Availles-Limouzine est une commune du Centre-Ouest de la France, située dans le département de la Vienne en région Nouvelle-Aquitaine. Elle est historiquement située dans la province du Poitou. Géographie Localisation Availles-Limouzine se situe en milieu rural à l'extrémité sud du département de la Vienne.

Historiquement, appartenant à l'ancien comté de la Marche, la commune a été rattachée au Poitou et au département de la Vienne lors de la révolution française. Le Conseil municipal de l'époque ayant été débouté de sa demande de rattachement à la Charente.

C'est pourquoi le parlé historique de la commune est le marchois, variable de la langue d'oc dans une région où domine la langue d'oil, la langue est, ici, différente de celle des villages situés plus au nord.

Le bourg, dont l'église se dresse au sommet de l'éperon que gravit la rue du vieux village, domine la vallée de la Vienne. Il faut flâner dans le village pour découvrir de vieilles portes et des maisons médiévales.

Communes limitrophes La commune d'Availles-Limouzine est limitrophe avec le département de la Charente et se trouve à quelques kilomètres seulement de la Haute-Vienne.

Géologie et relief La région d'Availles-Limouzine présente un paysage de bocages et de vallées. Le terroir se composeChambre Régionale d'agriculture de Poitou-Charente - 2007 : d'alluvions dans des vallées étroites et encaissées pour 8 % ; de Terres de brandes (pour 22 %), d'argile à silex peu profonde (pour 17 %), de sols limoneux sur altérite (pour 11 %) et de Bornais (ce sont des sols brun clair sur limons, profonds et humides, à tendance siliceuse) (pour 4 %) sur les plateaux du Seuil du Poitou ; de sols sur granite rose (pour 37 %) sur les collines et les plateaux des massifs anciens ; des constructions de l'agglomération (pour 2 %).

Hydrographie La commune se situe dans la vallée de la Vienne, rivière qui prend sa source sur le plateau de Millevaches (Limousin). Availles-Limouzine est d'ailleurs la première commune du département de la Vienne traversée par la rivière du même nom.

La commune est traversée par de cours d'eau dont les principaux sont la Vienne sur une longueur de et la Clouère sur une longueur de .

Le barrage de Jousseau est d'une capacité de .

Climat

Historiquement, la commune est exposée à un climat océanique limousin, .. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Poitou-Charentes, caractérisée par un bon ensoleillement, particulièrement en été et des vents modérés..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique la plus proche, située sur la commune du Vigeant à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en ..

Voies de communication et transports Loin de tous les axes de communication, Availles-Limouzine se situe à de Poitiers, de Limoges et d'Angoulême.

Les autoroutes les plus proches se situent à (A10 Poitiers Sud) et (A20 Limoges Nord).

Urbanisme Typologie Au , Availles-Limouzine est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (91 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (93 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (49,9 %), terres arables (33,6 %), zones agricoles hétérogènes (7,5 %), forêts (3,2 %), eaux continentalesLes eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres. (3,2 %), zones urbanisées (2,6 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Risques majeurs Le territoire de la commune d'Availles-Limouzine est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, mouvements de terrains et séisme (sismicité faible). Il est également exposé à deux risques technologiques, le transport de matières dangereuses et la rupture d'un barrage, et à un risque particulier : le risque de radon.. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle..

Risques naturels Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment la Vienne et la Clouère. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1983, 1993, 1995, 1999 et 2010, chapitre Risque inondation.. Le risque inondation est pris en compte dans l'aménagement du territoire de la commune par le biais du plan de prévention des risques inondation (PPRI) de la « vallée de la Vienne "amont" - Section Availles-Limouzine/Valdivienne », approuvé le et par le PPRI « Vienne Communauté de Communes Vienne et Gartempe (CCVG) », prescrit le ..

vignette|redresse=1.2|Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux d'Availles-Limouzine. Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des tassements différentiels, chapitre Mouvements de terrain.. Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie.. 54,2 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (79,5 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national).. Depuis le , en application de la loi ÉLAN, différentes contraintes s'imposent aux vendeurs, maîtres d'ouvrages ou constructeurs de biens situés dans une zone classée en aléa moyen ou fortDans les zones classées en aléa moyen ou fort, différentes contraintes s'imposent : au vendeur d'informer le potentiel acquéreur du terrain non bâti de l’existence du risque RGA ; au maître d’ouvrage, dans le cadre du contrat conclu avec le constructeur ayant pour objet les travaux de construction, ou avec le maître d'œuvre, le choix entre fournir une étude géotechnique de conception et le respect des techniques particulières de construction définies par voie réglementaire ; au constructeur de l'ouvrage qui est tenu, soit de suivre les recommandations de l’étude géotechnique de conception, soit de respecter des techniques particulières de construction définies par voie réglementaire...

La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 2009, 2011 et 2019 et par des mouvements de terrain en 1999 et 2010.

Risque technologique La commune est en outre située en aval des barrages de Lavaud-Gelade et de Vassivière dans la Creuse, des ouvrages de classe A. À ce titre elle est susceptible d’être touchée par l’onde de submersion consécutive à la rupture d'un de ces ouvrages, chapitre Risque rupture de barrage..

Risque particulier Dans plusieurs parties du territoire national, le radon, accumulé dans certains logements ou autres locaux, peut constituer une source significative d’exposition de la population aux rayonnements ionisants. Selon la classification de 2018, la commune d'Availles-Limouzine est classée en zone 3, à savoir zone à potentiel radon significatif..

Toponymie Dans l'ancienne langue régionale parlée localement., le marchois, dialecte du Croissant (langue de transition oc / oïl.) son nom est Avalhes Limosine.

Histoire Availles a été occupé dès le néolithique (préhistoire) comme l'atteste la présence du dolmen du Moulin de Vareilles.

Vers 955/985, le roi de France créa le comté de la Marche. Availles dont la rive droite de la Vienne appartenait au Limousin et la rive gauche au Poitou fut rattachée à cette nouvelle province mais nous ne savons pas encore à quelle date exactement. Elle appartenait à la Basse-Marche. Le premier comte fut Boston dit le Vieux, fils du seigneur de Charroux.

Le marchois était parlé dans le village, mélange des langues d'oïl et oc.

Le premier texte écrit indiquant la « Vicaria Avalia » - Chatellenie d'Availles est une charte de 1020Jean-François Boyer, "Contribution à l'étude des circonscriptions civiles carolingiennes du Limousin" édité dans le Bulletin de la société archéologique et historique du Limousin, tome 123, 1995. Il s'agit du don d'une « Villa » à Chanteloube de Unbert « le Lévite » aux chanoines de Saint-Étienne de Limoges.

Le bourg s'est créé en 2 pôles :

- au bord de la Vienne, entourée d'une enceinte fortifiée, dont il reste quelques restes abritait le château. Lieu administratif où demeurait les représentants des ducs de Mortemart-Rochechouard. Plusieurs châteaux se succédèrent. Les ducs n'entretenant pas le lieu ;

- sur la hauteur entourant l'église Saint-Martin, la forme circulaire des rues et le lieudit « La motte » donne à penser à un second élément de défense dont il ne resterait plus de traces visibles.

: Françoise Darmagnac et Jean Baudon, charpentier, tous les deux originaires de la campagne availlaise, seront les deux derniers sorciers à être suppliciés, pendant 5 heures, pendus semi-conscients et enfin brûlés sur le bûcher, place du Marché-Viel (aujourd'hui la place du Maréchal Leclerc) à Poitiers, dans la juridiction de Poitiers dont dépendait Availles.

La RévolutionSuivant un document de protection pour prouver son allégence à la révolution établi entre 1791 et 1795 au profil de François de Tisseuil, Seigneur du Cerier et de Chanteloube, signé d'un certain nombre de personnes dont le notaire Chevallon :

Le premier maire, élu le à midi est François Tisseuil du Cerier, seigneur de Chanteloube et cadet du Baron François de Tisseuil, Seigneur d'Anvaux. Il jouera l'apaisement et sera confirmé dans son poste de maire le . Aucun soulèvement à Availles, qui accueille favorablement les avancées de la Révolution française. Juste quelques émeutes contre le recrutement dans les armées de la république.

Avril 1793 : une brigade de piquiers est créée. Généralement formée d'hommes, elle se distingue ici par une compagnie exclusivement féminine :

Capitaine Adélaide Chevallon, du notaire et procureur fiscal des justices d'Availles, Serre et Abzac, avec sous ses ordres Catherine Boyreau, fille de Simon, Marchand Tanneur et Marie Metay fille d'Antoine, boulanger.

Availles plante son arbre de la liberté le , symbole de la Révolution, qui devient le lieu de ralliement de toutes les fêtes et évènements importants de l’époque.