Marly-la-Ville est une commune française située dans le département du Val-d'Oise, en région Île-de-France. Elle appartient à l'unité urbaine de Fosses, dont elle est l'autre ville-centre, et à l'aire urbaine de Paris.
Ses habitants sont appelés les Marlysien(ne)s.
Géographie Description Marly est une commune périurbaine du Val-d'Oise située en plaine de France sur un vaste plateau au-dessus de la vallée de l’Ysieux qui y prend sa source au lieu-dit Rocourt, et limitée au nord par l'ancienne route nationale 322 (actuelle RD 922) qui relie Mareuil-sur-Ourcq, Nanteuil-le-Haudoin à Saint-Ouen-l'Aumône et Beaumont-sur-Oise et à l'est par l'ancienne route nationale 17 (aujourd'hui RD 917) reliant Paris, Le Blanc-Mesnil à Senlis jusqu'à la frontière franco-belge. vignette|350px|centré|Paysage de la commune : la Grande-rue.
Elle se trouve à environ au nord de Paris, au sud de Creil, de Pontoise et à la même distance au nord-ouest de Meaux.
Le territoire communal est traversé par la ligne de Paris-Nord à Lille, dont la station la plus proche est la gare de Survilliers - Fosses, desservie par les trains de la ligne D du RER.
Communes limitrophes
Climat
En 2010, le climat de la commune est de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du CNRS s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat océanique et le climat océanique altéré et est dans la région climatique Sud-ouest du bassin Parisien, caractérisée par une faible pluviométrie, notamment au printemps (120 à ) et un hiver froid ().
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique la plus proche, située sur la commune de Saint-Witz à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en .
Urbanisme Typologie Au , Marly-la-Ville est catégorisée centre urbain intermédiaire, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de FossesUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie., une agglomération intra-départementale regroupant trois communes, dont elle est ville-centreDans une agglomération multicommunale, une commune est dite ville-centre lorsque sa population représente plus de 50 % de la population de l’agglomération ou de la population de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Fosses comprend deux villes-centres (Fosses et Marly-la-Ville) et une commune de banlieue... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire regroupe ...
Toponymie Marlacum en 675, Maillico , Malliacum au , Mailliacum villa juxta Luperas en 1266, prædium Marlianum en 1540.
Le nom de Marly-la-Ville provient de marcilliacum, domaine de Marcel, qui a donné marlacum, malliaco villa ou peut-être de merula, merle.
Histoire
Politique et administration Rattachements administratifs et électoraux Rattachements administratifs Antérieurement à la loi du Loi 64-707 du 10 juillet 1964 portant réorganisation de la région parisienne, JORF 162 du 12 juillet 1964, 6204–6209, fac-similé sur Légifrance., la commune faisait partie du département de Seine-et-Oise. La réorganisation de la région parisienne en 1964 fit que la commune appartient désormais au département du Val-d'Oise et à son arrondissement de Sarcelles après un transfert administratif effectif au .
Elle faisait partie depuis 1801 du canton de Luzarches de Seine-et-Oise puis du Val-d'Oise. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.
Rattachements électoraux Pour les élections départementales, la commune est membre depuis 2014 du canton de Goussainville
Pour l'élection des députés, elle fait partie de la neuvième circonscription du Val-d'Oise.
Intercommunalité Marly-la-Ville était membre de la communauté d'agglomération Roissy Porte de France, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé en 1994 et auquel la commune avait transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.
Dans le cadre de la mise en œuvre de la loi MAPAM du , qui prévoit la généralisation de l'intercommunalité à l'ensemble des communes et la création d'intercommunalités de taille importante notamment en seconde couronne parisienne, afin de pouvoir dialoguer avec la métropole du Grand Paris créée par cette même loi, cette intercommunalité a fusionné avec sa voisine pour former, le , la communauté d'agglomération Roissy Pays de France dont est désormais membre la commune.
Tendances politiques et résultats Lors des élections municipales de 2014 dans le Val-d'Oise, la liste PCF du maire sortant André Specq est la seule candidate (contrairement à ce qui s'était passé en 2008 où, faute d'union, une liste PS s'était également présentée.) et obtient donc la totalité des . La totalité des 29 candidats est donc élue conseillers municipaux (dont 4 communautaires). Lors de ce scrutin, 44,97 % des électeurs se sont abstenus, , et 9,16 % d'entre eux ont voté blanc ou nulRésultats officiels pour la commune Marly-la-Ville.
Lors des élections municipales de 2020 dans le Val-d'Oise, la liste PCF du maire sortant André Specq est à nouveau la seule candidate et obtient donc la totalité des, aboutissant à l'élection de la totalité des 29 candidats (dont 1 conseiller communautaire). Lors de ce scrutin marqué par la pandémie de Covid-19 en France, 67,34 des électeurs se sont abstenus, et 1,78 % d'entre-eux ont voté blanc ou nul..
Liste des maires
Équipements et services publics
Marly-la-Ville dispose d'un EHPAD. et, depuis 2018, de Institut médico-éducatif (IME) Madeleine-Brès, qui dessert le secteur de Garges-lès-Gonesse, Sarcelles, Goussainville..
Démographie
Évolution de la population
Pyramide des âges En 2022 la commune comptait pour , soit un taux de de femmes. Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit : En 2022 la commune compte pour , soit un taux de de femmes. Ce taux s'établit à dans le département.
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit: Population active de 15 à 64 ans En 2022, la population âgée de 15 à 64 ans est de dont .
La répartition des actifs au sein de cette population et leurs catégories socio-professionnelles s'établissent comme suit:
Revenus de la population En 2021, le revenu médian par unité de consommation s'établit à sur la commune contre au niveau départemental. Le taux de pauvreté est de contre sur l'ensemble du département.
Culture locale et patrimoine vignette|redresse|L'église Saint-Étienne depuis l'ouest. Lieux et monuments Marly-la-Ville compte un monument historique sur son territoire : Église Saint-Étienne, rue Gabriel-Péri (classée monument historique en 1933.) : elle se compose d'une nef de six travées accompagnée de deux bas-côtés, d'une abside polygonale, d'un clocher en bâtière se dressant au-dessus de la cinquième travée du bas-côté nord, et d'une chapelle baptismale ajoutée tardivement devant le mur occidental de ce même bas-côté. La construction de l'église, appartenant à l'abbaye d'Hérivaux sous l'Ancien Régime commence à la fin du dans le style gothique primitif, mais la plus grande partie de l'édifice date du et constitue une belle illustration du style gothique rayonnant. L'élévation sur trois niveaux avec triforium et baies hautes que l'on rencontre dans la nef, ainsi que les deux niveaux de fenêtres superposées dans l'abside témoignent d'une ambition et recherche architecturale peu communes pour une paroisse rurale. L'architecte a su souligner l'impression de verticalité par différents procédés, et l'intérieur est élégant et assez lumineux. La fin du apporte le revoûtement de la nef par des voûtes flamboyantes aux nervures compliquées.... Dans son ensemble, l'église de Marly-la-Ville se distingue nettement des autres églises de village du pays de France, avec Fontenay-en-Parisis, pour son architecture soignée à l'instar des églises des villes.
On peut également signaler : La mairie, implantée en 1977 dans les locaux restaurés de l'ancien hôpital-hospice créé par le Roi Louis XIV en 1697-1698. Celui-ci disposait en dotation des biens et revenus de la maladrerie de Saint-Lazare-les-Survilliers, dans la paroisse de Saint-Witz-sous-Montmélian. Le bâtiment a été racheté par la commune en 1972..
L'ancienne mairie-école, aujourd'hui école du Centre, rue Gabriel-Péri : bâtiment caractéristique de l'entre-deux-guerres, servant toujours d'école depuis l'installation de l'hôtel de ville dans l'ancien hospice. L'angle nord-ouest est ébrasé et orné par un pignon à redents qui porte l'horloge, avec l'inscription « mairie » en dessous. La poste, rue Gabriel-Péri : caractéristique des bâtiments publics des années 1930, la poste jouxte l'ancienne mairie. Sa façade avec pignon sur la rue est orné de briques, aujourd'hui peu visibles car peintes dans le même gris que la façade. Le pignon arbore toujours l'ancien emblème des PTT, fait de céramique émaillée. Les châteaux d'eau dits les Jumeaux, rue Gabriel-Péri, à l'entrée sud du village : deux châteaux d'eau identiques, consistant en de grosses tours en pierre de taille avec des ouvertures en plein cintre au rez-de-chaussée et à l'étage, et supportant des citernes métalliques rivetées entourées de chemins de ronde sécurisés par garde-corps en fer forgé. Les châteaux d'eau datent de 1882 et ont été construits dans le cadre de l'adduction de l'eau potable. Ils sont désaffectés en 1970, et le terrain autour est utilisé comme dépôt par les services techniques municipauxCf. En pays de France, op. cit., p. 483-484.. Ces châteaux-d'eau étaient alimentés par machine élévatrice d’eau depuis un forage de de profondeur au moyen d'une machine locomobile à charbon de 3 à 4 chevaux animant une pompe débitant 5000 litres/heure.
La ferme de l'Église : ferme traditionnelle de taille moyenne avec un beau logis, dont la façade sur cour comporte une tourelle polygonale. La maison de Thomas-François Dalibard, 15 rue du Colonel-Fabien : grande maison de style classique avec toit à la Mansart, construite au . Dalibard était un grand naturaliste français de la fin de l'ancien Régime, disciple de Buffon. En traduisant et publiant les œuvres de Carl von Linné, il instaura sa méthode de nomenclature en France. Se consacrant également à la physique, Dalibard répéta des expériences de Benjamin Franklin dans sa maison de Marly-la-Ville, et y étudia la nature de la foudre. Ainsi, le paratonnerre est aussi né à Marly-la-Ville, bien que la parenté principale incombe à Benjamin Franklin. Chemin de randonnée qui constitue un diverticule du sentier de grande randonnée de pays n°1 de la Plaine de France.
Personnalités liées à la commune Anciens seigneurs