IMT Mines Albi, aussi connue sous le nom d'usage décole des mines d’Albi-Carmaux, est l'une des françaises accréditées au à délivrer un diplôme d'ingénieur généraliste..

Créée en 1993, placée sous la tutelle du ministère chargé de l’industrie, c'est la plus jeune des sept écoles des Mines. IMT Mines Albi est fidèle au modèle Mines, combinant en un même lieu formation de haut niveau, recherche scientifique et innovations technologiques.

D'autre part, IMT Mines Albi est particulièrement active en matière de transition énergétique et écologique au travers de l'ensemble de ses activités : recherche (expertise mondiale sur la valorisation des bio-déchets., projet Ecotrain de navette autonome électrique pour les lignes ferroviaires secondaires., laboratoire commun sur la récupération de chaleur des fumées industrielles.) ; formation (ingénieur options énergies renouvelables et bâtiment à énergie positive, mastère spécialisé en ingénierie de l'économie circulaire., campus hydrogène.) ; vie étudiante (création d'une épicerie solidaire locale et zéro-déchet sur le campus., conception d'un prototype de véhicule à hydrogène., expédition scientifique à la voile en Antarctique pour la collecte de données sur le réchauffement climatique.).

Elle est également l'une des écoles d'ingénieurs qui présente la plus grande diversité au sein de ses étudiants. : 37 % de femmes, 32 % de boursiers, 19 % d'alternants et 16 % d'étudiants internationaux.

Histoire L’école nationale supérieure des Mines d’Albi-Carmaux est créée en 1993 sous le nom officiel d’École nationale supérieure des techniques industrielles et des mines, dans le cadre d'une reconversion industrielle du bassin minier. En conservant le terme de mines dans sa dénomination, l’école rend ainsi hommage à la longue tradition des mines de charbon d’Albi-Carmaux. De surcroit, la dénomination officielle - d'école nationale supérieure des techniques industrielles et des mines - relie dès lors symboliquement cette nouvelle école des mines à l'ensemble préexistant des trois écoles des mines d'Alès, de Douai et de Nantes. L’école est le symbole d’une nouvelle ère pour le département du Tarn, en respectant son passé et en implantant ses laboratoires et son établissement d’enseignement au cœur d’un territoire fort d’une histoire riche.

En , l'École devient un établissement public à caractère administratif rattaché à l'Institut Mines-Télécom et en 2017, elle en devient une école interne. Pour célébrer cet évènement, un logo créé par un groupe d'artistes cubistes pour l'Institut Mines-Télécom a été adopté afin de démontrer les ambitions grandissantes de l’École.

En 30 ans, elle a ainsi diplômé ., formé plus de ., et créé plus de via son incubateur. Elle compte plus de partenaires au sein du monde industriel.

Identité visuelle

Enseignement L’école des Mines d’Albi propose trois voies d’accès : un enseignement en formation initiale sous statut d'étudiant, en alternance et en formation continue. Ces trois voies d'accès permettent d'obtenir le même diplôme d'ingénieur généraliste, y compris pour la filière en alternance.

La formation du cursus ingénieur se déroule sur trois années. Elle est tournée vers les besoins des entreprises avec 1/3 du temps passé en immersion professionnelle par les élèves sous statut étudiant et 2/3 du temps sous statut d'alternant.

Sous statut étudiant Sous statut étudiant, la première année constitue un tronc commun consacré au socle scientifique et technique. Dès la deuxième année, les étudiants se spécialisent en choisissant parmi 11 filières regroupées en 4 options :

Énergies renouvelables, Production et Construction durables : Bâtiments et villes durables Conversion, distribution et production propre Énergie et transition numérique Procédés et processus pharmaceutiques, agroalimentaires et cosmétiques : Métiers de la production Métiers de la R&D Matériaux et procédés avancés pour les transports de demain : Comportement et mise en œuvre des matériaux métalliques Mise en œuvre et caractérisation des matériaux composites Modélisation et simulation mécanique pour la résolution de problèmes techniques Instrumentation et analyse avancée de données Génie industriel, processus et systèmes d’information : Génie des systèmes d’information Génie industriel

En plus de ces spécialités proposées sur le campus d'IMT Mines Albi, les étudiants ont la possibilité de suivre l'option de l'une des 13 écoles de l'Institut Mines-Télécom en y effectuant leur année de cursus ingénieur.

Sous statut alternant Sous statut d'alternant, le choix de la spécialisation se fait dès la première année en accord avec l'entreprise d'accueil parmi 3 des 4 options disponibles au statut étudiant : Énergies renouvelables, Production et Construction durables Procédés et processus pharmaceutiques, agroalimentaires et cosmétiques Matériaux et procédés avancés pour les transports de demain

Doubles diplômes L'IMT Mines Albi a noué 34 partenariats de doubles diplômes qui permettent aux étudiants d'être diplômés des deux établissements, souvent en n'effectuant qu'une seule année supplémentaire d'études. Parmi ces universités partenaires, on compte par exemple : Georgia Tech aux USA, Polytechnique Montréal et McGill University au Canada, Cranfield University et Imperial College London au Royaume-Uni, Ecole polytechnique de Tunisie, Mines Rabat au Maroc ou encore Trinity College en Irlande.

Il existe également des accords avec des établissements français centrés sur l'acquisition d'une double compétence : pharmacien - ingénieur, pour se spécialiser en management de la production ou du développement dans l'industrie pharmaceutique, après une année filière industrie de faculté de pharmacie manager - ingénieur ou ingénieur - manager, pour s'orienter vers des fonctions de management dans des secteurs à fort contenu technologique, en collaboration avec IMT Business School

Ouverture internationale L'ouverture internationale est aussi au cœur du cursus ingénieur de l'IMT Mines Albi, ce qui mène 20 % des diplômés de l'école à commencer leur carrière à l'étranger.

Durant la formation, cette orientation se traduit par l'obligation de maîtriser 2 langues vivantes et la possibilité d'en étudier une en option. En complément, l'aptitude interculturelle est aussi développée concrètement par l'exigence de la réalisation d'un séjour à l'étranger pour obtenir le diplôme, quel que soit le statut choisi pour suivre le cursus. Ce séjour international peut prendre plusieurs formes : un échange académique d'au moins 6 mois parmi 135 universités partenaires, un double-diplôme ou une expérience professionnelle d'au moins 20 semaines en expatriation.

Masters et Mastères Spécialisés En complément du cursus ingénieur, IMT Mines Albi propose également des formations qui permettent de se spécialiser sur les expertises de ses centres de recherche :

Master MILES : Management of International Lean and Supply chain projects (enseigné en anglais) Mastère Spécialisé AMPAS : Advanced Manufacturing Processes for Aeronautical and Space Structures, en double-diplôme avec ISAE-SUPAERO (enseigné en anglais) Mastère Spécialisé BE+ : Bâtiment à énergie positive (enseigné en français) Mastère Spécialisé PRINEC : Procédés et Ressources pour l'Ingénierie de l'Économie circulaire, en double-diplôme avec IMT Mines Alès et conçu avec l'éco-organisme Valdelia (enseigné en français)

Par ailleurs, IMT Mines Albi soutient la formation des demandeurs d'emploi et l'accès des jeunes diplômés à ces formations spécialisées en menant une politique d'aides financières.

Pôle de recherche et innovation Doctorat

Travail dissimulé des doctorants et redressement fiscal En 2004, les associations de doctorants des écoles des Mines d'Alès, d'Albi, de Douai, de Saint-Étienne et de Nantes adressent un courrier à plusieurs ministères dont celui de tutelle des écoles des mines et de la recherche qui signale que les rémunérations des doctorants sont considérées comme imposables par l'administration fiscales mais qu'elles ne font pourtant ni l'objet de cotisations sociales, ni de déclarations à l'Urssaf, ce qui les précarise et ne leur permet pas de bénéficier du régime général d'assurance maladie. La Confédération des jeunes chercheurs publie alors un rapport sur « Les Conditions de travail illégales des jeunes chercheurs » qui dénonce ces pratiques assimilables à du « travail dissimulé », ou travail au noir.

Un tiers des des écoles des mines, dont ceux de l'école des mines de Paris, est alors payé par des « bourses », qui sont des libéralités, depuis . Ceux-ci n'ont pas de feuilles de salaire et ne cotisent ni pour la retraite, ni pour le chômage. Les associations de doctorants s'adressent à l'Urssaf qui lance une enquête nationale. Les salaires des doctorants de l'année 2024 sont alors transformés en salaires. L'Urssaf impose également une amende de aux des mines sous tutelle du ministère de l'Industrie. En 2004, l'école des ponts et chaussées, qui rémunère alors ses doctorants de même similaire prend les devants et régularise leur rémunération sous forme de salaire.

La Confédération des jeunes chercheurs estime que et docteurs CDD sont payés sous forme de libéralités, sans salaire légal. En 2007, le ministère de la recherche publie une circulaire sur « la résorption des libéralités » rappelant aux employeurs que verser des rémunérations sous forme de bourses n'est ni légal ni éthique.

Les centres de recherche Ce sont des lieux où s’effectue la recherche scientifique et technologique. Ils sont dirigés par un directeur de centre, assisté d’une équipe d’enseignants-chercheurs, de post-doctorants, de doctorants, d’ingénieurs, de techniciens et d’administratifs.

L'École en compte trois : RAPSODEE UMR CNRS 5302 : Centre de Recherche d’Albi en génie des procédés des solides divisés, de l’énergie et de l’environnement; ICA Albi : Institut Clément Ader Albi (UMR CNRS ) ; le Centre Génie Industriel qui est spécialisé sur les thématiques du Génie Industriel et de l'Intelligence Artificiellehttps://www.imt-mines-albi.fr/fr/genie-industriel. Par exemple, depuis 2016, il mène des travaux de recherche sur la thématique de la Supply chain agile en collaboration avec le laboratoire Pierre Fabrehttps://www.pierre-fabre.com/fr-fr/communique_presse/mines-albi-et-les-laboratoires-pierre-fabre-sallient-pour-creer-une-chaire et l'université américaine Georgia Techhttps://www.imt-mines-albi.fr/fr/laboratoires-communs-et-chaires. Ils sont engagés dans une démarche de science ouverte qui est citée en exemple par le CNRS : 92% de leurs publications scientifiques sont en libre accès en 2022https://www.imt-mines-albi.fr/fr/barometre-science-ouverte-2023 (contre 64% en France dans les sciences de l'ingénieurhttps://barometredelascienceouverte.esr.gouv.fr/assets/flyer_resultats_bso_2023.pdf).

En plus de son activité de recherche fondamentale et appliquée, l'IMT Mines Albi est reconnue pour l'excellence de sa recherche partenariale (classée ex æquo en France en 2023 sur cette thématique et labellisée Institut Carnothttps://www.lereseaudescarnot.fr/fr/institut-carnot/mines), qui est menée en collaboration avec les entreprises au sein de chaires industrielles et laboratoires communs de recherche.

En 2022, l'activité de recherche a généré d'euros de contrats de recherche et publications scientifiques, dont 120 de rang A.

Les plateformes d’innovation 4 plateformes de recherche et d’innovation unissant IMT Mines Albi et les collectivités territoriales ont été créées pour favoriser le développement des industries de la région Occitanie.

La plateforme GALA en Galénique Avancée est implantée depuis 2012 sur le site de Castres-Mazamet. Ce pôle mène des travaux au service des industries pharmaceutiques et cosmétiques.