Larbi Ben Boudaoud, né le à Dugny en Seine-Saint-Denis, est un judoka français d'origine algérienne.. Marié, il est père de deux garçons.

Biographie

Les débuts Fils d’immigrés kabyles et huitième d'une famille de neuf enfants, Larbi Ben Boudaoud décide de commencer le judo en club à l’âge de 10 ans. Il se met à ce sport pour faire comme cinq de ses frères, ses modèles. Il va alors commencer au Bourget puis à Dugny à 15 ans. C'est à partir de la catégorie d'âge junior qu'il remporte des compétitions de niveau national..

À 18 ans, il entre à l’INSEP, ses premiers pas vers le haut niveau. Surnommé « le chat » pour sa vitesse et sa souplesse, il a tout de suite tapé dans l’œil de l’homme qui le mènera vers son titre mondial, René Rambier : « Dès que j’ai commencé à le suivre en 1994, j’ai su que l’on tenait un élément de grand avenir ».

Carrière d'athlète Il participe à ses premiers Jeux Olympiques en 1996 à Atlanta. Il est malheureusement battu au premier tour par le Brésilien Guimaraes. Un an plus tard, en 1997, il termine déjà sur la deuxième marche du podium lors des Mondiaux de Paris. La consécration arrive en 1999, lorsqu’à 25 ans, il monte sur la plus haute marche du podium lors des championnats du monde à Birmingham, face au turc Hüseyin Özkan.

Deux fois champion d’Europe, Larbi Ben Boudaoud n’atteindra jamais le Graal olympique, son plus grand regret. Le titre lui échappe en 2000 à Sydney, lors d’une finale qu’il aura tout de même menée, une nouvelle fois face à Hüseyin Özkan. La Fédération française de judo lui décerne, en 2003, le Kimono d’or, qu'il avait déjà failli recevoir en 2000, David Douillet ayant été sacré pour la deuxième fois cette année.

Ces derniers Jeux à Athènes se termineront sur une défaite frustrante au premier tour à l’âge de 30 ans. Le rêve olympique s’envole. Il décide de se retirer de la compétition sur une belle note en 2005, après sa victoire au championnat de France par équipes avec l'Athletic Club de Boulogne-Billancourt.

Carrière d'entraîneur Il ne quittera pas le monde du judo très longtemps, puisqu’en 2006, il devient entraîneur de l'équipe nationale à l'INSEP. Après un passage chez les garçons, il devient entraîneur chez les féminines à partir de 2009. Puis, en , il est nommé responsable de l'équipe de France féminine..

Parmi les athlètes qu'il a entraînés au cours de sa carrière, on retrouve notamment Lucie Décosse. Il l'accompagnera et sera sur la chaise de coach lors des Jeux Olympiques de Londres 2012, où elle y obtient, le , le titre olympique en catégorie des moins de 70 kg. Il la retrouvera à ses côtés quelques années plus tard, en 2016 ; elle aussi en tant qu’entraîneur de l’équipe de France féminine.

De 2012 à 2021, c’est lui qui coachera Clarisse Agbegnenou, considéré comme la meilleure judokate française de l’histoire. La relation qui unit les deux compères débute bien avant l'équipe de France. En effet, ils s’étaient déjà rencontrés lors d’un stage privé à Clermont-Ferrand. A cette époque, Clarisse n'avait que 16 ans, mais déjà, son futur entraîneur avait détecté son potentiel : "J'ai dit à cette petite qu'elle avait de fortes chances qu'on la retrouve au très haut niveau. Un an après, elle rentrait à l'Insep".

La relation presque « père-fille » entre les deux fonctionnera à merveille, puisque durant cette période, la française remportera 5 titres européens (2013, 2014, 2018, 2019 et 2020), 5 titres mondiaux (2014, 2017, 2018, 2019, 2021) ainsi qu’une médaille d’argent lors des Jeux de Rio 2016, et enfin, le sacre olympique aux Jeux de Tokyo 2020.

Directeur de la haute performance Larbi Ben Boudaoud est nommé en directeur de la haute performance du judo français par Stéphane Nomis, président de la FFJDA. Lors des Jeux Olympiques de Tokyo 2020, il sera à la tête de l'équipe de France. Une réussite puisque le clan français réussira à remporter 8 médailles, dont une en or lors de l'épreuve par équipes. Cette victoire par équipe est encore plus symbolique quand on sait que c’est la première mixte de l'histoire des Jeux, et face au Japon dans leur propre pays.

Larbi Ben Boudaoud décide, en 2022, de démissionner de son poste, après que son président ait décidé de démettre de ses fonctions Christophe Gagliano, que Ben Boudaoud avait nommé au poste de responsable de l'équipe de France masculine. Il décide tout de même de rester à la Fédération et occupe désormais le poste de directeur des relations sportives et institutionnelles.

Palmarès

Palmarès National et International AnnéeCompétitionLieuRésultatCatégorie1994Championnats d’Europe JuniorLisbonne Moins de 65 kg1995Championnats de FranceParisMoins de 65 kg1996Championnats d’EuropeLa HayeMoins de 65 kgPar équipes1997Championnats d’EuropeOstendeMoins de 65 kg1997Championnats du MondeParisMoins de 65 kg1998Coupe du monde des nations MinskPar équipes1998Championnats d’EuropeOviedoMoins de 66 kg1998Championnats du MondeMinskPar équipes1999Championnats d’EuropeBratislavaMoins de 66 kg1999Championnats du MondeBirminghamMoins de 66 kg2000Jeux olympiquesSydneyMoins de 66 kg2001Championnats d’EuropeParisMoins de 66 kg2002Championnats de FranceParisMoins de 73 kg2003Championnats de FranceParisMoins de 66 kg2003Championnats du MondeOsakaMoins de 66 kg2005Championnats de FranceMetzPar équipes

Tournois Grand Chelem et Grand Prix Médaille d'or au Tournoi de Paris (France) - 66 kg en 2003 Médaille de bronze au Tournoi de Paris (France) - 66 kg en 2001 Médaille d'or à la Coupe Kano (Japon) - 66 kg en 1999 Médaille d'or au Tournoi de Rome (Italie) - 66 kg en 1998 Médaille d'or au Tournoi de Rome (Italie) - 65 kg en 1997 Médaille d'or au Tournoi de Bonn (Allemagne) - 65 kg en 1997 Médaille d'argent au Tournoi de Paris (France) - 65 kg en 1997 Médaille d'or au Tournoi de Rome (Italie) - 65 kg en 1996 Médaille d'argent au Tournoi de Paris (France) - 65 kg en 1996 Médaille d'or au Tournoi de Birmingham (Grande-Bretagne) - 65 kg en 1995

En tant qu'entraîneur Meilleur entraineur européen (décerné par l'Union européenne de Judo) en 2018

Grade

Il obtient sa Dan (ceinture blanche-rouge) le Liste des Haut gradés. Puis, il est promu Dan le .

Distinction

par décret du .

Vidéographie

En 2003, sort le film Tatami de Camille de Casabianca, une plongée dans l'équipe de France, dont il est le héros.

Notes et références

Liens externes

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