Saint-Sauveur est une ancienne commune du Centre-Ouest de la France, située dans le département de la Vienne (région en région Nouvelle-Aquitaine, devenue le une commune déléguée au sein de la commune nouvelle de Senillé-Saint-Sauveur. Géographie Localisation Saint-Sauveur est située à au sud-est de Châtellerault, la plus grande ville à proximité.

Le bourg est entouré par Senillé, Oyré et Châtellerault.

Géologie et relief La commune présente un paysage de plaines vallonnées plus ou moins boisées et de vallées.

Le terroir se compose : de terres fortes pour 26 % et de bornais (ce sont des sols brun clair sur limons, profonds et humides, à tendance siliceuse) pour 43 % sur les plateaux du seuil du Poitou ; de champagnes ou aubues (ce sont des sols gris clair, argilo-limoneux, sur craie et donc calcaires) pour 18 % sur les collines calcaires ; de tuffeau jaune pour 12 % sur les collines et dépressions sableuses des bordures du Bassin parisien ; de terres alluviales pour 1 % dans les vallées alluvialesChambre Régionale d'agriculture de Poitou-Charente - 2007.

Hydrographie La commune est traversée par de cours d'eau. Les principaux sont: le ruisseau de Chaudet sur une longueur de , le ruisseau de l'étang Berland sur une longueur de , Le Moury sur une longueur de , Le Maury sur une longueur de .

Climat Le climat est océanique avec des étés tempérés.

D’une manière généraleLivret simplifié de la carte des pédopaysages de la Vienne – novembre 2012, édité par la Chambre d’Agriculture de Poitou-Charentes, le temps est assez sec et chaud pendant l’été, moyennement pluvieux en automne et en hiver avec des froids peu rigoureux.

La température moyenne est de . Juillet est le mois le plus chaud (maximale absolue en 1947). Janvier est le mois le plus froid (minimale absolue – en 1985). à peine sépare les moyennes minimales des moyennes maximales (cette séparation est de en hiver et de en été). L’amplitude thermique est de .

Voies de communication et transports Les gares et les haltes ferroviaires les plus proches de Saint-Sauveur sont : la gare de Châtellerault à , la halte de Nerpuy à , la halte d'Ingrandes-sur-Vienne à , la halte de Naintré-les-Barres à , la halte de Dangé-Saint-Romain à .

Les aéroports et aérodromes proches de la commune sont : l'aéroport de Poitiers-Biard à , l'aéroport de Tours Val de Loire à , l'aéroport de Châteauroux-Centre à .

Urbanisme et habitat En 2011,selon l'Insee, le nombre de logements sur le territoire de la commune était de 457 dont 416 sont des résidences principales (soit 91 %) et 20 des résidences secondaires (soit 4 %).

Histoire L'existence d'une dizaine de stations préhistoriques de plein air atteste l'ancienneté de l'occupation humaine.

Les tracés encore visibles de deux chaussées gallo-romaines signent des voies antiques et l'on a retrouvé des fonds de villas gallo-romaines à Fontavilliers et aux Épinettes.

Le prieuré Antonin de Saint-Antoine de la Foucaudière a été fondé en 1349 par Adam de Soissons et son épouse Catherine de Chavanyers. En 1366, il a été érigé en commanderie.

La guerre de Cent Ans ravage le pays : en 1379, l'église et l'hôpital sont en ruines. La nef et le clocher sont reconstruits puis le chœur est achevé en 1493, au temps du commandeur Laurent Imbert.

Il est incendié en 1569, durant les guerres de religion, et en 1619, le commandeur Laurent Astruc commence les travaux de réhabilitation, mais la plus grande partie de la nef reste ruinéePoitou gothique, Yves Blomme, éditions Picard, 1993, .

La commanderie de la Foucaudière est désertée en 1777. Après la Révolution, le bourg de Saint-Sauveur est reconstruit autour de l'ancienne commanderie. L'église, devenue paroissiale, est rétablie sous le double vocable de Saint-Sauveur et de Saint-Antoine.

Politique et administration Intercommunalité Saint-Sauveur dépend de la sous-préfecture de la Vienne à Châtellerault.

Depuis 2015, Saint-Sauveur est dans le canton de Châtellerault-3 (n°4) du département de la Vienne. Avant la réforme des départements, Saint-Sauveur était dans le canton n°3 de Chatellerault Nord dans la .

La commune de Senillé, qui comptait 760 habitants, a été rattaché à Saint-Sauveur depuis le pour former une nouvelle commune : Senillé-Saint-Sauveur. La commune de Saint-Sauveur devient commune déléguée au sein de Senillé-Saint-Sauveur (commune nouvelle).

Liste des maires

Instances judiciaires et administratives La commune relève du tribunal d'instance de Poitiers, du tribunal de grande instance de Poitiers, de la cour d'appel de Poitiers, du tribunal pour enfants de Poitiers, du conseil de prud'hommes de Poitiers, du tribunal de commerce de Poitiers, du tribunal administratif de Poitiers et de la cour administrative d'appel de Bordeaux, du tribunal des pensions de Poitiers, du tribunal des affaires de la Sécurité sociale de la Vienne, de la cour d’assises de la Vienne.

Services publics Les réformes successives de La Poste ont conduit à la fermeture de nombreux bureaux de poste ou à leur transformation en simple relais. Toutefois, la commune a pu maintenir le sien.

Traitement des déchets et économie circulaire La commune accueille l'une des cinq installations de stockage de déchets non dangereux d'une capacité de tonnes. La capacité des cinq sites est de tonnes en 2011Rapport de l’AREC – La gestion des déchets ménagers en Vienne – Recueil des données – Année 2011.

Population et société Démographie

La densité de population de la commune est de 33 /km2. Celle du département est de 61 /km2. Elle est de 68 /km2 pour la région Poitou-Charentes et de 115 /km2 pour la France (INSEE- 2008).

La commune appartient à une zone de faible dynamisme démographique qui concerne une partie des membres de la communauté d’agglomération du pays châtelleraudais. L’évolution moyenne annuelle a été, de 1999 à 2006, de 0,90 % contre 1,32 % pour la communauté d’agglomération de Poitiers. Ceci s’explique par la crise économique qui touche le secteur industriel très représenté dans la communauté d’agglomération du pays châtelleraudais Étude de KPMG pour le Conseil Général de la Vienne : FuturS en Vienne – diagnostic – novembre 2009.

Les dernières statistiques démographiques pour la commune ont été fixées en 2009 et publiées en 2012. Il ressort que la mairie administre une population totale de . À cela il faut soustraire les résidences secondaires (17 personnes) pour constater que la population permanente sur le territoire de la commune est de habitants.

La répartition par sexe de la population est la suivante : en 1999 : 52,2 % d'hommes et 47,8 % de femmes. en 2005 : 51,5 % d'hommes et 48,5 % de femmes. en 2010 : 48,4 % d'hommes pour 51,6 % de femmes.

En 2005, selon l'Insee : Le nombre de célibataires était de 27,5 % dans la population. Les couples mariés représentaient 62,7% de la population, Les divorcés représentaient 4,8 % de la population, Le nombre de veuves et veufs était de 5 % à Saint-Sauveur.

Enseignement La commune dépend de l'académie de Poitiers (rectorat de Poitiers) et son école primaire publique dépend de l'inspection académique de la Vienne. Elle peut accueillir 96 élèves.

Économie Agriculture Selon la direction régionale de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt de Poitou-CharentesFiches communales 2000 - 2010 de la Vienne, il n'y a plus que 24 exploitations agricoles en 2010 contre 33 en 2000.

Les surfaces agricoles utilisées ont diminué et sont passées de en 2000 à en 2010. 48 % sont destinées à la culture des céréales (blé tendre essentiellement mais aussi orges et maïs), 17 % pour les oléagineux (colza et tournesol), 1 % pour les protéagineux (61 % de ces surfaces sont réservées à la culture de pois), 18 % pour le fourrage et 6 % restent en herbe. En 2000, (un en 2010) étaient consacrés à la vigne.

Six exploitations en 2010 (contre huit en 2000) abritent un élevage de bovins ( en 2010 contre en 2000). Trois exploitations en 2010 (contre quatre en 2000) abritent un élevage d'ovins ( en 2010 contre en 2000). L'élevage de caprins a disparu au cours de cette décennie ( réparties sur trois fermes en 2000). Cette disparition est révélatrice de l’évolution qu’a connue, en région Poitou- Charente, cet élevage au cours des deux dernières décennies: division par trois du nombre d’exploitations, augmentation des effectifs moyens par élevage (38 chèvres en 1988, 115 en 2000), division par dix des chèvreries de qui représentaient 50 % des troupeaux en 1988, et multiplication par six des élevages de plus de 200 chèvres qui regroupent, en 2000, 45 % du cheptel. Cette évolution a principalement pour origine la crise de surproduction laitière de 1990-1991 qui, en parallèle des mesures incitatives, a favorisé des départs d’éleveurs en préretraiteAgreste – Bulletin de décembre 2005.

La commune abrite trois importants élevages de porcs : deux de têtes environ et le troisième de têtes.

Saint-Sauveur produit des melons de Haut Poitou (IGP). Selon une étude de la direction régionale de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt, publiée en , la surface consacrée à la culture du melon en Région Poitou-Charentes est de loin la plus importante de l'Hexagone (Midi-Pyrénées :  ; Languedoc-Roussillon :  ; PACA . Le melon est produit par . La zone de culture du melon se situe dans le nord de la région, principalement sur une trentaine de communes de la Vienne dont Saint-Sauveur, et quatre communes en Deux-Sèvres. Un melon français sur quatre provient de Poitou-Charentes.

La transformation de la production agricole est de qualité et permet aux exploitants d’avoir droit, sous conditions, aux appellations et labels suivants : Chabichou du Poitou (AOC) Beurre de Charentes-Poitou (AOC) Beurre des Charentes (AOC) Beurre des Deux-Sèvres (AOC) Veau du Limousin (IGP) Agneau du Poitou-Charentes (IGP) Jambon de Bayonne (IGP) Melon du Haut-Poitou (IGP) Bœuf du Maine (IGP)

Industries Une entreprise de fabrication de meubles (BATH FOURNITURES ex. Technibois).

Commerce La commune possède encore trois commerces selon l'INSEE en 2012 : un salon de coiffure, un depot de pain et un ancien restaurant en cours de reaffectation

Activité et emploi Le taux d'activité était de 77,2 % en 2005 et 72,5 % en 1999.

Le taux de chômage en 2005 était de 8,3 % et en 1999, il était de 5,9 %.

Les retraités et les pré-retraités représentaient 18,8 % de la population en 2005 et 15,9 % en 1999.

Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments Patrimoine religieux L'église Saint-Antoine date des surplombe le bourg de Saint-Sauveur, . Elle dépendait de la commanderie de la Foucaudière, fondée par l'ordre des Antonins en 1366. Elle a été dévastée au cours de la guerre de Cent Ans. Elle est reconstruite en style gothique flamboyant. Elle est incendiée, au , durant les guerres de religion. Elle est, alors, de nouveau restaurée, au début du . Elle est devenue église paroissiale après la Révolution sous le double vocable de Saint Sauveur et Saint Antoine. Une campagne de restauration a été réalisée entre 1967 et 1990. L'entrée de l'édifice est précédée d'un porche monumental. Ce porche, soutenu par deux piliers sculptés, abrite un portail. Il est surmonté d'une accolade au-dessus de laquelle une niche à statue accueille saint Antoine tenant un livre. La nef est composée d'une seule travée sombre et basse mais elle s'ouvre sur le chœur, haut et lumineux. C'est un des plus beaux exemples du gothique flamboyant dans la Vienne. La grande baie du chœur est garnie d'un vitrail représentant l'adoration des mages. :Le chevet plat domine le village de Saint-Sauveur. La sacristie est aussi voutée d'ogives. Au sud une chapelle se prolonge par ce qui reste des bâtiments du prieuré utilisés comme presbytèrePoitou gothique, Yves Blomme, éditions Picard, 1993,. Une porte permet d'accéder dans la partie orientale du cloître qui subsiste. La chapelle de la Vierge est construite sur une crypte. Le vitrail représente L'Annonciation.