers-Cotterêts ; repos vers Pierrefonds. À partir du , transport par V.F. vers Hangest-sur-Somme. À partir du , transport par camions vers Warluzel ; repos et instruction. : mouvement vers Orville ; repos. À partir du , transport par V.F. dans la région d'Ay ; repos et instruction. : transport par V.F. dans la région de Courtisols, puis dans celle de Valmy ; repos. - : mouvement vers le front puis occupation d'un secteur entre l'Aisne et Ville-sur-Tourbe, déplacé à gauche, le , vers Ville-sur-Tourbe et Massiges. 25 septembre-6 octobre : engagée dans la de Champagne 23 - : violentes attaques françaises vers Ville-sur-Tourbe et Massiges ; enlèvement de la partie est de la Main de Massiges ; puis organisation et occupation des positions conquises. - : retrait du front et repos vers Saint-Mard-sur-le-Mont. À partir du , transport par V.F. dans la région de Saint-Soupplets ; repos.

1916 4 - : mouvement par étapes vers le camp de Crèvecœur ; instruction. - : mouvement vers la région de Flers-sur-Noye, puis transport par camions dans celle de Harbonnières, de Caix et de Marcelcave ; repos. - : mouvement vers le front et occupation d'un secteur entre Foucaucourt-en-Santerre et la Somme (guerre de mines) - : retrait du front et repos vers Beaucourt-en-Santerre. - : occupation d'un secteur vers Foucaucourt et la Somme, réduit, le , au front Dompierre, Fontaine-lès-Cappy. À partir du , engagée dans la bataille de la Somme. : offensive prise de Becquincourt et de Dompierre. : prise d'Assevillers. : prise de Flaucourt. : prise de Belloy-en-Santerre. 6 - : retrait du front et repos vers Proyart. - : engagée, à nouveau, dans la bataille de la Somme, vers Belloy-en-Santerre et le sud de Barleux. : attaque française sur Villers-Carbonnel. : mouvement de rocade, et occupation d'un secteur au nord et au sud de Barleux. : attaque française sur Horgny. 4 - : retrait du front ; en réserve vers Villers-Bretonneux. À partir du 8, transport par camions dans la région de Formerie ; repos. À partir du 14, transport par camions vers Clermont ; repos. - : transport par V.F. dans la région de Châlons-sur-Marne et mouvement vers le front. À partir du , occupation d'un secteur vers la bitte de Souain et le nord-ouest de la ferme des Wacques. - : retrait du front et repos vers Bouy. À partir du , transport par V.F. dans la région Saint-Omer-en-Chaussée, Crèvecœur-le-Grand ; repos dans celle de Saint-Maur.

1917 - : mouvement par étapes vers Méry, puis, à partir du , vers Assainvillers. Occupation d'un secteur vers Andechy et la voie ferrée de Roye à Montdidier, déplacé à droite, le , vers Beuvraignes et le sud d'Armancourt, puis le vers Beuvraignes et les Loges. 7 - : retrait du front, repos vers Beauvais ; puis transport par camions vers Tilloloy. 15 - : occupation d'un secteur vers les Loges et Beuvraignes. À partir du , poursuite des troupes allemandes après leur repli (Opération Alberich) : : franchissement du canal Crozat, prise de Saint-Simon. - : regroupement au sud de Ham et dans la région de Montdidier. - : mouvement vers Soissons, et, le , occupation d'un secteur vers Vauxaillon, et Quincy-Basse. 15 avril : Bataille du Chemin des Dames : attaque du bois de Mortier ; organisation et défense des positions conquises. : front étendu à droite, jusque vers la ferme le Bessy. 5 - : attaque du mont des Singes. - : retrait du front, et, à partir du , transport par V.F. de Villers-Cotterêts à Vesoul ; repos et instruction au camp de Villersexel. - : occupation d'un secteur entre la frontière suisse et le canal du Rhône au Rhin. 15 - : retrait du front. À partir du , transport par V.F. de la région de Belfort dans celle de Château-Thierry ; repos. : mouvement vers Chéry-Chartreuve. - : occupation d'un secteur vers la ferme d'Hurtebise et le plateau des Casemates (éléments dès le ) 28, 29 et et le : engagements violents. - : retrait du front ; repos au sud de l'Aisne. - : mouvement vers le front et occupation d'un secteur vers le plateau des Casemates et la ferme de la Creute. : progression jusqu'à l'Ailette, vers la ferme Vauclerc et le Nord de la ferme de la Creute. - : retrait du front. Repos et instruction dans la région de Château-Thierry.

1918 - : occupation d'un secteur entre les abords est de Reims et le fort de la Pompelle : attaque allemande sur le fort de la Pompelle. et : résistance aux attaques allemandes à l'est de Reims ( de l'Aisne). - : engagée dans la bataille de la montagne de Reims ( de Champagne) : résistance au choc allemand sur la position principale, entre Beaumont-sur-Vesle et les abords de Reims ; arrêt de l'ennemi sur la Vesle. À partir du , engagée dans la de la Marne (nombreuses contre-attaques). 18 - : retrait du front ; repos vers Tours-sur-Marne. - : occupation d'un secteur entre les abords est de Reims et la Neuvillette : engagée dans la bataille de Saint-Thierry, puis dans l'exploitation de cette bataille. : attaque sur la Suippe : prise de Bazancourt : prise de Boult-sur-Suippe et d'Isles-sur-Suippe : combats sur la Retourne et vers Blanzy. 13 - : forcement de l'Aisne ; prise de Balham et de Gomont ; avance jusque vers Condé-lès-Herpy et Saint-Germainmont. 19 - : retrait du front ; repos vers Bourgogne. 25 - : mouvement vers le front ; engagée, vers Herpy, dans la bataille de la Serre ; puis organisation des positions conquises. - : Retrait du front ; repos vers Tours-sur-Marne. : transport par V.F. à destination de Neufchâteau : mouvement vers Nancy ; préparatifs d'offensive. La D.I.C. se trouve vers Xeuilley, lors de l'armistice.

Rattachements Affectation organique : CAC d' à

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14 – 5 - – –

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Groupement Pétain

Entre-deux-guerres vignette|Cérémonie au , à la caserne Lourcine en septembre 1932. Au centre, une maquette du monument au général Mangin. La d'infanterie coloniale est dissoute le .

Elle est recréée en 1929. D'après le décret du portant sur l'organisation des troupes coloniales, elle doit être formée de trois régiments d'infanterie coloniale et un régiment d'artillerie coloniale, mixte malgache . La division est constituée des unités suivantes :

État-major à Paris, d'infanterie coloniale à Brest, d'infanterie coloniale à Paris, d'infanterie coloniale à Paris, d'artillerie coloniale à Joigny. vignette|Défilé de soldats de la le . Sa structure est ensuite modifiée et en 1939 la division est organisée comme suit :

État-major à Paris (école militaire) coloniale : d'infanterie coloniale à Paris et Dreux, d'infanterie coloniale à Paris, coloniale : d'infanterie coloniale à Paris, de mitrailleurs d'infanterie coloniale à Sarralbe et Puttelange (rattaché à la division en temps de paix), Artillerie divisionnaire : d'artillerie coloniale à Joigny, d'artillerie coloniale à Rueil (rattaché à la division en temps de paix).

Seconde Guerre mondiale Drôle de guerre La division est considérée comme une unité d'élite en 1939-1940.

Pendant la drôle de guerre, la d'infanterie coloniale, formation d'active série A et de type Nord-est, est rattachée à la (général Huntziger) au sein du corps d'Armée (général Rochard). Elle renforce le d'infanterie de forteresse qui occupe le sous-secteur de Montmédy (secteur fortifié de Montmédy) disposant de fortifications plutôt solides, englobant notamment la tête de pont de Montmédy sur la Chiers.. La division n'est dans son ensemble pas concernée par les plans d'interventions en Belgique, elle doit continuer à défendre le front qu'elle occupe, entre la d'infanterie nord-africaine (du corps d'armée) à sa gauche et la d'infanterie sur sa droite.

En revanche, son groupe de reconnaissance de division d'infanterie, le , doit participer à la manœuvre retardatrice de l'invasion allemande en Ardenne, en renforçant le détachement sud de la légère de cavalerie ; cette division agit en avant de la en direction de la frontière belgo-luxembourgeoise au sud de Martelange.. Un des bataillons de la division, le II/ d'infanterie coloniale doit également avancer en Belgique pour se placer en recueil de la cavalerie sur la Semois.

Bataille de France