Château-Larcher est une commune du centre-ouest de la France, située dans le département de la Vienne en région Nouvelle-Aquitaine.

Géographie

Pour sa superficie, la commune de Château-Larcher est au 11 national et dans le département de la Vienne.

Localisation Le village est dominé par les ruines d'un château fort.

Château-Larcher se situe non loin de l'ancienne voie romaine Pictavia, qui permettait de relier Poitiers à Civray.

Le territoire de la commune de Château-Larcher est généralement élevé. Il s'étend sur un plateau entre la Vienne et le Clain et il est coupé dans toute sa longueur par la vallée sinueuse de la Clouère. Il est limité, en bordure ouest, par la vallée du Clain qu'il surplombe et en limite est par la vallée de l'Arceau vers laquelle, il plonge.

Le bourg est situé à au sud-ouest de Poitiers, à de Niort et à d'Angoulême.

Communes limitrophes

Géologie et relief Le paysage de la commune est ainsi formé de plaines vallonnées plus ou moins boisées et de vallées. 79 % de son territoire est dévolu à l'agriculture, 18 % à des forêts et à des milieux semi-naturels, le reste, soit 3 %, est bâti (maisons, routes, emprises d'entreprises...)Observatoire Régional de l'Environnement de Poitou-Charente.

Hydrographie La commune est traversée par de cours d'eau dont le principal est la Clouère,sur une longueur de . La Clouère est un affluent du Clain qui traverse lui-même, le territoire communal sur une longueur de . Le village est situé sur un éperon que ceinture une boucle de la Clouère. Elle a un débit capricieux qui peut provoquer des inondations l’hiver ou en début de printemps, comme en 1982, 1993, 1995, 1999, 2010 ou en 2012-2013.

Climat

Historiquement, la commune est exposée à un climat océanique du nord-ouest, .. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Poitou-Charentes, caractérisée par un bon ensoleillement, particulièrement en été et des vents modérés..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique la plus proche, située sur la commune de La Ferrière-Airoux à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d’émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022.. Voies de communication et transports La gare ferroviaire la plus proche est celle de Poitiers. Toutefois, des haltes ont lieu aux gares de Vivonne située à ou d'Iteuil-Centre située à .

Les aéroports les plus proches de Château-Larcher sont : l'aéroport international Angoulême-Cognac à ; l'aéroport de Poitiers-Biard à ; l'aérodrome de Niort - Souché à .

Urbanisme Typologie Au , Château-Larcher est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Poitiers, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (78,6 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (78,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (53,7 %), prairies (20 %), forêts (18,4 %), zones agricoles hétérogènes (4,9 %), zones urbanisées (3 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Morphologie Le bourg se présente comme un Y car il possède trois faubourgs en plus de son centre qui s’est développé autour du château : le faubourg Saint-Martial sur la route de Gençay, sur le haut du bourg ; le faubourg de la Trappe, le long de la route de Vivonne qui connait un développement urbain depuis moins d’une dizaine d’années; et un faubourg le long de la route de Champagné-Saint-Hilaire. Les maisons se sont construites le long des axes routiers : la route de Vivonne à Gençay croise la route allant à Champagné-Saint-Hilaire, donnant ainsi cette forme particulière en Y. Par ailleurs, l’extension récente de Vivonne a empiété sur le territoire communal de Château-Larcher donnant lieu à la création en bordure de ce dernier, à quelques kilomètres du village, à une urbanisation récente constituée de maisons individuelles. Enfin, historiquement, le territoire communal a été marqué par un habitat agricole de type dispersé : des hameaux constitués de quelques maisons voire d’un seul foyer, pour permettre aux paysans d’être au plus près de leurs champs, des gués ou des moulins.

Les hameaux sont : Baptresse : Il est situé sur la route de Château-Larcher à Vivonne. On rencontre cette seigneurie dès le . Baptresse est resté une paroisse indépendante de Château-Larcher jusqu’en 1803 et a possédé sa propre mairie jusqu’en 1845. Baptresse comptait en 2003, 27 foyers. Le Breuil : Il est situé à proximité de la forêt des Coussières et des Grands Bois Jurés. C'est en ce lieu que se trouvait jusqu'en 1875, la métairie qui constituait l'unique moyen de subsistance des religieuses du couvent de Château-Larcher. La Boucarderie : Il est situé sur la limite qui sépare le territoire de Château-Larcher de celui de Marnay. Chambon : Il est situé après le pont de la Couture, au bout d'un petit chemin, sur la droite de la route du stade. Il y avait, autrefois, un moulin. Chambon constituait alors un ensemble de bâtiments important. Le moulin est désaffecté depuis avant 1995. Chatillon : Il est situé tout en bas de Baptresse. Il est constitué d'un ancien moulin qui a été rénové et qui a été transformé en maison d'habitation. Le moulin est surplombé de grottes creusées dans la roche dites les grottes de Chatillon. Chez Rouger : Le hameau se nommait autrefois la Rufinière du nom d'un château imposant détruit au . Ecrouzilles : Il est situé sur un rocher. Un prieuré existait à cet endroit jusqu'au règne d'Henri II (1547-1559) où il tomba, alors en commende. L'église était dédiée à saint Jean-Baptiste. De la Révolution à 1819, Ecrouzilles fut une commune. Les Granges : La première indication du nom de ce hameau date de la fin du . La Groie : C'est hameau situé en face du château d'eau, sur la route de Gençay. Jouarenne : Il est situé à au nord de Château-Larcher, à cheval sur la commune de Château-Larcher et celle d'Aslonnes. Il y avait autrefois un prieuré dédié à saint Hilaire. Le prieuré dépendait de l'abbaye Saint-Junien de Nouaillé-Maupertuis. Son emplacement est indiqué par une croix, à l'entrée du hameau. La Minazerie : Hameau situé proche de Jouarenne. Le Parou : Il est situé à l'entrée de Château-Larcher. Il y a eu longtemps un moulin à foulon qui a été transformé au en moulin à tan ou à graines. Le moulin a fonctionné jusqu'au . Le Pas de Saint-Georges : Il est situé en limite du territoire de Vivonne. C'est un hameau constitué de constructions récentes. Le Pin : Il est situé sur la route de Château-Larcher à Vivonne. C'est une ancienne ferme. La Richardière : C'est une ancienne châtellenie dont le logis existe toujours. Il est situé au bout du hameau, avant le pont de la Couture. Rocquillon : Le hameau est situé entre Baptresse et Fontrable, en direction de Vivonne. Le hameau est composé d'un château et d'une maison de gardien qui date du . Le Roseau : C'est une petite gentilhommière proche de Baptresse. Il y avait autrefois un moulin le long du bras principal de la Clouère. Thorus : Le hameau est situé le long de la Clouère, entre Château-Larcher et Baptresse. C'est une très ancienne seigneurie qui existait déjà au . La hameau se compose d'un ancien moulin et d'une ancienne ferme qui ont été transformés en résidences.

Logement En 2009, le nombre de logements était de 438, dont 81,5 % en résidences principales, 13,4 % en résidences secondaires ou occasionnelles et 5,1% en logements vacantsInsee

Risques majeurs Le territoire de la commune de Château-Larcher est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, mouvements de terrains et séisme (sismicité modérée). Il est également exposé à un risque technologique, le transport de matières dangereuses.. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle..

Risques naturels Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment le Clain et la Clouère. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1993, 1995, 1999 et 2010, chapitre Risque inondation..

vignette|redresse=1.2|Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Château-Larcher. Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des affaissements et effondrements liés aux cavités souterraines (hors mines) et des tassements différentiels, chapitre Mouvements de terrain.. Afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, un inventaire national permet de localiser les éventuelles cavités souterraines sur la commune.. Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie.. La totalité de la commune est en aléa moyen ou fort (79,5 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national).. Depuis le , en application de la loi ÉLAN, différentes contraintes s'imposent aux vendeurs, maîtres d'ouvrages ou constructeurs de biens situés dans une zone classée en aléa moyen ou fortDans les zones classées en aléa moyen ou fort, différentes contraintes s'imposent : au vendeur d'informer le potentiel acquéreur du terrain non bâti de l’existence du risque RGA ; au maître d’ouvrage, dans le cadre du contrat conclu avec le constructeur ayant pour objet les travaux de construction, ou avec le maître d'œuvre, le choix entre fournir une étude géotechnique de conception et le respect des techniques particulières de construction définies par voie réglementaire ; au constructeur de l'ouvrage qui est tenu, soit de suivre les recommandations de l’étude géotechnique de conception, soit de respecter des techniques particulières de construction définies par voie réglementaire...

La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 2011 et 2017 et par des mouvements de terrain en 1999 et 2010.

Toponymie