Hauteville-Lompnes (prononcer « lonne » avec un o ouvert comme dans pomme, ) est une ancienne commune française de l'Ain. Le , elle devient commune déléguée et chef-lieu de Plateau d'Hauteville.
Située dans le Haut-Bugey, à environ de Bourg-en-Bresse, elle résulte de la fusion, en 1942, des communes d'Hauteville et de Lompnes puis d'une seconde fusion, en 1964, qui engloba les communes rurales de Lacoux et Longecombe.
Ses habitants s'appellent les « HautevilloisGentilé d'Hauteville, sur lion1906.com ». Toutefois, les habitants de Lompnes étaient parfois appelés les « Cognots »Marius Guy, Au fil des jours - Histoires du plateau d'Hauteville-Brénod, editoo.com, 2004, et ceux d'Hauteville, les « Gravellots ».
Cette commune est réputée pour ses centres de soin que sont les maisons de repos et les centres de rééducation. En effet, le calme environnant sur le plateau d'Hauteville et l'air frais sont propices à de telles infrastructures. Aujourd'hui, elle est orientée vers le tourisme. La période hivernale est propice à la pratique du ski — de descente et de fond —, mais aussi des randonnées en raquettes. Durant l'été, d'autres activités sont praticables sur le plateau : cyclisme, VTT, randonnée, pêche, pour citer quelques exemples.
Géographie La commune est située sur un haut plateau, dans le Bugey (l'un des quatre pays de l'Ain avec la Dombes, la Bresse et le pays de Gex). Le Bugey est une zone de basse montagne qui fait partie du massif du Jura.
Avec plus de de superficie, Hauteville-Lompnes était la plus vaste commune du département de l'Ain, et ce jusqu'à la création de la commune de Haut-Valromey le . Le , elle passe à la troisième place à la suite de la création de la commune nouvelle de Bâgé-Dommartin.
Situation Relief La commune se trouve à une moyenne de d'altitude sur un plateau correspondant à un large val synclinal typique du relief jurassien. Elle est dominée à l'est par le mont de la Rochette dont le point culminant est situé à . Le col de la Rochette, long de cinq kilomètres, à , permet de basculer dans la vallée du Valromey. C'est le seul accès aux pistes de ski de la Praille : de pistes de ski de fond répartis en quatre pistes vertes, une bleue, une rouge et une noire, et cinq parcours raquette.
Hydrographie La commune est traversée par l'Albarine qui prend sa source quelques kilomètres en amont à Brénod. Cette rivière de première catégorie descend le plateau jusqu'à la vallée de l'Ain par la cascade de la Charabotte.
Plusieurs étangs jalonnent le territoire communal dont l'étang des Lésines situé au sud-ouest. Il est un lieu de pêche.
Le long du mont de la Rochette se trouve une curiosité géologique appelée le trou de la Marmitte qui est une cascade d'environ de haut ayant creusé la roche en aval pour former un trou.
Voies de communication et transports Voies routières Le village se trouve à environ de l'entrée « Ambérieu » de l'A42, à de l'entrée « Pont-d'Ain » de l'A40 et à de l'entrée « Saint-Martin-du-Frène » de cette même autoroute.
Hauteville est située le long de la route départementale 8 qui rejoint Corlier, elle est prolongée par la départementale 12 en direction de Bourg-en-Bresse. Au sud-est, la départementale 8 rejoint Artemare qui est prolongée par la départementale 904 en direction de Culoz ou de Belley. Au sud-ouest, la départementale 21 rejoint Tenay.
Transports en commun La commune est desservie par deux lignes de bus, l'une desservant la liaison Hauteville-Tenay (gare SNCF), l'autre assurant la navette -en période scolaire- Hauteville-Belley, via Virieu le Grand (gare SNCF). La gestion en est assurée par délégation du Conseil général de l'AinLigne Tenay-Hauteville..
Climat Une station est ouverte le à d'altitude puis déplacée le à d'altitude Fiche du poste 01185004, contenant les données publiques de la station Météo-France, consulté le .
Le climat y est de type semi-continental froid et sec, ceci grâce à un sous sol karstique. Le volume des précipitations est harmonieusement réparti tout au long de l'année, avec cependant un léger creux en été.
Urbanisme Il y a une forte proportion de résidences secondaires à Hauteville-Lompnes.
Ses HLM comme à la Cité Des Fontanettes (surnommés « Les H » par ses habitants), ont les toits triangulaires pour faciliter l'évacuation de la neige en hiver.
Morphologie urbaine Le territoire d'Hauteville-LompnesLe territoire d'Hauteville-Lompnes, sur viamichelin.com est approximativement un carré avec un long prolongement au sud. La frontière est est marquée par la crête du mont de la Rochette. L'autre versant étant la commune de Ruffieu au nord-est et de Lompnieu à l'est-sud-est. La commune de Cormaranche-en-Bugey longe la commune au sud-est jusqu'à Thézillieu au sud-sud-est et Hostiaz au sud-sud-ouest. Puis en remontant, Tenay possède une petite frontière commune avec Hauteville, puis Chaley. À l'ouest se situent les communes d'Évosges puis d'Aranc et enfin au nord se trouve Champdor.
vignette|Vue générale d'Hauteville-Lompnes. La commune est la réunion des anciennes communes d'Hauteville et de Lompnes, mais également de nombreux autres villages, hameaux ou fermes : L'Orcet () au-dessus de Hauteville Les Lésines () à la limite de Marais de Vaux Nantuy () à proximité des gorges de l'Albarine La Ragiaz () à la limite de Bois de l'Esclas Lacoux () au nord des gorges de l'Albarine La Bertinière () sur le plateau au nord des gorges de l'Albarine Longecombe () sur le plateau au sud des gorges de l'Albarine Grand Dergis () sur la chaîne de montagnes Dergis Sainte-Anne-de-Dergis () sur la chaîne de montagnes Dergis Dergis-Michaud () sur la chaîne de montagnes Dergis Cérarge () à l'ouest de Longecombe Pouvillieu () au sud de Longecombe
Logement Le nombre total de logements dans la commune est de Données INSEE compulsées par Linternaute - Logement à Hauteville-Lompnes.. Parmi ces logements, 81,4 % sont des résidences principales, 9,2 % sont des résidences secondaires et 9,4 % sont des logements vacants.
Ces logements sont pour 44,9 % des maisons individuelles, pour 49,2 % des appartements, les 5,9 % restant étant des logements d'un autre type. La proportion d'habitants propriétaires de leur logement est de 41,7 %, ce qui est inférieur à la moyenne nationale qui se monte à près de 55,3 %. En conséquence, le nombre de locataires est de 54,1 % sur l'ensemble des logements qui est, à l'inverse, supérieur à la moyenne nationale qui se situe à 39,8 %. On peut noter également que 4,1 % des habitants de la commune sont des personnes logées gratuitement alors qu'au niveau de l'ensemble de la France le pourcentage est de 4,9 %. Toujours sur l'ensemble des logements de la commune, 11,6 % sont des studios, 15,4 % sont des logements de deux pièces, 20,2 % en ont trois, 24,6 % des logements disposent de quatre pièces, et 28,1 % des logements ont cinq pièces ou plus.
Toponymie vignette|Ancien logo. Hauteville est mentionné pour la première fois en 1137 dans un document écrit en latin sous la forme latinisé Alta Villa.. Ensuite apparaît la forme Aute Ville en 1563. Il s’agit d'une formation toponymique médiévale tardive au sens apparent de « haute ville », c'est-à-dire « haut village » en ancien français. L'absence de H graphique dans l'attestation de 1563 est induite par une mode italianisante ou une influence franco-provençale. Ce H étant dû en langue d'oïl à l'influence du francique *hauh / *hoh sur le bas latin altu(s)..
Lompnes a été créée par les comtes de Savoie au dont toute la région dépendait depuis le . Elle est mentionnée sous la forme Lomnes en 1268Albert Dauzat et Charles Rostaing, , p. 49b sous Lomne, castellum Lonnarum en 1277 et enfin Lompnes en 1281Ernest Nègre, Toponymie générale de la France (lire en ligne).. Le toponyme est antérieur à la fondation officielle du village. Albert Dauzat et Charles Rostaing considèrent qu'il s’agit du nom de personne latin non attesté *Lumnus, d'après Lumnesius, porté par un autochtone, suivi du suffixe d'origine gauloise -acum marquant la propriété. Ils comparent Lompnas (Ain, Lonnax en 1141, Lompnacus en 1429) et Lompnieu (Ain, Longiacum en 1345)Ibidem.. Ernest Nègre préfère un nom de personne roman Longinus, suivi d'un suffixe roman -asIbidem.
Les premiers comparent Lompnes à Lompnas (Lompnacus 1429) pour en déduire la similarité du suffixe, c'est-à-dire -acum. Cette forme Lompnacus est rejetée par le second, vraisemblablement pour son caractère tardif, donc erroné. En outre, la forme évoluée du suffixe -acum dans la région est régulièrement -ieu comme dans Lompnieu (Longniacum 1345), d'où sa préférence pour le suffixe -as.
Histoire
Héraldique
Repères historiques
vignette|Quatre villages formant la commune.
Le plateau d'Hauteville, peuplé dès le Néolithique puis également pendant l'époque romaine, est une vallée haute et froide, que les textes du appellent Vallis CaninaJacques Dubois, L'implantation monastique dans le Bugey au Moyen Âge, In : Journal des savants, 1971, , ..
Le , Hauteville fut le lieu d'un incendie qui détruisit quatorze maisons en trois heuresMarius Guy, Au fil des jours - Histoires du plateau d'Hauteville-Brénod, editoo.com, 2004, . En effet, celles-ci étaient faites avec des murs en pierre couverte de chaume. La propagation du feu était très rapide.
Les communes prirent une ampleur au niveau européen au lors de l'ouverture de centre pour les malades de la tuberculose. De nombreux sanatoriums étaient construits. Par la suite le plateau d'Hauteville souhaitait un tournant sur le plan économique mais également touristique.
Il fut décidé la construction d'un tramway en 1909. Une ligne provenait d'Ambérieu, l'autre descendait jusqu'à Tenay. Mais le relief escarpé obligea la construction de nombreux tunnels (dix-neuf au total). La ligne ne sera pas mise en service, car la construction fut interrompue lors de la Première Guerre mondiale.
La commune fut formée le par la réunion d'Hauteville et de Lompnes. Elle absorba également, le , les communes voisines de Lacoux et Longecombe et devint ainsi, avec ses , la plus grande commune du département de l'Ain jusqu'en 2016 où Haut-Valromey la détrône avec ses .
Le , la commune s'unit avec Cormaranche-en-Bugey, Hostiaz et Thézillieu pour former la commune nouvelle de Plateau d'Hauteville actée par un arrêté préfectoral du , dont elle constitue une commune déléguée..
Politique et administration
Tendances politiques et résultats
Hauteville-Lompnes n'a pas de tendance politique marquée. En effet les mandats de maire ont permis une alternance des différents partis. Entre 1977 et 1989, le maire de la commune, Guy Saint Pierre était sans étiquette. Par la suite, de 1989 à 2001, la tendance s'est inversée pour un maire membre du PS, Bernard Maclet. Une nouvelle inversion a eu lieu de 2001 à 2008 avec Bernard Argenti, membre de l'UMP, puis le retour de Bernard Maclet lors des élections municipales de 2008 toujours sous l'étiquette du PS.
Sur le plan régional, national ou européen, il n'y a pas non plus de tendance. En effet lors des élections de 2002 et 2007 aux présidentielles et législatives, la tendance était d'un vote à droite, alors que pour les élections européennes, régionales et cantonales de 2004, la tendance des votes était à gauche.
Résultats politiques Résultats électoraux en ligne sur le site du Ministère de l'Intérieur Élections présidentielles, résultats des deuxièmes tours : élection présidentielle de 2007Élection présidentielle de 2007. : 57,29 % pour Nicolas Sarkozy (UMP), 42,71 % pour Ségolène Royal (PS), 84,69 % de participation. élection présidentielle de 2002Élection présidentielle de 2002. : 81,04 % pour Jacques Chirac (UMP), 18,96 % pour Jean-Marie Le Pen (FN), 93,52 % de participation. Élections législatives, résultats des deuxièmes tours : élections législatives de 2007Élections législatives de 2007. : 58,73 % pour Étienne Blanc (UMP), 41,27 % pour Françoise Rigaud (PS), 53,11 % de participation.