Les Z 9053-9054 / Z 6001-6002 sont deux automotrices électriques qui ont été utilisées par la SNCF entre 1951 et 1970. Elles sont issues d'une automotrice de la Deutsche Reichsbahn construite dans les années 1935.
Historique de 1935 à 1948 : en Allemagne vignette|L'automotrice lors de la parade du des chemins de fer en Allemagne, près de Nuremberg. En 1935, la Deutsche Reichsbahn met en service les premières automotrices électriques de la série elT 18, comportant 39 exemplaires. Construites par Maschinenfabrik Esslingen, elles sont conçues pour une accélération de démarrage élevée, avec une vitesse maximale de , pour être utilisées dans les services de grande banlieue.. Il s'agissait d'automotrices composées de deux motrices couplées entre elles (de type ). Livrées de 1935 à 1937, elles sont numérotées de à la mention a/b indique qu'il y a deux motrices. ; les numéros éléments 1808 à 1814 ne comportaient que la et destinées au réseau de banlieue de Munich. Le exemplaire, numéroté est une commande particulière pour la Wiesentalbahn.
Parallèlement, 48 voitures intermédiaires sont commandées entre 1938 et 1937 sous les numéros à pour former des rames de type .
En 1940, les rames sont renumérotées dans les séries (de à ) et pour les éléments ne comportant que la (de à ).
De très nombreux éléments furent détruits pendant la Seconde Guerre mondiale et, dans la zone occidentale, seules 30 voitures intermédiaires, (parfois très endommagées) et isolés ont pu être récupérés. De nouveaux éléments ont été reconstitués à partir de ces rescapées et renumérotés en utilisant les places laissées vacantes par les automotrices disparues, constituant ainsi 22 automotrices fonctionnant sous courant de .
de 1948 à 1951 : transformation et essais en Allemagne
En 1948, la France - occupant l'Allemagne - confisque l'élément et le fait transformer pour fonctionner sous . L'objectif est de poursuivre les études du développement du courant industriel en utilisant l'expertise des chemins de fer allemands. En effet, jusque là, la SNCF n'avait utilisé que du courant continu de et souhaitait développer le courant monophasé de fréquence industrielle ()..
Jusqu'en 1950, l'automotrice est transformée pour le par les ateliers de Rastatt : les deux motrices deviennent deux automotrices isolées et sont numérotées et . À partir du , l'une des automotrices effectue des essais sur la ligne du Höllental (entre Fribourg en Brisgau et Titisee) dont elle gravit la rampe de à .
de 1951 à 1970 : en France Les deux automotrices sont affectées à Chambéry le . Il est fréquent que les deux automotrices circulent ensemble, encadrant alors la remorque (à ) spécialement construite pour elles et disposant d'une salle réservée au personnel chargé de la mise au point de l'électrification.
Mais les moteurs de ces automotrices ont des pannes de refroidissement et les deux automotrices sont transférées pour réparation aux Ateliers de constructions électriques de Charleroi en Belgique. La revient en France en 1954 et la en 1955. La Z 9053 est modifiée avec un nouvel équipement électrique développé par l'institut Battelle de Genève. Elles poursuivront leurs essais jusqu'en 1960. Les deux automotrices sont alors mutées à Annemasse et renumérotées et en 1965. La est peu utilisée et sera radiée le . La sera utilisée sur les lignes de Savoie électrifiées en courant monophasé jusqu'au . Les deux automotrices sont par la suite mises à la ferraille.
Dépôt titulaire + Matériel mis à la ferraille Z d'origine Date de mise en service Date de radiation Livrée Dépôt Devenue Z 600XET 25 025 (DB)VerteAnnemasseZ 9053 devenue Z 6001ET 25 025 (DB)VerteAnnemasseZ 9054 devenue Z 6002
Modélisme La Z 6002 a été reproduite à l'échelle HO par l'artisan ApocopA sous forme de transkit (caisse en résine à monter sur un châssis de son choix).
Références
Bibliographie
Voir aussi Matériel moteur de la SNCF
Catégorie:Matériel moteur hors service de la SNCF Catégorie:Automotrice SNCF