Monthoiron est une commune du Centre-Ouest de la France, située dans le département de la Vienne en région Nouvelle-Aquitaine.

Géographie Géologie et relief La région de Monthoiron présente un paysage de plaines vallonnées plus ou moins boisées et de vallées. Le terroir se composeChambre Régionale d'agriculture de Poitou-Charentes - 2007 : sur les collines calcaires d'aubues ou de champagne (ce sont des sols gris clair, argilo-limoneux, sur craie et donc calcaires) pour 30 % ; sur les plateaux du seuil du Poitou : de Terres fortes pour 28 %, de bornais (ce sont des sols brun clair sur limons, profonds et humides, à tendance siliceuse) pour 30 % ; sur les collines et les dépressions sableuses des bordures du bassin parisien, de calcaire sableux pour 5 % ; dans les vallées et les terrasses alluviales, de calcaire pour 7 %.

En 2006, 59,5 % de la superficie de la commune était occupée par l'agriculture, 38,5 % par des forêts et des milieux semi-naturels et 2 % par des zones construites et aménagées par l'homme (voirie)Observatoire régional de l'environnement de Poitou-Charentes. La présence de milieux naturels et semi-naturels riches et diversifiés sur le territoire communal permet d’offrir des conditions favorables à l’accueil de nombreuses espèces pour l'accomplissement de leur cycle vital (reproduction, alimentation, déplacement, refuge). Forêts, landes, prairies et pelouses, cours d’eau et zones humides… constituent ainsi des cœurs de biodiversité et/ou de véritables corridors biologiques.

Communes limitrophes

Hydrographie La commune est traversée par de cours d'eau dont les principaux sont L'Ozon sur une longueur de et L'Ozon de Chenevelles sur une longueur de .

Climat

Historiquement, la commune est exposée à un climat océanique du nord-ouest, .. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Poitou-Charentes, caractérisée par un bon ensoleillement, particulièrement en été et des vents modérés..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique la plus proche, située sur la commune de Lésigny à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en ..

Urbanisme Typologie Au , Monthoiron est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Châtellerault, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (58,5 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (59,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (37,7 %), terres arables (24,4 %), zones agricoles hétérogènes (24,4 %), prairies (9,7 %), zones urbanisées (2,7 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (1,2 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Risques majeurs Le territoire de la commune de Monthoiron est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, feux de forêts, mouvements de terrains et séisme (sismicité modérée). Il est également exposé à un risque technologique, le transport de matières dangereuses.. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle..

Risques naturels Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment l'Ozon et l'Ozon de Chenevelles. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1983, 1999 et 2010, chapitre Risque inondation..

Monthoiron est exposée au risque de feu de forêt. En 2014, le deuxième plan départemental de protection des forêts contre les incendies (PDPFCI) a été adopté pour la période 2015-2024.. Les obligations légales de débroussaillement dans le département sont définies dans un arrêté préfectoral du Le brûlage des déchets verts à l’air libre ou à l’aide d’incinérateurs individuels est interdit toute l’année et sur l’ensemble du département de la Vienne.., celles relatives à l'emploi du feu et au brûlage des déchets verts le sont dans un arrêté permanent du ., chapitre Feux de forêts..

vignette|redresse=1.2|Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Monthoiron. Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des affaissements et effondrements liés aux cavités souterraines (hors mines) et des tassements différentiels, chapitre Mouvements de terrain.. Afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, un inventaire national permet de localiser les éventuelles cavités souterraines sur la commune.. Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie.. 63,6 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (79,5 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national).. Depuis le , en application de la loi ÉLAN, différentes contraintes s'imposent aux vendeurs, maîtres d'ouvrages ou constructeurs de biens situés dans une zone classée en aléa moyen ou fortDans les zones classées en aléa moyen ou fort, différentes contraintes s'imposent : au vendeur d'informer le potentiel acquéreur du terrain non bâti de l’existence du risque RGA ; au maître d’ouvrage, dans le cadre du contrat conclu avec le constructeur ayant pour objet les travaux de construction, ou avec le maître d'œuvre, le choix entre fournir une étude géotechnique de conception et le respect des techniques particulières de construction définies par voie réglementaire ; au constructeur de l'ouvrage qui est tenu, soit de suivre les recommandations de l’étude géotechnique de conception, soit de respecter des techniques particulières de construction définies par voie réglementaire...

La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 1995, 2003, 2005, 2011 et 2016 et par des mouvements de terrain en 1999 et 2010.

Toponymie Le nom du village a plusieurs origines possibles. Il pourrait provenir du latin Mons Dodranni qui signifie La colline de Dodrannus, Dodrannus étant un anthroponyme d'origine germanique. L'ancien nom du bourg était au , Monte Oram qui signifierait également La Colline d'Oran, du nom du seigneur localLe Patrimoine des communes de la Vienne en 2 tomes – Édition FLOHIC – 2002 – ..

Histoire

Nous trouvons la trace d'un oppidum à Monte Aurea dès le . La seigneurie de Monthoiron prend une dimension régionale importante lorsque les Turpin de Crissé en prenne une première possession avec Gui V Turpin de Crissé pendant la guerre de cent ans Jacques Turpin de Crissé complète la possession de Monthoiron grâce à son mariage avec Louise de Blanchefort le qui apporte Monthoiron-Lezay.

C'est Jacques II Turpin de Crissé, le chevalier de Marignan, qui va revenir d'Italie et entreprendre la construction de la tour-forteresse de Monthoiron à côté du logis seigneurial, sur un concept que Léonard de Vinci lui aurait présenté.

Le , les troupes nazis stationnent avec le au château de Monthoiron. Trois graffitis de soldat dans la tour-forteresse confirment cette présence. La Kommandatur s'y installe.

En 1944, pour fêter la Libération et le retour de la République, un arbre de la liberté est planté sur la place de l’église (un if), qui est toujours en bonne santé en 1988Robert Petit, Les Arbres de la liberté à Poitiers et dans la Vienne, Poitiers : Éditions CLEF 89/Fédération des œuvres laïques, 1989, ..

Politique et administration Liste des maires

Instances judiciaires et administratives La commune relève du tribunal d'instance de Poitiers, du tribunal de grande instance de Poitiers, de la cour d'appel de Poitiers, du tribunal pour enfants de Poitiers, du conseil de prud'hommes de Poitiers, du tribunal de commerce de Poitiers, du tribunal administratif de Poitiers et de la cour administrative d'appel de Bordeaux, du tribunal des pensions de Poitiers, du tribunal des affaires de la Sécurité sociale de la Vienne, de la cour d’assises de la Vienne.

Démographie

En 2008, selon l’Insee, la densité de population de la commune était de contre pour le département, pour la région Poitou-Charentes et pour la France.

Économie Selon la direction régionale de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt de Poitou-CharentesFiches communales 2000 - 2010 de la Vienne, il n'y a plus que 7 exploitations agricoles en 2010 contre 12 en 2000.

Les surfaces agricoles utilisées ont très légèrement diminué et sont passées de en 2000 à en 2010. 39 % sont destinées à la culture des céréales (blé tendre essentiellement pour 80 % de la surface céréalière mais aussi de l'orge), 20 % pour le fourrage et 23 % reste en herbes. En 2000 comme en 2010, un hectare est consacré à la vigne.

Trois exploitations en 2010 (contre quatre en 2000) abritent un élevage de bovins ( en 2010 contre en 2000).

Culture locale et patrimoine Lieux et monuments Patrimoine religieux L'église Saint-Ambroise appartenait au prieuré Saint-Fulgent, fondé au par les bénédictins de l'abbaye de Saint-Savin. Ruiné pendant la guerre de Cent Ans, puis lors des guerres de Religion, il a été déserté par ses moines au , puis a perdu sa nef et ses dépendances. Le chœur, prévu de grande dimension pour accueillir une importante communauté de moines, fait désormais office de nef, et l'entrée actuelle se fait par la croisée du transept, après des travaux de restauration au qui ont porté sur un nouveau portail, surmonté d'une tribune. La chapelle de Beauvais est inscrite comme monument historique depuis 1994. La chapelle Saint-Médard d'Asnières est inscrite comme monument historique depuis 1993.

Patrimoine civil La tour-forteresse du - qui semble n'avoir jamais été rattachée au logis du château - est classée comme monument historique dès le après sa découverte par l'historien et professeur d'université Nicolas Faucherre. Le , une cinquantaine d'experts internationaux de Léonard de Vinci signent l'appel de Romorantin, stipulant que la Tour-Forteresse « correspond à un concept du maître, et peut constituer une œuvre inédite de Léonard de Vinci » et appelant à sa sauvegarde et à sa mise en valeur.