Couhé ou encore Couhé-Vérac est une ancienne commune du Centre-Ouest de la France, située dans le département de la Vienne en région Nouvelle-Aquitaine.

Ses habitants sont appelés les CoéciensGentilé sur le site habitants.fr Consulté le 29/09/2008..

Géographie La commune de Couhé se situe au sud-ouest du département de la Vienne, à de Poitiers, à 45 min du Futuroscope, à proximité des départements des Deux-Sèvres et de la Charente, dans le pays civraisien, dans le seuil du Poitou.

Couhé est traversé par la Dive du Sud, rivière temporaire qui devient permanente sur la commune de Couhé, et qui poursuit son cours jusqu'à Voulon où elle se jette dans le Clain, lui-même affluent de la Vienne.

Le nom de Couhé pourrait dériver de nom latin d'un propriétaire terrien nommé Colnacio. Du , le nom du village s'est écrit Cohec, Coec, et parfois Coyhet. À la seconde moitié du apparaît la forme de Couhec ou Couhé.

L'adjonction de Vérac apparait au , époque où l'ancienne baronnie devint un marquisat.

Toponymie Le nom de Couhé pourrait provenir de « Colnacio », qui lui-même pourrait dériver du nom d'un propriétaire terrien. En effet, l’anthroponyme gallo-romain « Colnacio » avec son suffixe latin de propriété « -acum » a pu devenir au cours des temps « -ec » puis « -é »Le Patrimoine des communes de la Vienne en 2 tomes – Edition FLOHIC – 2002 – .

Histoire Couhé a été un centre féodal important ayant appartenu à la puissante famille de Lusignan, au moins dès 1024.

Couhé a aussi été un centre important de la Religion Réformée aux . Le seigneur de Couhé était alors le marquis de Vérac. La plupart des maisons étaient construites en bois et avaient leur premier étage en surplomb. Il est possible d'en voir un exemplaire rue Bigeon-Croisil qui date du .

Au , une réorganisation de la poste au sein du royaume de France va permettre de redonner vie à ce bourg se situant dorénavant sur la route Paris-Bordeaux.

Par lettres patentes de , la baronnie de Couhé, et les terres de Châtillon, Pairé, Céaux, Vaux-et-Brux, Rom, Messé, Vérines, Vanzay et Sainte-Soline sont érigées en marquisat de Couhé-Vérac en faveur d'Olivier de Saint-Georges, lieutenant général et commandant en Poitou.

Couhé accueille favorablement les avancées de la Révolution française. Elle plante ainsi son arbre de la liberté, symbole de la Révolution. Il devient le lieu de ralliement de toutes les fêtes et des principaux événements révolutionnaires, comme la fête de l’anniversaire de la fondation de la République, le .

Pendant la Seconde Guerre mondiale, un camp de prisonniers de l’armée d'Afrique est établi par les Allemands à Couhé : ils sont affectés aux travaux agricoles dans le canton. Progressivement, ils sont renvoyés en Afrique par l’occupant ; un certain nombre d’entre eux ont disparu.

Le , elle devient une commune déléguée de Valence-en-Poitou aux côtés de Ceaux-en-Couhé, Châtillon, Payré et Vaux. La création de la commune de Valence est actée par un arrêté préfectoral du ..

Politique et administration Liste des maires Maires

Maires délégués

Instances judiciaires et administratives La commune relève du tribunal d'instance de Poitiers, du tribunal de grande instance de Poitiers, de la cour d'appel de Poitiers, du tribunal pour enfants de Poitiers, du conseil de prud'hommes de Poitiers, du tribunal de commerce de Poitiers, du tribunal administratif de Poitiers et de la cour administrative d'appel de Bordeaux, du tribunal des pensions de Poitiers, du tribunal des affaires de la Sécurité sociale de la Vienne, de la cour d’assises de la Vienne.

Services publics Les réformes successives de la Poste ont conduit à la fermeture de nombreux bureaux de poste ou à leur transformation en simple relais. Toutefois, la commune a pu maintenir le sien.

Démographie

La densité de population de la commune est de 204 /km. Celle du département est de 61 /km. Elle est de 68 /km pour la région Poitou-Charentes et de 115 /km pour la France (INSEE - 2008).

Économie Agriculture Selon la direction régionale de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt de Poitou-Charentes, il n'y a plus que 10 exploitations agricoles en 2010 contre 14 en 2000Fiches communales 2000 - 2010 de la Vienne.

Les surfaces agricoles utilisées ont augmenté de 15 % et sont passées de en 2000 à en 2010. Ces chiffres indiquent une concentration des terres sur un nombre plus faible d’exploitations. Cette tendance est conforme à l’évolution constatée sur tout le département de la Vienne puisque de 2000 à 2007, chaque exploitation a gagné en moyenne Agreste – Enquête Structure 2007.

53 % des surfaces agricoles sont destinées à la culture des céréales (blé tendre essentiellement mais aussi du maïs), 33 % pour les oléagineux (colza essentiellement et tournesol), 4 % pour le fourrage et 1 % reste en herbes.

3 exploitations en 2010 comme en 2000 un élevage d'ovins ( en 2010 contre en 2000). L'élevage de bovins a disparu en 2010 ( sur 3 fermes en 2000) et a été remplacé par un élevage de volailles : sur 6 fermes.

Une foire aux "chèvres de réforme", vieilles chèvres qui ne sont plus bonnes à grand-chose est organisée.

Commerces Couhé étant sur l'axe de communication Paris-Bordeaux, sa principale activité économique fut pendant longtemps d'héberger les voyageurs. Il y eut jusqu'à 40 auberges. Aujourd'hui, il y a encore plusieurs restaurants.

Il y a aussi des garagistes, des supermarchés, des boulangeries, une brocante, un photographe, des boutiques de vêtements et d'électroménager... Au début du , à noter une usine électrique et la scierie Bouffard.

Culture locale et patrimoine Lieux et monuments Patrimoine civil thumb|Les halles de Couhé. Gare de Couhé-Vérac ; Les Halles à la très belle architecture. Elles ont en pierre. Elles possèdent 56 piliers octogonaux massifs. La charpente imposante est en chêne et les lattes en châtaignier. Elles datent de 1580. Avant la Révolution, la justice y était rendue. Une maison ouvrant sous la halle, même, servait de prison. Elles sont inscrites comme Monument Historique depuis 1941. Le château fut construit vers 1020 par Hugues IV de Lusignan sur un éperon rocheux dominant la vallée. Puis le château devint la propriété d'Hugues X de Lusignan, mort en croisade, et de sa femme Isabelle d'Angoulême. En 1309, par le mariage de Jeanne de Lusignan, dame de Couhé, fille d'Hugues XII de Lusignan, il devint la propriété de la famille des Mortemer, devenu seigneur de Couhé au début de la guerre de Cent Ans. Le château aurait tenu un rôle important pendant cette guerre où ses seigneurs se sont rangés du côté des Anglais. À partir de 1500, le château appartient aux Saint-George. En 1568, Joachim de Saint-George ajoute au nom de Couhé, celui de Vérac, un fief possédé par la famille en limousin. Les Saint-George ayant défendu la cause protestante, leur château est détruit en 1569 par les catholiques. Il est remis en état, et la baronnie érigée en marquisat en 1652. En 1704, César de Saint-George devient seigneur de Couhé. Il décide de reconstruire sur l'emplacement de la vieille demeure un château au "gout du jour". Mais sa construction va durer 32 ans. Il ne sera achevé qu'en 1743. Le dernier des seigneurs de Couhé sera Charles Olivier de Saint-Georges de Vérac, qui fera carrière dans l'armée et sera ambassadeur de France au Danemark, en Russie puis en Suisse. Lors de la Révolution française, ne rentrant pas en France, il est considéré comme émigré. À ce titre, tous ses biens sont confisqués et vendus. Les nouveaux propriétaires du château le démolissent et en vendent les pierres. Seul, le pavillon sud sera sauvé par la municipalité. En , Thiers l'achète. Elle y installe un collège géré par les Frères des écoles chrétiennes, puis en fait donation à l'évêché. Il devint le collège Saint-Martin, appelé aujourd'hui collège La Salle - Saint Martin.

Patrimoine religieux thumb|L'église paroissiale Saint-Martin, à Couhé. L'église Saint-Martin fut à l'origine, au , un prieuré assez richement doté. Il était construit tout près des fossés du château. L'église a été détruite à plusieurs reprises. Elle est refaite en 1688 à l'emplacement actuel. Le vitrail central représente saint Martin partageant son manteau et les vitraux des parties latérales, des saints poitevins. Le tabernacle à la porte en bois doré provient de l'abbaye de Valence. Le chemin de croix, en mosaïques, date de 1930. Dans l'arche d'entrée, il est possible de voir le blason de la châtellenie de Couhé et des Saint-George. Les trois cloches sont classées Monument Historique depuis 1980. Elles datent respectivement de 1565, 1720 et 1850. La plus ancienne provient de l'abbaye de Valence. L'abbaye Notre-Dame de Valence fut fondée le 6 aout 1230 par Hugues X de Lusignan, comte de la Marche et d'Angoulême, seigneur de Couhé et Isabelle d'Angoulême, veuve du roi d'Angleterre. L'abbatiale, cistercienne, s'imposait par sa grandeur. Avec ses de long, l'église était l'un des monuments les plus importants du Poitou. Son histoire est ponctuée d'une alternance de dégradations et de restaurations. Elle est dévastée en 1358 par les routiers puis par les calvinistes à l'instigation de l'abbé Ponthus de Saint-George, converti à la Réforme. La Révolution française et le manque d'entretien ont provoqué la quasi-disparition de cette abbaye. Du datent les deux bâtiments : la porterie et l’hôtellerie. On y remarque, au centre, la belle porte d'entrée ornée, sur le tympan trilobé, d'une fleur de lys. Sur chacun des deux pignons, une fenêtre en arc brisé, surmontée d'une rose à quatre lobes. Le réfectoire des moines est une salle composée de deux nefs de trois travées chacune. Les voûtes reposent sur deux colonnes centrales et huit culs de lampe. Elles s'appuient sur des contreforts. Cette salle est coupée en deux en hauteur depuis le . Au sud, le logis abbatial qui date de 1695. L'ancien réfectoire, le pont sur la Dive, les bornes monastiques sont classés comme Monument Historique depuis 1999 tandis que la grange et la poterie sont inscrites depuis 1997. 150px|thumb|right|Armes de la famille de Saint-Georges, marquis de Vérac : Écartelé: aux 1 et 4, d'argent, à la croix de gueules ; aux 2 et 3, fascé ondé enté d'argent et de gueules de six pièces (de Rochechouart)..

Patrimoine naturel Le bois de la Héronnière est un site classé zone naturelle d’intérêt écologique, faunistique et floristique. Il est situé juste à l’est du village de Couhé, aux confins du département de la Vienne et du département des Deux-Sèvres. Le sol est composé d’argilo-acide rouge, riche en cailloux et peu profond. Le boisement sur les pentes est dominé par une chênaie-charmaie où le Chêne pédonculé et le Charme voisinent avec le Merisier, le Tremble et divers érables. Ce boisement est enrichi par des essences à tendances montagnardes : Tilleul à grandes feuilles, Orme de montagne, Hêtre commun d’Europe. En bas de pente, la boisement est surtout composé d’Aulne glutineux. Sur le plateau, au sud du bois, se développe une chênaie calcifuge à Chêne sessile et châtaignier.

Les botanistes connaissent ce site depuis le , ce qui permet une comparaison avec la végétation actuelle. Ainsi, il est possible de remarquer que plusieurs essences végétales ont disparu comme l’Orge d’Europe ou le Pédiculaire des marais.

Une des caractéristiques principales du Bois de la Héronnière réside dans la nette tonalité montagnarde de sa flore, puisqu’on peut y rencontrer plusieurs plantes rares ou très rares dans les plaines atlantiques, c’est le cas : du Framboisier sauvage que l’on peut découvrir aussi dans la forêt de Moulière et dans celle de Vouillé ; de l’Aspérule odorante ; de la Véronique des montagnes ;