Le FK Velež Mostar est un club bosnien de football basé à Mostar. Il joue actuellement dans la Premijer Liga BiH (D1).

Le club a été fondé le sous le nom du RŠK Velež Mostar. Le club évolue depuis 1995 dans le stade Stadion Rođeni ( places), mais son stade historique est le stade Pod Bijelim Brijegom ( places). Le club est nommé d'après la montagne voisine de la ville de Mostar, "Velež".

Depuis l'éclatement de la Yougoslavie, la ville de Mostar est séparée entre deux communautés (croate et bosniaque).

Le grand rival du Velež est le HŠK Zrinjski Mostar, le club de la partie croate de la ville.

Histoire du club Les débuts Dans cette ville moyenne, le football met du temps à s’implanter. Avant la seconde guerre mondiale, il ne joue pas un très grand rôle. Le club des croates de la ville Zrinjski est le plus ancien, créé en 1905. Il n’a jamais connu de résultats de hauts niveaux. Le football est alors dominé par les clubs de Split (Hajduk), Zagreb (HASK, Gradjanski et Concordija), Belgrade (BSK) et même Sarajevo (Slavija). Depuis 1922, un autre club, multi-ethnique, est venu s’installer dans le cœur des habitants de Mostar et a permis au football de se développer, ses créateurs lui ont donné le nom d’une des montagnes à l’est de la ville, Velež.

Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, le gouvernement de Tito décide, dans le football comme dans le reste de la société de bannir les symboles du régime des oustachis. Les clubs de football qui ont participé aux championnats de 1942 à 1944 sont ainsi interdits.

Zrinjski club activiste croate est dissous, (tout comme Gradjanski, HASK et Concordija Zagreb) remplacés par Dinamo et Velež repart en troisième division. L’équipe au maillot rouge a comme symbole une étoile rouge bien en rapport avec le gouvernement de l’époque. Mais, elle est encore quantité négligeable dans un football yougoslave qui commence à s’affirmer au niveau international en éliminant la France de la Coupe du monde 1950 au Brésil.

En 1951 elle accède à la seconde division fédérale, et c’est en 1952 que Velež est promu pour première fois au sein de l’élite du football yougoslave. Son équipe est composée presque exclusivement de joueurs locaux provenant des différents groupes ethniques de la ville. Les vedettes sont le gardien de but Barbarić, (Velež va développer une longue tradition d’excellents gardiens) et deux jeunes attaquants qui s’affirment et joueront un grand rôle dans le futur du club: Sulejman Rebac et Muhamed Mujić.

L’expérience est peu concluante puisque le club est relégué au bout d’une seule saison, mais la sauce a pris. Le public vient nombreux et fait que Velež rassemble toute la population de la ville. Champion de seconde division en 1955, Velež qui continue de s’appuyer sur les produits du cru ne connaîtra plus jamais la relégation jusqu'à la fin de l’ère yougoslave, soit 37 saisons consécutives avec un effectif composé en grande partie de joueurs locaux. Son style de jeu, sa capacité à révéler de jeunes talents, sa singularité dans un football dominé par la bande des quatre (Étoile Rouge, Partizan, Dinamo et Hajduk) en ont fait un club à part. Ses vicissitudes depuis 1992 rendent son histoire encore plus mélancolique.

Velež, une anomalie dans le football yougoslave

En , Velež est finaliste de la Coupe du Maréchal Tito, battu par l’Étoile Rouge de Belgrade: 4-0. Mujić joue en équipe nationale avant d’être le premier joueur du club à s’expatrier pour passer un peu plus d’une saison aux Girondins de Bordeaux (1962-63), lorsque Tito décide d’autoriser ses footballeurs à exercer leurs talents à l’étranger.

L’équipe de Mostar est un club de milieu de tableau qui forme de bons jeunes et propose un football offensif et agréable à voir. Velež est d’abord une école de gardiens de but. À Barbarić, succède Gordan Irović qui jouera en équipe nationale et un très jeune espoir, né à Mostar en 1944, Ivan Čurković qui débute à 17 ans en 1961. Il quittera Mostar pour rejoindre le Partizan et connaîtra la notoriété à Saint-Étienne. Son remplaçant à Saint-Étienne, Esad Dugalić, a lui aussi été formé au Velež. Mais, le plus grand gardien de l’histoire du club, Enver Marić, débute un peu plus tard en 1967. Il jouera dans son club jusqu’en 1985, plus de 400 matches de première division et participera à la Coupe du monde 1974 en Allemagne. Tous les trois sont nés à Mostar, et d’autres gardiens de première division comme Horvatić (Maribor), les frères Mrgan (originaires de Capljina toute proche), Slavko Njegus ou Velimir Pudar ont aussi débuté au Velež.

Le club forme également des attaquants. Lorsque Rebac, l’une des vedettes des années 1950 devient entraîneur en 1967, il lance de nombreux jeunes joueurs qui deviendront les vedettes du club: Dusan Bajević, Franjo Vladić, Mehmet Glavović (que Velež et la FSJ - Fédération Yougoslave de Football – réussiront à transférer au Munich 1860 en 1976 en le faisant passer pour un joueur de 28 ans alors qu’il est né en … 1945). En attaque, débute Salem Halilhodzić et au milieu de terrain ou à l’aile droite Jadranko Topić. Dans cette jeune équipe, il y a des Serbes (Bajević, Ristić, plus tôt Čurković), des Croates (Vladić, Topić, Kvesić) et des Bosniaques (Marić, Hadziabdić) qui reflètent le caractère multi-ethnique de la ville.

Rebac forme son groupe et garde ses joueurs. Depuis le milieu des années soixante l’exode des meilleurs footballeurs est le principal problème du football yougoslave. Mais les joueurs de Velež sont jeunes et le gouvernement titiste a mis une clause restrictive à leur transfert: avoir atteint l’âge de 28 ans. Le groupe reste le même et se crée des automatismes, le club est assez fort pour repousser les offres des quatre grands et garder son effectif. Les résultats sont là et le public aussi. Il est tellement nombreux qu’un nouveau stade est construit en 1971 dans la banlieue ouest de la ville, le “Bijeli Brijeg” est le second stade de Bosnie par sa capacité, places.

En 1972, l’équipe, dans son nouveau stade, finit sixième mais possède la meilleure attaque du championnat. Bajević marque 16 buts et joue (tout comme Marić) avec l’équipe nationale, à la “mini Coupe du monde” au Brésil où son entente avec Dragan Džajić fait merveille. En 1973, avec une formation pratiquement identique à l’année précédente, Velež finit deuxième du championnat à six points de l’intouchable Étoile Rouge de Belgrade. Cette équipe est restée célèbre en Yougoslavie sous le nom de BMV (Bajević, Marić, Vladić), les trois symboles de l’équipe, tous nés à Mostar dans les trois communautés et ont uni leurs efforts pour faire de la petite équipe d’Herzégovine une anomalie dans un football yougoslave dominé par les puissants et les proches du pouvoir.

La saison 1973-74 sera la meilleure dans l’histoire du club. Deux jeunes joueurs, Boro Primorac et Vahid Halilhodžić sont venus s’ajouter au groupe de Velež qui vient accrocher les favoris et lutter pour le titre. La lutte sera serrée jusqu’à la dernière journée et c’est finalement à la différence de buts qu’Hajduk Split sera sacré champion à la fin de la saison.

Le rêve est passé, jamais Velež ne sera champion de Yougoslavie. Mais, c’est en Europe en 1974-75 que le club va se distinguer atteignant les quarts de finale de la Coupe de l’UEFA, battu par les Hollandais de Twente Enschede. Il remporte son premier succès avec la Coupe de Yougoslavie. Les meilleurs joueurs s’expatrient et remplissent les caisses du club. Bajević et Vladić vont à l’AEK d’Athènes, Topić aux Cosmos de New York, Marić à Schalke 04. Mais la relève est là, Blaz Slišković anime le milieu de terrain et Vahid Halilhodžić l’attaque. Seul Primorac a quitté le club pour rejoindre Hajduk. L’arrivée de Milos Milutinović comme entraîneur coïncide avec la seconde victoire en Coupe de Yougoslavie en 1981 grâce surtout à un Halilhodžić au sommet de sa forme à la veille de son départ pour Nantes. Le déclin Mais, cette victoire de 1981 marque le chant du cygne pour Velež mais aussi pour la Yougoslavie. À la mort de Tito, la situation économique du pays est désastreuse. Les besoins croissants de liquidités des grands clubs les incitent à puiser dans un marché national jusque-là limité aux joueurs de deuxième division. Velež n’est plus en mesure de garder ses meilleurs joueurs. Slisković est transféré pour une somme dérisoire à Hajduk alors qu’il n’a que 23 ans. Avec l’ouverture de marchés alternatifs les grands clubs allemands et français boudent les joueurs de Mostar. De 1984 à 1989, Velez, qui doit transférer tous ses joueurs de plus de 28 ans pour continuer à vivre, ne trouve que des seconds couteaux. Ce ne sont pas les transferts payés par des clubs de seconde division allemande comme Nuremberg pour Kajtaz ou Oberhausen pour Krstičević, des clubs modestes en Grèce et en Turquie: Eskisehirspor (Banović), Bursaspor (Bijedić), Kalamaria Salonique (Skočajić) qui vont améliorer la situation économique. Les caisses du club s’en ressentent, Velež ne peut plus jouer dans la cour des grands et se contente de former des jeunes pour les voir partir.

Le public se fait plus rare, crise économique et résultats moyens aidant, au Bijeli Brijeg. Mais le club reste l’un des points de repère forts dans la ville.

Retour en Europe Après une saison 2020/21 terminée à la place du Championnat de Bosnie-Herzégovine, le Velez Mostar gagne son ticket pour la nouvelle Ligue Europa Conférence. Opposé aux Nord-Irlandais de Coleraine, les Rođeni effectuent leur retour en Europe, trente-trois ans après leur dernier match face à Hearts of Midlothian.

Les différentes équipes au fil du temps (à venir)

Chronologie historique du club 1922 : Fondation du club sous le nom de RŠD Velež Mostar 1952 : Champion de division 2 yougoslave 1955 : Champion de division 2 yougoslave 1958 : Finaliste de la Coupe de Yougoslavie 1962 : Participation à l'International football cup 1963 : Participation à l'International football cup 1973 : à une Coupe d'Europe (Coupe UEFA, C3), saison 1973/1974 1973 : Vice-champion de Yougoslavie 1974 : Vice-champion de Yougoslavie 1975 : Quart-finaliste de la Coupe UEFA 1976 : Finaliste de la Coupe Mitropa 1981 : à une Coupe d'Europe (Coupe des vainqueurs de coupes, C2), saison 1981/1982 1981 : Vainqueur de la Coupe de Yougoslavie 1981 : Vainqueur de la Coupe des Balkans 1982 : Huitième de finale de la Coupe des vainqueurs de coupes 1986 : Vainqueur de la Coupe de Yougoslavie 1987 : Huitième de finale de la Coupe des vainqueurs de coupes 1987 : Vice-champion de Yougoslavie 1989 : Finaliste de la Coupe de Yougoslavie 1998 : Demi-finaliste de la Coupe de Bosnie-Herzégovine 2004 : Vice-champion de la division 2 bosnienne 2005 : Vice-champion de la division 2 bosnienne 2006 : Champion de division 2 bosnienne 2012 : Demi-finaliste de la Coupe de Bosnie-Herzégovine 2019 : Champion de division 2 bosnienne et montée en première division 2022 : Vainqueur de la Coupe de Bosnie-Herzégovine

Februarski Turnir (Tournoi de février)

C'est un tournoi organisé par le FK Velež de 1965 jusqu'en 1992 (avant la guerre). Ce tournoi marquait la libération de Mostar le des forces allemandes. Vingt-huit éditions furent jouées. Velež l'a gagné quinze fois. Un total de trente-deux équipes furent invités à ce tournoi. Parmi ces équipes, il y eut des sélections nationales comme, l'équipe d'URSS , l'équipe de Pologne ou encore l'équipe Yougoslavie . Des équipes de clubs en provenance, de 20px Bosnie-Herzégovine : FK Velež, FK Željezničar Sarajevo, FK Sarajevo, FK Sloboda Tuzla, NK Čelik Zenica, FK Borac Banja Luka. de 20px Serbie : FK Partizan Belgrade, FK Crvena Zvezda, FK Vojvodina Novi Sad, FK Radnički Niš. du 20px Monténégro : FK Budućnost Titograd, FK Sutjeska Nikšić. de 20px Slovénie : NK Olimpija Ljubljana. de 20px Croatie : NK Dinamo Zagreb, HNK Hajduk Split. d' Autriche : SK Sturm Graz, Rapid Vienne. de Hongrie : Budapest Honvéd, Újpest Dózsa SC, MTK Budapest FC, Vasas Budapest SC, Gyõr ETO FC.