La Bussière est une commune du Centre-Ouest de la France, située dans le département de la Vienne en région Nouvelle-Aquitaine.

Géographie

Communes limitrophes

Géologie et relief La région de La Bussière présente un paysage de plaines vallonnées plus ou moins boisées et de vallées. Le terroir se composeChambre Régionale d'agriculture de Poitou-Charente - 2007 : de Terres fortes pour 45 % et de bornais (ce sont des sols brun clair sur limons, profonds et humides, à tendance siliceuse) pour 33 % sur les plateaux du Seuil du Poitou ; de calcaires pour 7 % dans les vallées et les terrasses alluviales ; de groies profondes pour 11 % dans les plaines. Les groies sont des terres du sud-ouest de la France, argilo-calcaires, peu profondes - en général de moins de d’épaisseur – et plus ou moins riches en cailloux. Elles sont fertiles et saines et donc, propices à la polyculture céréalière mais elles s’assèchent vite.

Hydrographie La commune est traversée par la Gartempe sur une longueur de .

Climat

Historiquement, la commune est exposée à un climat océanique du nord-ouest, .. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Poitou-Charentes, caractérisée par un bon ensoleillement, particulièrement en été et des vents modérés..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique la plus proche, située sur la commune de Montmorillon à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en ..

Urbanisme Typologie Au , La Bussière est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (86,5 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (86,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (52,4 %), zones agricoles hétérogènes (22 %), forêts (12,4 %), prairies (12,2 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (0,9 %), eaux continentalesLes eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres. (0,1 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Risques majeurs Le territoire de la commune de La Bussière est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, mouvements de terrains et séisme (sismicité faible). Il est également exposé à un risque technologique, le transport de matières dangereuses.. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle..

Risques naturels Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment la Gartempe. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1983, 1992, 1993, 1999 et 2010, chapitre Risque inondation..

vignette|redresse=1.2|Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de La Bussière. Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des affaissements et effondrements liés aux cavités souterraines (hors mines) et des tassements différentiels, chapitre Mouvements de terrain.. Afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, un inventaire national permet de localiser les éventuelles cavités souterraines sur la commune.. Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie.. 70,8 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (79,5 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national).. Depuis le , en application de la loi ÉLAN, différentes contraintes s'imposent aux vendeurs, maîtres d'ouvrages ou constructeurs de biens situés dans une zone classée en aléa moyen ou fortDans les zones classées en aléa moyen ou fort, différentes contraintes s'imposent : au vendeur d'informer le potentiel acquéreur du terrain non bâti de l’existence du risque RGA ; au maître d’ouvrage, dans le cadre du contrat conclu avec le constructeur ayant pour objet les travaux de construction, ou avec le maître d'œuvre, le choix entre fournir une étude géotechnique de conception et le respect des techniques particulières de construction définies par voie réglementaire ; au constructeur de l'ouvrage qui est tenu, soit de suivre les recommandations de l’étude géotechnique de conception, soit de respecter des techniques particulières de construction définies par voie réglementaire...

La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 2005, 2011, 2017, 2018, 2019 et 2020 et par des mouvements de terrain en 1999 et 2010.

Toponymie Le nom du village provient du latin buxus qui signifie buis. La Bussière est un donc un endroit où poussaient des buisLe Patrimoine des communes de la Vienne en 2 tomes – Édition FLOHIC – 2002 – ..

Histoire Comme le reste de la France, accueille favorablement les avancées de la Révolution française. Elle plante ainsi son arbre de la liberté, symbole de la Révolution. Il est cependant l’objet d’un attentat en 1799 à un moment de réaction royalisteRobert Petit, Les Arbres de la liberté à Poitiers et dans la Vienne, Poitiers : Éditions CLEF 89/Fédération des œuvres laïques, 1989, ..

Politique et administration Liste des maires

Instances judiciaires et administratives La commune relève du tribunal d'instance de Poitiers, du tribunal de grande instance de Poitiers, de la cour d'appel Poitiers, du tribunal pour enfants de Poitiers, du conseil de prud'hommes de Poitiers, du tribunal de commerce de Poitiers, du tribunal administratif de Poitiers et de la cour administrative d'appel de Bordeaux, du tribunal des pensions de Poitiers, du tribunal des affaires de la Sécurité sociale de la Vienne, de la cour d’assises de la Vienne.

Services publics Les réformes successives de La Poste ont conduit à la fermeture de nombreux bureaux de poste ou à leur transformation en simple relais. Toutefois, la commune a pu maintenir le sien.

Politique environnementale Dans son palmarès 2025, le Conseil national de villes et villages fleuris de France a attribué une fleur à la communeLes communes labellisées, Site des villes et villages fleuris, consulté le ..

Démographie

En 2008, selon l'INSEE, la densité de population de la commune était de , pour le département, pour la région Poitou-Charentes et en France.

La chute démographique constatée s’inscrit dans un vieillissement des populations du sud-est du département. C’est aussi une problématique qui s’inscrit dans une région plus vaste qui concerne les départements voisins : ainsi, si la part des + 60 ans dans le département de la Vienne atteint 23,2 %, il est de 32,7 % dans le département de la Creuse, 29 % dans le département de l'Indre et 26,3 % pour le département de la CharenteÉtude de KPMG pour le Conseil Général de la Vienne : FuturS en Vienne – diagnostic – novembre 2009.

Économie Selon la direction régionale de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt de Poitou-Charentes, il n'y a plus que 29 exploitations agricoles en 2010 contre 34 en 2000Fiches communales 2000 - 2010 de la Vienne.

Les surfaces agricoles utilisées ont diminué et sont passées de en 2000 à en 2010. 47 % sont destinées à la culture des céréales (blé tendre essentiellement mais aussi orges et maïs), 19 % pour les oléagineux (colza et tournesol), 20 % pour le fourrage et 4 % reste en herbes. En 2010, hectare (2 en 2000) est consacré à la vigne. Le vignoble est partagé entre 3 exploitations (9 en 2000).

8 exploitations en 2010 (contre 13 en 2000) abritent un élevage de bovins ( en 2010 contre en 2000). 11 exploitations en 2010 (contre 17 en 2000) abritent un élevage d'ovins ( en 2010 contre en 2000). Cette évolution est conforme à la tendance globale du département de la Vienne. En effet, le troupeau d’ovins, exclusivement destiné à la production de viande, a diminué de 43,7 % de 1990 à 2007Agreste – Bulletin de mai 2013.

L'élevage de volailles a connu une hausse importante : en 2000 répartis sur 13 fermes contre en 2010 répartis sur 15 fermes.

L'élevage de chèvres est stagnant: en 2010 sur 3 fermes, sur 3 fermes en 2000.La vocation laitière du troupeau est très forte. Moins de 2 % des élevages caprins sont non laitiers en 2000. La quasi-totalité de la production laitière, en constante augmentation (de 2000 à 2011 : + 44 %Panorama de l’Agriculture en Vienne – juin 2012 – Chambre d’Agriculture de la Vienne) est livrée à l’industrie agro-alimentaire soit 96 % des récoltés dans l’ensemble du département de la Vienne en 2004. La production de fromage à la ferme reste très marginale et ne représente que 1 % de la production de lait et 6 % des fermes. 75 % des élevages sont basés sur un système de production de type hors sol, la surface agricole étant destinée essentiellement dans ce cas, à la production de fourrage. 75 % de ces exploitations n’élèvent que des chèvres. Le dynamisme de cet élevage, l’accent porté sur la qualité des produits a permis d’obtenir les AOC « chabichou du Poitou » et « Sainte Maure de Touraine » pour les fromages produitsAgreste – Bulletin de décembre 2005.

Culture locale et patrimoine Lieux et monuments

Église Saint-Pierre-ès-Liens de La Bussière. Elle est inscrite à l'Inventaire général du patrimoine culturel..

Patrimoine civil Le château de la Bertholière, à la sortie du village, sur la rive gauche de la Gartempe. Le château de la Guitière, à la sortie du village, sur la rive gauche de la Gartempe. Le château de la Roche-Aguet sur la rive droite de la Gartempe.

Patrimoine naturel La commune abrite quatre zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF)Secrétariat scientifique de l'inventaire des ZNIEFF, DREAL Poitou-Charentes, 2011 qui couvrent 2 % de la surface communale. Il s'agit : du vallon de Perajoux, du vallon de Foussac, du Grand Étang, de la basse vallée de la Gartempe qui bénéficie des protections issues d'engagements internationaux relevant de la directive habitats-faune-floreDREAL Poitou-Charentes / MNHN, 2013.

Le vallon de Foussac