L'université Bourgogne-Europe (UBE), anciennement université de Bourgogne (uB, avant le ), est une université française située à Dijon (Côte-d'Or) fondée en 1722. Elle possède également des campus à Auxerre, Chalon-sur-Saône, Le Creusot, Mâcon et Nevers.. Elle offre un large éventail de formation dans toutes les disciplines (droit, économie, gestion, lettres, philosophie, langues, médecine, pharmacie, odontologie, sciences humaines, sciences exactes et expérimentales) et à tous les niveaux (licence, master, doctorat, diplômes de technologie, d'ingénieurs, professionnalisés, de santé, d'enseignement et de formation à la recherche). Au total, elle délivre des diplômes sous environ 400 intitulés différents.
Plus de sont accueillis chaque année, près de 5000 d'entre eux sont inscrits en alternance ou en formation continue dont ou demandeurs d'emploi. Propriétaire de vignoble et d'un centre d'expérimentation à Marsannay-la-Côte (agglomération dijonnaise), elle offre des filières complètes en sciences de la vigne et œnologie, regroupés dans lInstitut Jules Guyot. L'université de Bourgogne consacre de son budget (hors salaires) à la recherche.
Dans le classement de Shanghai, l'université de Bourgogne-Europe apparaît parmi les 20 premières universités françaises.
Dans le cadre des regroupements universitaires, le , l'université de Bourgogne devient l'université Bourgogne-Europe (UBE), un établissement public expérimental fondé avec 11 autres établissements de l’enseignement supérieur et de la recherche : l’ENSAD Dijon, l’Ecole Supérieure de Musique de Bourgogne-Franche-Comté, l’École supérieure d’arts appliqués de Bourgogne, le CHU Dijon-Bourgogne, le Centre de lutte contre le cancer CGFL , BSB, ESEO, ESTP, CESI, le Campus dijonnais de Science Po Paris et le CROUS BFC. Ce nouvel ensemble réunit près de 40 000 étudiants et 13 000 personnels (dont 1600 enseignants-chercheurs et chercheurs et 8 500 personnels hospitaliers). Les 12 partenaires cumulent ensemble plus d’1,3 milliard € de budget annuel.
Histoire Les écoles médiévales
Les écoles publiques de Dijon jouissent au Moyen Âge d'une grande réputation. La création pour les deux Bourgogne (comté et duché) de l'université de Dole, en 1422, leur porte gravement atteinte car elles se voient privées d'étudiants et surtout des étrangers.
À la demande du maire et des échevins, appuyés par Georges de La Trémoille, gouverneur de la province de Bourgogne et son défenseur contre les Suisses en 1513, François (1515-1547) institue à Dijon une université avec quatre facultés en 1516 mais cette décision reste lettre morte, même si les patentes royales sont très flatteuses pour les Dijonnais.
Le Collège des Martinots ou des Martin (1531), dans l'actuelle rue du Vieux-Collège, puis le collège jésuite des Godrans, fondé en 1581 en exécution du testament d'Odinet Godrans, président du Parlement de Bourgogne, tentent avec plus ou moins de succès de pallier cette situation. Le transfert de l'université de Dole à Besançon en 1691 incite les États de Bourgogne à solliciter du roi de France la création à Dijon d'une université. Les deux villes deviennent alors rivales. Sous l'influence du Prince de Condé, gouverneur de Bourgogne, Louis XV accorde à Dijon une université avec quatre facultés le . Besançon réplique par une véritable coalition avec l'université de Paris et . Le roi hésite et fait
L'université moderne vignette|redresse| L'édit de ne crée donc plus qu'une faculté de droit (civil, canon et français) confirmée par une bulle d'Innocent XIII en 1723. L'université, soutenue financièrement par la Ville et la Province s'installe au couvent des Jacobins (à l'emplacement actuel des halles centrales) et se voit inaugurée en grande pompe le . Le Parlement tout entier vient assister à la séance de rentrée qui accueille les de la nouvelle faculté.. Le premier président Berbisey ouvre le cortège, entouré des neuf présidents avec leurs manteaux d'hermine et leurs mortiers, des chevaliers d'honneur, de soixante-quatre conseillers et de cinq conseillers clercs en grand costume ecclésiastique.
Les cinq professeurs et les trois agrégés exercent aussi leur profession d'avocat et enseignent à des étudiants dont l'effectif atteindra jusqu'à en 1773. Le futur Président de Brosses, Guyton de Morveau, Cazotte ou Berlier en font partie.
L'université tient donc ses écoles et ses assemblées dans le couvent des Jacobins qui offre un abri fort convenable bien qu'emprunté. Celui-ci sera démoli en 1874 en même temps que la vaste église à laquelle il tient pour faire place aux Halles du marché couvert. Il n'en reste plus aucun vestige. L'Académie des sciences, arts et belles-lettres y tient aussi des cours publics et organise des démonstrations de botanique, de chimie et de matière médicale.
La tourmente révolutionnaire emporte avec elle l'université de Dijon, en même temps que l'Académie des sciences, arts et belles-lettres : de 1788 à 1792, date de sa fermeture, le nombre d'étudiants passe de 181 à 18.
L'université de Dijon au Lorsque Napoléon entreprend de réorganiser l'enseignement, Dijon devient le siège d'une école spéciale de droit. Le nouvel établissement s'installe au collège des Godrans 1806 et devient faculté de droit par décret du . La faculté de lettres est créée la même année et la faculté des sciences ouvre en 1809. Dans le même temps est ouverte une école secondaire de médecine et de pharmacie.
Parmi les nombreux bâtiments confisqués à Dijon lors de la Révolution, une aile de l'ancien collège des Godrans autrefois bâti par les jésuites est occupée, au rez-de-chaussée seulement, par l'école de droit qui commence ses cours en 1805. La faculté des sciences, celle des lettres et le Rectorat doivent investir une partie de l'hôtel Despringles, déjà occupé par l'Académie des Sciences, Arts et Belles-Lettres. Cette situation durera plus de trente ans. L'Académie doit ensuite quitter les locaux. L'école secondaire de médecine et de pharmacie se trouve, quant à elle, dans un pavillon qui est construit pour elle à l'hôpital général. En 1888, l'Association générale des étudiants de Dijon est créée. Il s'agit de la première association étudiante dijonnaise.
L'université de Dijon au tournant du
L'université de Dijon connaît un certain essor avec le début du : l'année 1902 voit la création de l'Institut agronomique et œnologique de Bourgogne, de l'Institut de géographie et de l'Institut de langues vivantes. Une bibliothèque universitaire est érigée à l'angle de la rue du Petit-Potet et de la rue Chabot-Charny, bientôt suivie dans sa continuité par la construction de la faculté de Lettre qui s'étend jusqu'à l'angle de la rue de l'école de droit, en lieu et place de l'immeuble Koch, ancienne « Maison du Singe », qui avait abrité la Chambre de la ville de 1350 à 1501.. En 1903, Dijon est avec la deuxième ville universitaire de France.
En 1922 sont organisés les célébrations du bicentenaire de l'université en présence du président de la République, Alexandre Millerand, pour mettre en échec un premier plan de suppression de l'université.. Le développement de l'université se poursuit avec les constructions successives en 1923 et 1924 de la Cité universitaire, du restaurant universitaire, des salles de travail dans l'ancien séminaire désaffecté rue du Maret. Le CROUS est créé en 1936.
L'université contemporaine vignette|redresse|Bâtiment Sciences Gabriel.
En 1945, la direction de l'enseignement supérieur projette de supprimer l'université de Dijon et d'envoyer les 950 étudiants à Paris, Lyon et Besançon. Le projet n'aboutit pas, et en 1946, Marcel Bouchard est nommé recteur de l'académie de DijonLe recteur d'académie, nommé par gouvernement, est aussi chancelier de l’université. et choisit de bâtir la nouvelle faculté des sciences sur la pente de la colline de Montmuzard, ., et en 11 ans, la nouvelle faculté sort de terre : : sous la direction des architectes Gaston Paris puis Roger Barade., les fondations de la future Faculté des Sciences (bâtiment « Sciences Gabriel »)Situé au 4 boulevard Gabriel. sont enfin creusées et le nouveau bâtiment de la faculté des sciences est inauguré le par le ministre de l'Éducation nationale de la Jeunesse et des Sports, René Billères. : ouverture des premiers pavillons Bossuet et Lamartine qui logent les étudiants. alt=Bâtiment jaune vitré |vignette|Bâtiment de la bibliothèque universitaire de sciences Cortex : inauguration de la bibliothèque universitaire, la faculté de droit et la chaufferie. : la faculté de lettres est inaugurée (bâtiments droit-lettres). : le décret 67-761 publié au Journal Officiel transforme l'école de médecine et de pharmacie en faculté de médecine et de pharmacie. 1968 : la faculté de médecine et de pharmacie rejoint l'Hôpital du Bocage ouvert en 1962 , ..
De 1957 à 1968, l'université passe de 2 700 à 9 400 étudiants, puis 17 000 à la fin des années 70 et 26 000 à la fin des années 80. Pour les accueillir, de nouveaux bâtiments sont construits :
vignette|redresse|La Maison de l'université. vignette|redresse|Bâtiment de droit, lettres, langues, économie, gestion et science politique.
De à 2024, l'université de Bourgogne a été membre fondateur de la communauté d'universités et établissements Université Bourgogne - Franche-Comté (COMUE UBFC)Décret du 11 mars 2015 publié au Journal officiel du 14 mars et entré en vigueur le ., dissoute fin 2024, dont le siège était à Besançon.
Aujourd'hui (automne 2025), le campus de Montmuzard s'étale sur une surface de 150 hectares qui concentre 90 % du potentiel de recherche et d'enseignement de Bourgogne., le reste se répartissant sur les cinq autres campus de l'université à Auxerre, Chalon-sur-Saône, Le Creusot, Mâcon et Nevers.
Rénovation du campus À partir de 2012 et l'arrivée du tramway sur le campus, un vaste chantier de rénovation s'étalant sur plusieurs années est lancé sur le campus. Plusieurs objectifs sont fixés: favoriser la vie étudiante, le développement durable, améliorer l'accès aux personnes à mobilité réduite… Le chantier permet la mise en valeur des œuvres d'art sur le campus, la création d'espaces de convivialité et une véritable cohérence de l'ensemble par la rénovation des voies de circulation pour cycles et piétons sur le campus. sont mis à disposition pour faire rentrer l'université dans le ..
Esplanade Érasme L’esplanade Érasme est une place située au cœur du campus de l'université Bourgogne-Europe et nommée d'après le penseur européen Érasme.
Historique L'esplanade fait partie intégrante du pôle universitaire avec les différents bâtiments de l'UFR, CHU, INRA, AgroSup, Services CROUS. On compte également l'Atheneum, le centre culturel du campus inauguré en 1983..
En 2012, l'esplanade connaît d'importants travaux avec l'arrivée du tramway et de la station Érasme sur la ligne T1.
En 2014, des travaux sont menés pour créer un parc urbain..
Sculptures Quatre sculptures ont été réalisées dans le cadre du 1 % artistique dans la seconde partie des années 1970.Tente de Yaacov Agam, 1974Hommage à Jacques Monod de Gottfried Honegger, 1974Anti Robot. de Karel Appel, 1976Divionis Mechanica Fossilia de Arman, 1976
Ces statues font l'objet d'une inscription au titre des monuments historiques depuis le 5 août 2020Arrêté N° 20-162 BAG portant inscription au titre des monuments historiques de quatre sculptures (commandes du 1 % artistique) : Tente de Yaacov Agam, 1974 ; Anti Robot de Karel Appel, 1976 ; Divionis Mechanica Fossilia de Arman, 1976 ; Hommage à Jacques Monod de Gottfried Honegger, 1974, page 86.
Puis dans les années 1990, de nouvelles œuvres ont été installées:Méandre de Julije Knifer, 1990Improvisation Tellem de Alain Kirili, 1999Welcome de Stephen Antonakos, 1999.
Historique des présidents Liste des présidents successifs de l'Université de Bourgogne/Université Bourgogne-Europe depuis 1946. :
Composantes Unités de formation et de recherche L'université compte huit UFR :
Écoles