Le château de Trémazan se trouve, à l'état de ruine, sur la commune de Landunvez (Finistère), face à Portsall. C'était le fief de la famille du Chastel. Il fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le ..
Localisation Le château de Trémazan, bâti en bordure de la Manche sur les bords de l'anse de Portsall, se situe entre le village de Kersaint et le hameau de Trémazan, dans la commune de Landunvez, à environ au nord-ouest de Brest dans le Finistère. Il est situé en contrebas de la route côtière, caché depuis la mer.
Selon la tradition, le château de trémazan aurait été construit à de la côte et n'en serait plus qu'à Revue "Mélusine", 1884, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5835412w/f175.image.r=landunvez?rk=3154522;0..
Historique vignette|gauche|Le donjon. Trémazan au Moyen Âge
Le château de Trémazan est intimement lié à celui d'une famille : La famille du Chastel. Ce sont eux qui le construisirent et en firent leur principale demeure pendant plusieurs siècles. L'origine de ce lignage est encore environnée de brumes, mais au fil de l'histoire, il gagna sa place au soleil. Tant et si bien que les du Chastel finirent par prendre rang dans la haute aristocratie bretonne et compter parmi les quatre familles les plus importantes du Léon qu'un ancien dicton caractérise en ces termes : Mais la fin du leur sera fatale car, faute d'héritier mâle, la branche aînée finira par s'éteindre.
Au Moyen Âge, le village de Kersaint comptait une dizaine de maisons groupées entre la forteresse et la chapelle. L'histoire du château de Trémazan reste mal connue, sa position excentrée dans l'espace national l'ayant mis à l'abri de la plupart des grands conflits qui ont ensanglanté la France au fil des siècles.
La famille du Chastel (du Chatel) Les seigneurs du Chastel forment une puissante dynastie basée depuis le au moins dans la partie nord du Finistère. Plusieurs de ses représentants ont tenu des fonctions importantes auprès des ducs de Bretagne et rois de France.
Trémazan aux À l'époque moderne, la baronnie du Chastel-Trémazan passa successivement aux mains des familles Scépeaux, GondiMarguerite de Gondi [ou Gondy] (1615-1670), hérita de Trémazan de sa mère Jeanne de Scépaux (1558-1620), de Cossé-BrissacHenri-Albert de Cossé, duc de Brissac (1645-1698), hérita de Trémazan de sa mère Marguerite de Gondi, mariée en 1645 avec Louis de Cossé-Brissac (1626-1661)., de Penancoët de Kerouazle, Crozat et Gontaut-BironJosph-Marie Kersauson de Pennendreff, "Histoire généalogique de la maison de Kersauson", 1886, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k55649073/f81.image.r=Landunvez?rk=407727;2.
La duchesse de Cossé-Brissac est propriétaire du château de Trémazan à la fin du . Elle n'y habite pas, mais le château, « encore solide et bien entretenu », est habité par Toussaint Hullin, sieur de la Pagerie, receveur général du domaine, et son neveu Claude Boutin, sieur de la RenuzièreAbbé J.-M. Guéguen, Les prônes d'un recteur de Landunvez au temps de Louis XIV, "Bulletin diocésain d'histoire et d'archéologie", 1924, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5729760q/f354.image.r=Landunvez?rk=128756;0.
Le château de Trémazan fut abandonné au et vendu, pendant la Révolution française, comme bien national ; ainsi que la chapelle de Kersaint qui ne fut rendue au culte qu'en 1804.. En ruines, il fut toutefois habité fin par un pauvre hère surnommé , vivant de la charité publique et qui en fut le dernier habitant.
Description La tradition voulait que le château de Trémazan date des . Les galets ronds employés pour sa construction, la position du château dans une cuvette et non sur une hauteur, l'existence d'une seule enceinte sans ouvrages avancés ni défenses extérieures, la place du donjon sur l'un des côtés des fortifications (et non au centre, formant un petit château-fort dans le grand comme ce fut le cas plus tard), les hourds ou mâchicoulis en bois dont les traces sont encore perceptibles au sommet du donjon laissent penser à une origine ancienne. Un ouvrage en bois a probablement précédé le château actuel.
Cette chronologie ancienne, sans grand fondement, a été remise en cause par les recherches les plus récentes. L'étude très précise des éléments de bois conservés dans la structure montre que la construction de Trémazan remonte au plus tôt à la première moitié du , vers 1330/1350. La première mention du château remonte à 1351..
Ce bel édifice médiéval, dressé sur un affleurement rocheux, a un donjon carré encore haut de (probablement était-il haut de à l'origine), qui en s'écroulant en partie, pendant l'hiver 1995, a mis l'intérieur à nu et révélé une tour habitable à quatre étages, abritant chacun une chambre. On accédait à celui-ci par une porte percée au rez-de-chaussée, condamnée par une herse et le passage protégé par un assommoir. Le dernier niveau était pourvu de hourds.
Au cours des siècles qui suivirent, le château subit de nombreuses transformations nécessitées par les progrès de l'art militaireAllain Ferrand, « Le château de Trémazan », Bulletin de la Société académique de Brest, 1903, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2076688/f106. Le château était recouvert d'ardoises si l'on en croit la grande quantité d'ardoises retrouvées lors des fouilles.
Une partie des pierres du château ont servi à la construction de l'ancienne église Saint-Louis et d'une salle de spectacle à BrestEusèbe Girault de Saint-Fargeau, "Dictionnaire géographique, historique, industriel et commercial de toutes les communes de la France", tome 2 , 1844-1846, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5549886c/f317.image.r=landunvez?rk=3390574;4.
Description de l'état du château en 1843 vignette|gauche|Ruines du château de Trémazan (dessin de Félix Benoist, 1867). vignette|Les châteaux de Kergroadès et Trémazan en ruines (dessin de A. Karl, 1893-1894). A. Marteville et P. Varin, continuateurs d'Ogée, décrivent ainsi le château de Trémazan en 1843 :
Description du château en 1903 vignette|gauche|Les ruines du château de Trémazan (dessin de 1901). vignette|Plan du château de Trémazan (Allain Ferrand, 1903). Allain Ferrand en fait en 1903 la description suivante :
Association SOS Château de Trémazan Aujourd'hui, l'association SOS Château de Trémazan s'attache à préserver le château et à accroître la connaissance de son passé.
Ainsi, des prélèvements sur les poutres du château ont donné lieu à une étude de dendrochronologie pour mieux dater l'édifice.
En attendant que des fonds soient trouvés pour sa restauration, l'association SOS Château de Trémazan a financé la mise en place d'une protection temporaire contre les effondrements.
Notes et références
Voir aussi
Bibliographie Le Trémazan des du Chastel du château fort à la ruine, Actes du colloque de Brest de , Y. Coativy (dir.), Brest, CRBC-UBO ; Landunvez, Association SOS Château de Trémazan, 2006, . Jean Sannier, "Un château féodal à Trémazan", La Bretagne touristique 5e année n°52 du (avec un dessin de Kerga) Le Château Fort de Trémazan, Association SOS Château de Trémazan, 2001
Articles connexes Haude de Trémazan Liste des châteaux du Finistère Liste des monuments historiques du Finistère
Liens externes
Site officiel de l'association SOS château de Trémazan Casteland : histoire du château de Trémazan et de la famille du Chastel Archives de littérature du Moyen Âge
Trémazan Trémazan Catégorie:Monument historique dans le Finistère Catégorie:Monument historique inscrit en 1926 Trémazan