Michel Colombe né vers 1430 dans le Berry, probablement à BourgesMarcel Aubert, « Le dernier imagier gothique », Journal des savants, 1953, 4, 4, , .Geneviève Bresc-Bautier, « Michel Colombe sculpte le retable de la chapelle du château de Gaillon », Commémorations Collection 2008, sur francearchives.gouv.fr., et mort à Tours avant est un sculpteur français de l'école de Tours.
Actif sous les règnes de et , il est le frère de l'enlumineur Jean Colombe (vers 1430-1493).
Biographie
Michel Colombe passe sa jeunesse en Berry, où son père le sculpteur Philippe Colombe (mort en 1457), le forme et le dirige sur les chantiers de Bourges, et peut-être celui de l'hôtel de Jacques Cœur.
En 1462, Jean de Bar, chambellan du roi et bailli de Touraine, lui commande cinq statues pour la chapelle du château de Baugy (Cher) : la Vierge, les saints André et Jacques, et les saintes Catherine et Madeleine.
En 1474, il reçoit de Jean Briçonnet un paiement pour la réalisation d'une maquette en pierre (Jean Fouquet avait réalisé également son propre projet peintJean-Marie Guillouet, Le statut du sculpteur à la fin du Moyen Age. Une tentative de problématisation , Poètes et artistes : la figure du créateur en Europe du Moyen Age à la Renaissance, 2006, France. Presses universitaires de Limoges, pp.25-35. .), comme projet funéraire pour dans Notre-Dame de CléryJean-René Gaborit, Michel Colombe et son temps, Comité des travaux historiques et scientifiques, 2001, 25., mais, peu convaincu, s'adressera en 1481 à Nicolas d'Amiens dit Colin d'AmiensCatherine Grodecki, Le « Maître Nicolas d'Amiens » et la mise au tombeau de Malesherbes. À propos d'un document inédit, Bulletin Monumental, 1996, 154, 154-4, pp. 329-342, . (Maître de Coëtivy).
On sait que Michel Colombe était présent à Moulins en 1484 : avec Jehan de Rouen et Thévenin l'Imageur, il est chargé de confectionner des « éléphants articulés » à l'occasion de l'entrée dans la ville de la nouvelle duchesse Catherine d'Armagnac, épouse de Jean, duc de Bourbonsource : archives départementales de l'Allier, 4 E 196..
En 1489, il travaille sur le projet de tombeau du roi , dessiné par Jean Fouquet en 1484.
En 1496, il est installé à Tours, où est attribué à son atelier le revêtement mural sculpté de l'ensemble du groupe de la Mise au tombeau de l'abbaye de SolesmesInventaire général du patrimoine culturel des Pays de la Loire, Sablé-sur-Sarthe : référence Palissy IM72000430, 14 pages..thumb|Médaille en or offerte par la ville de Tours à lors de son entrée solennelle, le 24 novembre 1500. Recto-verso, et un porc-épic, d'après un modèle de Michel Colombe, par l'orfèvre Jean Chapillon.|gauche
Vers 1500, il travaille pour le trésorier des rois de France Jacques de Beaune, propriétaire du château de La Carte à Ballan-Miré (Indre-et-Loire) où il réalise une Vierge à l'Enfant en terre cuite, avec une technique expérimentale pour une œuvre de cette taille. Elle est acquise en 2022 par le musée du LouvreGrande Galerie - Le Journal du Louvre, printemps 2023, n° 32, p. 20-22..
Dans la cathédrale de Nantes, en 1506 et 1507, il réalise en albâtre l'effigie funéraire de l'évêque Guillaume GuéguenRevue française, année, 8, 1857, 496. ainsi que le tombeau du duc et de Marguerite de Foix.
En 1508, dans la chapelle haute du château de Gaillon, il exécute le retable de marbre consacré à saint Georges, saint patron du commanditaire, le cardinal Georges d'Amboise . Ce retable est au musée du Louvre depuis 1818.
Marguerite d'Autriche (1480-1530) souhaitant lui commander le mausolée de son époux Philibert de Savoie, pour l'église Notre-Dame de Brou, Michel Colombe signe un contrat en avec Jean Lemaire pour réaliser la maquette du tombeau . Jean Lemaire écrit : Paul Spaak, Jean Lemaire de Belges: sa vie, son œuvre et ses meilleures pages, , réédition de l'édition de Paris, 1926 (lire en ligne).. Marguerite d'Autriche s'inquiétant de ne rien voir arriver à Pâques 1512, Michel Colombe propose dans une lettre du de la faire réaliser par Guillaume Regnault, son neveu. Après le départ de Jean Lemaire et Jean Perréal du projet en 1512, elle change de maître d'œuvre en et fait finalement appel au peintre flamand , dit Jean de Bruxelles, pour les trois tombeaux de l'église, et à Conrad Meyt pour les gisants et transisCf. Marie-Anne Sarda et Magali Philippe, Le Monastère royal de Brou, Bourg-en-Bresse, Fondation BNP Paribas, 2005, p.34.Claude Cochin, Jean Lemaire de Belges, Michel Colombe, Jean Perréal et la construction du tombeau de Philibert de Savoie, , Comptes rendus des séances de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, année 1913, volume 57, (lire en ligne)..
L'abbesse Antoinette de Moustiers commande à l'atelier un christ pour la chapelle du sépulcre de l'abbaye Notre-Dame de Jouarre, qu'elle a créée en . Ce Christ est aujourd'hui conservé dans l'église paroissiale de JouarreJacques Baudoin, Normandie Ile-de-France - La sculpture flamboyante, éditions Créer, 1992, 205..
Michel Colombe meurt avant vers l'âge de . Son neveu par alliance, élève et collaborateur Guillaume Regnault reprend l'atelier tourangeau.
Famille Michel Colombe est le fils de Guillemette et de Philippe Colombe, sculpteur, qui réalisa, en 1416, un tombeau à gisant pour Jean de Brosse (avec une épitaphe ajoutée après sa mort), une Vierge de Pitié, et un saint Martin, pour l'église Notre-Dame d'Huriel. Philippe Colombe était à Bourges en 1434-1435, il habitait une maison du chapitre de la cathédrale sur la paroisse Saint-Pierre-le-Puellier, où il mourut en 1457.
Il a un frère Jean Colombe (vers 1430-1493), enlumineur, et une sœur Jeanne Colombe .
Guillaume Regnault épousera successivement Louise, fille de Jean, puis Marie, fille de Jeanne.
Hommage Au musée du Louvre, la porte le nom de salle Michel-Colombe, consacrée à la sculpture de la première Renaissance françaiseGrande Galerie - Le Journal du Louvre, printemps 2023, n° 32, p. 20-22..
Une rue de Nantes lui a été attribuée sur l'île de Nantes, mais a été orthographiée par erreur « Rue Michel Columb »Plan Rue Michel COLUMB (Nantes), sur gralon.net.. Tout comme une rue à ToursPlan Rue Michel COLOMBE (Tours), sur gralon.net..
Exposition monographique Renaissance d'une œuvre, la Vierge à l'Enfant de Michel Colomb, musée des Beaux-Arts, Tours, du au .
Notes et références
Voir aussi
Lettre inédite Prosper Levot, Biographie bretonne, 1852 (cet auteur fait naître Michel Colombe (Michel Coulm) en Bretagne, à Plougoulm, évêché de Saint-Pol-de-Léon, dont rien n'est dit sur son père, 1, 404). Claude Cochin, Max Bruchet, Une lettre inédite de Michel Colombe, suivie de nouveaux documents sur Jean Perréal et Jean Lemaire de Belges, librairie ancienne Honoré Champion, Édouard Champion, 1914. (Lire en ligne ).
Article . .
Bibliographie
. . . Jean-Yves Ribault, Les Colombe, une famille d'artistes de Bourges au , , dans Michel Colombe et son temps, sous la direction de Jean-René Gaborit, actes du des sociétés historiques et scientifiques, section Histoire de l'art et archéologie, tenu à Nantes du 19 au , éditions CTHS, 2001 . Jean-Marie Guillouët, La sculpture du Val de Loire au : une école introuvable ?, , Revue 303, année 2003, (lire en ligne) . . . .
Articles connexes
Liens externes
Michel Colombe, le dernier imagier du roi , La lettre des Amis de Montluçon, société d'histoire et d'archéologie, 2007, , . Archives de France - Célébrations nationales 2008 : Michel Colombe sculpte le retable de la chapelle du château de Gaillon.
Catégorie:Sculpteur français du XVe siècle Catégorie:Sculpteur français du XVIe siècle Catégorie:Date de naissance non renseignée (XVe siècle) Catégorie:Naissance à Bourges Catégorie:Date de décès non renseignée (XVIe siècle) Catégorie:Décès à Tours Catégorie:Sculpteur tourangeau