Jean-François-Bertrand Delmas, né le à Toulouse, mort le 15 vendémiaire an VII () à Paris, est un militaire et homme politique de la Révolution française.
Biographie
Jean-François-Bertrand Delmas est officier au régiment de Bourbon sous l'Ancien Régime, puis aide-major de la garde nationale toulousaine au début de la Révolution.
Mandat à la Législative La France devient une monarchie constitutionnelle en application de la constitution du 3 septembre 1791. Le même mois, Jean-François-Bertrand Delmas est élu député de la Haute-Garonne, le huitième sur douze, à l'Assemblée nationale législative.
Il siège sur les bancs de la gauche de l'Assemblée. En , il vote en faveur de la mise en accusation de Bertrand de Molleville, le ministre de la Marine. En avril, il vote pour que les soldats du régiment de Châteauvieux, qui s'étaient mutinés lors de l'affaire de Nancy, soient admis aux honneurs de la séance. En août, il vote en faveur de la mise en accusation du marquis de Lafayette.
La monarchie prend fin à l'issue de la journée du 10 août 1792 : les bataillons de fédérés bretons et marseillais et les insurgés des faubourgs de Paris prennent le palais des Tuileries. Louis XVI est suspendu et incarcéré à la tour du Temple.
Mandat à la Convention En , Jean-François-Bertrand Delmas est réélu député de la Haute-Garonne, le deuxième sur douze, à la Convention nationale.
Il siège sur les bancs de la Montagne. Lors du procès de Louis XVI, il vote la mort, et rejette l'appel au peuple et le sursis à l'exécution. En , il vote contre la mise en accusation de Jean-Paul Marat. En mai, il vote contre le rétablissement de la Commission des Douze.
Jean-François-Bertrand Delmas exerce des fonctions dirigeantes au sein de la Convention girondine. Le , il est élu membre de la Commission de Salut public. Le , il est élu président de la Convention,et ses secrétaires sont Pierre-Joseph Cambon, François Mellinet et Charles-Gilbert Romme. Le , il est élu membre du Comité de Salut public, le deuxième sur douze derrière Bertrand Barère par 347 voix.
Delmas prend part à la chute de Robespierre : le 9 thermidor, il réclame le décret d'arrestation contre François Hanriot, le commandant de la garde nationale de Paris ; il fait partie des douze députés adjoints à Paul Barras, alors « commandant général de la force armée de Paris ».
Delmas prend part à la réaction durant la Convention thermidorienne. En fructidor an II (), il est élu membre du Comité de Salut public aux côtés de Charles Cochon de Lapparent, d'Antoine-François Fourcroy et de Philippe-Antoine Merlin de Douai. Lors de l'insurrection du 1er prairial an III () et de l'insurrection royaliste du 13 vendémiaire an IV (), il participe, de nouveau aux côtés de Barras, à la répression des émeutiers.
Mandat aux Anciens Delmas est membre du Conseil des Anciens - chambre haute du Directoire - de 1795 à 1798. Il est le Président de cette institution du au .
Il fait, le 18 fructidor, un éloge de la modération et du régime du Directoire.
Commençant à montrer des signes d'une grande exaltation, il est interné en 1798 dans une maison de santé du citoyen Albert où il meurt.
Bibliographie
Roger Caratini, Dictionnaire des personnages de la Révolution, Ed. Le pré aux Clercs, 1988, 580 p. Bernard Gainot, Dictionnaire des membres du Comité de Salut public, « Delmas (Jean-François-Bertrand) », Paris, Tallandier, 1989, p. 109-110.
Liens externes
Notes et références
Catégorie:Député de la Haute-Garonne Catégorie:Naissance en janvier 1751 Catégorie:Naissance à Toulouse Catégorie:Décès en juillet 1798 Catégorie:Décès à Paris Catégorie:Décès à 47 ans Catégorie:Président du Conseil des Anciens Catégorie:Président de la Convention nationale Catégorie:Membre de l'Assemblée législative de 1791-1792 Catégorie:Député de la Convention nationale Catégorie:Conventionnel régicide Catégorie:Membre du Comité de salut public Catégorie:Membre du Conseil des Anciens