thumb|Le salar d'Uyuni en Bolivie, plus grand salar du monde. thumb|Le Cono de Arita dans le Salar d'Arizaro, Salta (Argentine).

Un désert de sel ou désert salé (ou salar en Amérique du Sud) est un lac plus ou moins temporaire et aux rives changeantes dont les sédiments sont essentiellement constitués par des sels (chlorures, sulfates, nitrates, borates). Les sels précipitent sous l'effet d'une forte évaporation, laquelle est, sur une longue période, toujours plus importante que l'alimentation ou l'arrivée d'eau dans le bassin.

Terminologie Le terme espagnol de , également , est utilisé en Amérique du Sud, terme également employé en français pour désigner les déserts salés de cette région. Dans certaines parties du Mexique et des États-Unis, ce genre de formation est également nommé informellement (littéralement, « plage »).

Le terme anglophone correspondant est cependant et, en Afrique du Sud, il peut inclure les petits du Highveld, typique de la région de Chrissiesmeer, comme les grands du Cap-Nord. Le terme est également utilisé en Australie. Lorsque le besoin s'en fait sentir, il est possible de distinguer les (« dépressions salées ») ou (« plaines salées ») des (« dépressions d'argile »).

Il existe diverses appellations pour désigner un salar ou désert de sel dans les langues autochtones d'Amérique. En quechua, un salar ou désert de sel est appelé kachi chakra ou kachi pampahttps://es.bab.la/diccionario/espanol-quechua/salar, kachi-kachi. ou littéralement kachi ch'in pacha (ch'in pacha signifiant désert.DICCIONARIO ILUSTRADO DE LA LENGUA QUECHUA, Julia Quispe, Miguel Urrelo, Agustina Morales, 2014 https://www.curriculumnacional.cl/614/articles-134497_recurso_pdf.pdf). En aymara un salar est dit jayu qutaSEMILLERO DE PALABRAS, GLOSARIO PEDAGÓGICO AYMARA – CASTELLANO, 2020 - https://cemse.edu.bo/wp-content/uploads/cartillas/GLOSARIO_AYMARA_FIN.pdf, appellation qui signifie aussi « lac salé », ou jayu wasara (wasara désignant le désert.PAYTANI ARUPIRWA, Diccionario bilingüe, Aymara - Castellano Teofilo Laime Ajacopa, Virginia Lucero Mamani, Mabel Arteaga Vino, 2020 https://aymaraclub.com/wp-content/uploads/2024/01/Diccionario-Aymara-Castellano-Teofilo-Laime-Virginia-Lucero-y-Mabel-Arteaga.pdf). En nahuatl, il est appelé ixtapa, signifiant « là où il y a du sel »., « lieu sur le sel »., mot composé de iztatl, « sel » ou « blanc », atl « eau » et pan, « dans », qui peut se traduire littéralement par « dans l'eau blanche », c'est-à-dire saléehttps://dialnet.unirioja.es/descarga/articulo/7826595.pdf ou simplement « sur le sel »El turismo y el agua como ejes de acumulación en Ixtapan de la Sal, México Alejandro Palafox-Muñoz, Elva Esther Vargas Martínez, 2020 https://www.academia.edu/44311642/El_turismo_y_el_agua_como_ejes_de_acumulaci%C3%B3n_en_Ixtapan_de_la_Sal_M%C3%A9xico.

En Asie occidentale et en Afrique du Nord et de l'Est, l'équivalent arabe est le sebkha ou le chott. En Asie centrale, notamment en Iran, on utilise le terme persan kavir pour désigner les dépressions salées. En Asie centrale, le takir (autre terme des langues persanes) est un type de relief désertique, une dépression d'argile peu profonde submergée par des eaux saumâtres lors des pluies saisonnières. En Inde, il s'agit du rann.

Formation La formation d'un est le résultat d'un long processus pendant lequel les sels (issus le plus souvent de volcanisme tertiaire qui génère des cendres riches en ) vont s'accumuler parce qu'ils ne sont pas drainés vers l'extérieur du bassin (vers les mers et océans), c’est-à-dire par le caractère hydrologiquement fermé du lac (endoréisme).

Ce processus est généralement lié à : la présence d'un climat aride avec des taux élevés d'évaporation. Les sont très fréquents dans des climats arides, comme le sud-ouest de la Bolivie, le nord du Chili et le nord-ouest de l'Argentine.. On en rencontre aussi en bien d'autres lieux désertiques de la planète. un contexte tectonique qui a favorisé la formation de dépressions fermées : extension , compression ou coulissement.

Utilisation thumb|Récolte du sel sur le salar d'Uyuni.

De ces on extrait principalement du salpêtre ou nitrate de potassium (KNO3) éventuellement mélangé à du nitrate de sodium (NaNO3), de l'iode, du lithium et du chlorure de sodium (NaCl) ou sel commun.

Certains (en particulier ceux du Chili, de la Bolivie et de l'Argentine) sont exploités en raison de leur richesse en lithium, métal indispensable à la réalisation des accumulateurs électriques destinés aux ordinateurs portables, téléphones mobiles…

Exemples La liste suivante recense quelques-uns des plus grands salars :

Notes et références

Voir aussi Articles connexes Endoréisme Salinisation Crise de salinité messinienne Sebkha ou Chott Lac salé Polygone de sel

Liens externes