Patrick Allenet de Ribemont est un restaurateur français et le directeur de la Reine Pédauque, située alors au , rue de la Pépinière, à Paris.

Biographie L'élection présidentielle française de 1974

En , une amnistie réintégre des cadres de l'OAS, comme Pierre Sergent, dans la vie politique française au sein des Républicains indépendants de Valéry Giscard d'Estaing, dont le septennat est marqué par la mort de trois figures politiques de droite : Jean de Broglie (Républicains indépendants), Joseph Fontanet et Robert Boulin (RPR).

Patrick de Ribemont est le « commanditaire présumé » de l'assassinat au , rue des Dardanelles, de Jean de Broglie, ancien secrétaire d'État de Charles de Gaulle, le , qui a lieu en sortant du domicile de Pierre de Varga, son conseiller fiscal au passé sulfureux, qui est rapidement arrêté, soupçonné d'être le « personnage-clé » de l'affaire. L'assassinat est revendiqué par le Groupe Charles-Martel. Le tireur Gérard Frêche et Guy Simoné, ancien inspecteur de police aux ordres de Robert Pandraud, proche du juge Jean-Pierre Rosenczveig et de Pierre de Varga, sont arrêtés et interrogés par la brigade criminelle avant de passer aux aveux circonstanciés. Robert Broussard est alors chargé de l'affaire.

L'Express, en , puis Le Canard enchaîné, en 1980, publient des documents selon lesquels Michel Poniatowski aurait pu sauver le député giscardien, ayant été au courant des menaces de mort pesant sur luiAffaire de Broglie, Observatoire des conspirations.. Patrick de Ribemont est condamné à dix-huit mois de prison, à la maison d'arrêt de Fresnes, dont douze avec sursis, mais considère qu'on lui a volé dix-huit ans de sa vie. Il obtient un non-lieu le .

L'élection présidentielle française de 1981

Des négociations menées par des proches du candidat François Mitterrand aboutissent à l'appel du général Salan à voter pour lui. À l'issue du procès le , Varga, défendu par Joannès Ambre et Francis Szpiner, est condamné par la cour d'assises à dix années de réclusion pour « complicité d'assassinat ». Mais Pascale de Varga, sa fille, dit que le prêt accordé par Jean de Broglie ne concernait pas son père, mais uniquement Ribemont. Un protocole secret aurait été signé prévoyant qu’en cas de décès du prince, l’argent dû devrait être versé à sa familleÉnigmes criminelles : l’étrange Jean de Broglie, Valeurs actuelles. Les débats ne permirent pas de mettre en lumière les responsabilités exactes, comme le déplora le président André Giresse (qui prononcera la dernière condamnation à mort d'un jury d'assises à Paris, à la fin du procès de Philippe Maurice, finalement gracié par François Mitterrand) dont Robert Badinter fut l'avocat des parties civiles, soulignant le manque de coopération complet des services de police avec la justice et le caractère manifestement mensonger de nombreux témoignagesLa dépêche du midi, les regrets de Ribemont, Libération.

Compte rendu de la Cour européenne des droits de l'homme Il fut défendu par Raymond de Geouffre de la Pradelle qui le mit hors de cause après avoir été publiquement présenté comme coupable par Michel Poniatowski, et permit alors de faire condamner la France.

Publications Patrick de Ribemont, Échec aux princes : l'affaire de Broglie, Henri Berger, 1978

Notes et références

Voir aussi Articles connexes Article 6 de la Convention européenne des droits de l'homme Lapérouse

Liens externes Nouveaux rebondissements pour l'affaire De Broglie, La Dépêche du Midi L'intégrale : L'affaire de Broglie, RTL Autour de la gastronomie et l'affaire de Broglie, Institut national de l'audiovisuel

Catégorie:Personnalité liée au secteur de la restauration Catégorie:Prisonnier au centre pénitentiaire de Fresnes