La d'infanterie est une division d'infanterie de l'armée de terre française qui a participé à la Première Guerre mondiale, la Seconde Guerre mondiale et la Guerre d'Algérie.
Création et différentes dénominations
1873 : création de la d'infanterie 1921 : dissoute : recréée : capture de la division : recréation de la d'infanterie motorisée : le d'armée (ex-corps d'armée d'Oran) prend le nom de : dissolution de la 1967 : recréation de la (mécanisée) 1977 : devient blindée
Les chefs de la d'infanterie : général Pajol - : général Schmitz . - : général Lacretelle - : général Fay - : général de France . : général Riff - : général Sonnois - : général Mouton . - : général Blancq . - : général Castex (n'a pas pris le poste) . - : général Oudard . - : général Pelecier - : général Vautier . - : général de Trentinian . : général Sarrail : général Rabier - : général Guillaumat . : général Lebrun : général Linder - : général Horace Fernand Achille Pentel - : général Challe - : général Ragueneau . : général Boyer : général Breton . - : général Siben - : général Capdepont (dissolution) - : général Oemichen - : général Musse - : lieutenant-colonel Desroche (groupement de rescapés) (dissolution) 1951 - : général Navereau - : général Ghislain . 1955 : général Pédron . : Général Dodelier . -1962 : général Fayard
De 1873 à 1914
La division est créée en septembre 1873 et regroupe les et d'infanterie.
En , le d'infanterie, le bataillon de chasseurs à pied et le bataillon de chasseurs à pied forment la , qui est rattachée à la en plus des et .
Première Guerre mondiale Composition au cours de la guerre Infanterie : d'infanterie de la mobilisation à : d'infanterie jusqu'en , d'infanterie, d'infanterie à partir de . d'infanterie, de la mobilisation à la fin , puis de février à : d'infanterie, d'infanterie. d'infanterie de la mobilisation à : d'infanterie, bataillon de chasseurs à pied, bataillon de chasseurs à pied. L'infanterie est regroupée dans l' à partir d' : d'infanterie, d'infanterie, bataillon de chasseurs à pied, bataillon de chasseurs à pied, un bataillon du d'infanterie territoriale d' à l'armistice. Artillerie: d'artillerie de campagne de la mobilisation à l'armistice, groupe du d'artillerie lourde du à l'armistice (numéroté groupe de à ). artillerie de tranchée : d'artillerie de campagne, à partir de 1916. Cavalerie : de dragons : de la mobilisation à l'armistice, de chasseurs : et de 1916 à l'armistice, du au (passe alors à la DI). Génie : du génie : compagnie 2/2 d' à l'armistice, compagnie 2/2 bis puis 2/52 de à l'armistice, compagnie 2/71 de à l'armistice. Historique 1914 - : couverture vers Mangiennes et Spincourt, puis entre Mangiennes et Marville. : combat vers Mangiennes. 21 - : offensive vers le nord. Engagée dans la bataille des Ardennes, au nord-ouest de Virton : combats vers Bellefontaine, puis vers Gérouville. - : repli sur la Meuse, vers Martincourt. : arrêt dans la région de Beaufort-en-Argonne. : combat vers Luzy-Saint-Martin. : combats vers la ferme Thibaudine et Yoncq (bataille de la Meuse) : continuation du repli vers par Grandpré, Vienne-le-Château et Remicourt, jusque dans la région de Cheminon-la-Ville. 6 - : engagée dans la de la Marne. 6 - : bataille de Vitry : combats vers Sermaize-les-Bains et Pargny-sur-Saulx. Le , poursuite par Vroil, Le Châtelier et Sainte-Menehould, jusque dans la région de Servon. - : combats entre Servon et Binarville, puis stabilisation du front et occupation d'un secteur vers Bagatelle et le Four de Paris (guerre des mines) , 17 et , 17, 20 et : attaques allemandes et contre-attaques françaises. : violente attaque allemande.
1915 - : retrait du front et repos vers Charmontois-le-Roi ; instruction. - : mouvement, par Sivry-sur-Ante, vers la région de Somme-Tourbe. : éléments engagés, vers la ferme Beauséjour, dans la de Champagne à la disposition des 1, 2 et D.I.. 12 - : occupation d'un secteur au nord-ouest des Mesnil-lès-Hurlus. 23 - : retrait du front et repos vers Herpont. - : mouvement, par Souilly, vers la région de Ronvaux. - : engagée dans la 1re bataille de la Woëvre, vers Maizeray et Pareid. 5, 6 et : attaques françaises. Le , occupation d'un secteur vers Trésauvaux et Marchéville. vignette|Les tranchées de la DI aux Éparges en juillet 1915. - : mouvement de rocade et occupation d'un nouveau secteur vers la tranchée de Calonne et Trésauvaux, réduit à gauche, le , jusqu'au ruisseau de Champlon ; nombreuses actions locales. : secteur réduit, à droite, jusque vers le village des Éparges. Front étendu à droite, le , jusqu'à la tranchée de Calonne (guerre de mines), et, le , jusqu'à Vaux-lès-Palameix. - : retrait du front et transport par camions de la région de Dieue-sur-Meuse dans celle de Sainte-Menehould ; repos. - : mouvement vers Somme-Suippe. 6 - : tenue prête, vers Perthes-les-Hurlus, à intervenir dans la de Champagne. : occupation d'un secteur vers les Mamelles et le sud de Tahure, étendu à gauche, le 16, jusqu'au nord de Tahure 30 - : violentes attaques allemandes vers Tahure.
- : Retrait du front, le , mouvement par étapes et transport par camions de la région de Somme-Bionne dans celle de Chaumont-sur-Aire ; repos. Le , mouvement vers Souilly ; repos, instruction et travaux.
1916 - : mouvement vers le front puis occupation d'un secteur vers Kœur-la-Grande et le sud de Vaux-lès-Palameix. Front réduit à droite, le février, jusqu'aux Paroches, le , jusque vers Woimbey. Le , front étendu, à droite, jusqu'à Dompcevrin. vignette|Chasseurs du de la DI devant le fort de Douaumont, avril 1916. 10 - : retrait du front et transport dans la région de Verdun. : engagée dans la bataille de Verdun, vers la ferme Thiaumont et l'étang de Vaux : attaque allemande. : attaque française. : attaque allemande. - : retrait du front et transport par camions dans la région Villers-le-Sec, Chenevières, le , transport par V.F. dans celle de Ressons-l'Abbaye ; repos. - : mouvement vers le sud ; repos vers Verberie. Jusqu'au , éléments en secteur au bois des Loges (à la disposition du C.A.C.) : mouvement par étapes vers Poix-de-Picardie ; repos. : mouvement vers la région de Proyart ; stationnement. - : engagée dans la bataille de la Somme, vers Belloy-en-Santerre et Estrées-Deniécourt. 19 - : retrait du front et repos vers Bayonvillers. - : engagée à nouveau dans la bataille de la Somme, vers Berny. 4, 5 et : attaques françaises sur Berny. : prise de Berny. - : retrait du front et transport par camions dans la région de Sourdon ; repos. - : mouvement vers Proyart ; à partir du , occupation d'un secteur vers Berny et le sud de Belloy-en-Santerre, réduit à gauche, le , jusqu'au sud de Berny. - : retrait du front, et transport par V.F. dans la région de Toul ; repos et instruction. 1917 - : mouvement, par Nancy, vers Lunéville ; travaux de . : mouvement vers le camp de Bois-l'Évêque : repos et instruction. : transport par V.F. de la région de Toul dans celle de Mareuil-le-Port ; repos et instruction. 8 - : mouvement par Villers-Agron et Crugny, vers Beaurieux ; préparatifs d'offensive. 15 avril : Bataille du Chemin des Dames, tenue prête à intervenir; non engagée. vignette|Tranchées de la () sous le feu devant Sapigneul, mai 1917. - : occupation d'un secteur entre le nord du Godal et l'Aisne (éléments dès le ). : front réduit, à droite, jusqu'au nord de la Neuville. , 4, 11 et : engagements violents vers Sapigneul - : retrait du front, et, à partir du , repos vers Châtillon-sur-Marne. : mouvement vers la région de Revigny, par Montmort, Soudron, et Vitry-le-François. : repos et instruction vers Saint-Lumier-la-Populeuse. 17 - : mouvement vers le front, et, le , occupation d'un secteur vers la Hayette et la corne sud-est du bois d'Avocourt. - : retrait du front (éléments laissés en secteur jusqu'au ) ; repos vers Ligny-en-Barrois, à partir du 15, vers Void (éléments en secteur vers Saint-Mihiel). - : mouvement vers la région de Verdun ; puis occupation d'un secteur vers Haucourt et Avocourt, étendu à gauche, du au , jusqu'à l'ouest d'Avocourt).
1918 - : retrait du front ; repos et instruction dans la région de Tannois, puis, à partir du , dans celle de Vanault-les-Dames. - : transport vers le front, et, à partir du , occupation d'un secteur vers le Bois-le-Chaume et Beaumont, déplacé à gauche, le , vers Beaumont et la cote 344. 17 - : retrait du front, mouvement vers Laheycourt ; repos. - : transport par V.F. de la région de Revigny dans celle de Mareuil-sur-Ourcq. : engagée, vers Oulchy-le-Château, dans la de l'Aisne : violents combats vers Neuilly-Saint-Front. : stabilisation ; organisation d'un secteur vers Chézy-en-Orxois et Dammard. - : retrait du front ; puis travaux de à l'ouest de l'Ourcq (vers Étavigny) ; instruction d'éléments américains. , mouvement vers Rebais ; tenue prête à intervenir. - : mouvement vers le front, engagée dans la de la Marne : d'abord en vers Fontenelle ; puis combats de Saint-Agnan et de La Chapelle-Monthodon ; franchissement de la Marne et organisation du front au nord de cette rivière. : retrait du front, et repos vers La Ville-sous-Orbais. : reprise de l’offensive : combat dans la forêt de Ris et vers Arcis-le-Ponsart ; franchissement de l'Ardre. - : retrait du front ; mouvement vers la région d'Herpont, puis repos vers Givry-en-Argonne. - : mouvement vers le front ; occupation d'un secteur vers Perthes-les-Hurlus et le Mesnil-les-Hurlus, étendu à droite, le , jusque vers la ferme Beauséjour. : retrait de front et préparatifs d'offensive. - : engagée dans la bataille de Somme-Py (bataille de Champagne et d'Argonne) : combats à Manre, Liry et Croix Gille. En , à partir du . - : Retrait du front, le , transport par V.F. dans la région de Lunéville. À partir du , occupation d'un secteur vers Leintrey et le Sânon; préparatifs d'offensive. Rattachements
Affectation organique : corps d'armée d' à
Affectation par armée :
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– – 12 –
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2 – – 25 –
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17 –
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– Détachement d'armée Gérard 4 – Détachement d'Armée de Lorraine – Région fortifiée de Verdun – – Armée US 6 –
L'entre-deux-guerres vignette|Rassemblement du de la DI à Oberbronn en novembre 1919.
Seconde Guerre mondiale La division d'infanterie est recréée le à la mobilisation. Il s'agit d'une division de réserve de série A. Le , la DI, sous les ordres du général Musse, est rattachée au corps de réserve du GQG qui est intégré à la Armée.
À cette date la division d'infanterie se compose de : d'infanterie divisionnaire antichar (rejoint en ) d'infanterie
d'infanterie d'artillerie divisionnaire divisionnaire antichar (équipée de canons de 75 puis de canons de 47) d'artillerie lourde divisionnaire groupe de reconnaissance de division d'infanterie et tous les services (Sapeurs mineurs, télégraphique, compagnie auto de transport, groupe sanitaire divisionnaire, groupe d'exploitation etc.) Du 25 au 30 mai 1940, la division combat dans la poche de Lille. La division cesse d'exister le mais quelques centaines d'hommes, sous les ordres du lieutenant-colonel Desroche, parviennent à embarquer à Dunkerque.
Division atomique et guerre d'Algérie La d'infanterie motorisée est recréée en , à partir de la division Sud des troupes d'occupation en Allemagne (elle reprend les traditions de la marocaine de montagne). Elle est surnommée division atomique et son quartier général est à Fribourg-en-Brisgau.