Joseph-Nicolas Barbeau du Barran, né le à Castelnau-d'Auzan (province de la Gascogne), mort le à Assens (Suisse, canton de Vaud), est un homme politique de la Révolution française et du Premier Empire.
Biographie
La monarchie constitutionnelle, mise en application par la constitution du 3 septembre 1791, prend fin à l'issue de la journée du 10 août 1792 : les bataillons de fédérés bretons et marseillais et les insurgés des faubourgs de Paris prennent le palais des Tuileries. Louis XVI est suspendu et incarcéré, avec sa famille, à la tour du Temple.
En , Joseph-Nicolas Barbeau du Barran, alors procureur-syndic du Gers, est élu député du département, le cinquième sur neuf, à la Convention nationale.
Il siège sur les bancs de la Montagne. Lors du procès de Louis XVI, il vote la mort, et rejette l'appel au peuple et le sursis à l'exécution de la peine : J'ai consulté la loi : elle me dit que tout conspirateur mérite la mort. Le même loi me dit aussi que la même peine doit s'appliquer aux mêmes crimes. Je vote pour la mort. Le , il vote contre la mise en accusation de Jean-Paul Marat : D'où vient donc cet acharnement sans exemple contre un citoyen qui quelquefois, je l'avoue, peut avoir professé des opinions exagérées, mais que je ne sache pas avoir commis de crimes ? à moins qu'on ne lui en fasse un, de s'être montré l'un des plus fermes colonnes de la Révolution ; [...] d'avoir osé prédire, il y a trois mois, qu'avant le mois d'avril Dumouriez trahirait la France [...]. Je conclus qu'il n'y a lieu, quant à présent, au décret d'accusation contre Marat. Le , il vote contre le rétablissement de la Commission des Douze. Le 19 brumaire an II (le ), au nom du Comité de sûreté générale, il fait décréter d'arrestation Charles-Nicolas Osselin (député de la Seine), accusé d'avoir caché Charlotte-Félicité de Luppée, noble passée à l'émigration.
Après la chute de Robespierre, Joseph-Nicolas Barbeau du Barran siège parmi les « derniers Montagnards ». Lors de l'insurrection du 12 germinal an III (), il signe la demande l'appel nominal alors que les anciens membres du Comité de Salut public (Bertrand Barère, Jacques-Nicolas Billaud-Varenne et Jean-Marie Collot-d'Herbois) et de sûreté générale (Marc Vadier) sont décrétés de déportation sur l'île d'Oléron. Le 9 prairial (), sur motion de Benoît-Louis Gouly (député de l'Île de France), et à l'issue de l'insurrection du 1er prairial (), il est décrété d'arrestation aux côtés des derniers membres des Comités de l'an II. Il est amnistié à la clôture de la Convention.
Lors des élections législatives de 1798, Joseph-Nicolas Barbeau du Barran est réélu député du Gers, mais son élection est invalidée par la loi du 22 floréal an VI.
Lors des Cent-Jours, il est élu député du Gers à la Chambre des représentants. À la Restauration, il est frappé par la loi du 12 janvier 1816, qui bannit hors de France les régicides qui ont soutenu le retour de Napoléon Bonaparte. Il se réfugie en Suisse, à Assens, où il meurt la même année.
Comme d'autres de ses collègues conventionnels tels que Maribon-Montaut, Joachim Perez ou Jean Moysset, il fréquente les cercles de la franc-maçonnerie..
Notes et références
Sources Archives parlementaires de 1787 à 1860 : recueil complet des débats législatifs et politiques des Chambres françaises. Première série, 1787 à 1799. Tomes LVII, LXII, LXV, LXVI, LXVIII et LXXI
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Liens externes
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