Usson-du-Poitou est une commune du Centre-Ouest de la France, située dans le département de la Vienne (région Nouvelle-Aquitaine).
Géographie Géologie et relief La région d'Usson-du-Poitou présente un paysage de plaines vallonnées plus ou moins boisées. Le terroir se composeChambre Régionale d'agriculture de Poitou-Charente - 2007 : de bornais (ce sont des sols brun clair sur limons, profonds et humides, à tendance siliceuse) pour 39 %, d'argile à silex peu profonde pour 24 %, de terres fortes pour 9 %, de terres de brandes pour 6 % sur les plateaux du seuil du Poitou ; de groies superficielles pour 22 % dans les plaines (les groies sont des terres du Sud-Ouest de la France, argilo-calcaires, peu profondes - en général de moins de d’épaisseur – et plus ou moins riches en cailloux. Elles sont fertiles et saines et donc, propices à la polyculture céréalière mais elles s’assèchent vite.
Communes limitrophes
Hydrographie La commune est traversée par La Clouère sur une distance de .
Climat
Historiquement, la commune est exposée à un climat océanique du nord-ouest, .. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Poitou-Charentes, caractérisée par un bon ensoleillement, particulièrement en été et des vents modérés..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique la plus proche, située sur la commune de La Ferrière-Airoux à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022..
Urbanisme Typologie Au , Usson-du-Poitou est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (91 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (91,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (55,3 %), zones agricoles hétérogènes (21,8 %), prairies (13,9 %), forêts (6,9 %), zones urbanisées (1,2 %), eaux continentalesLes eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres. (0,9 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Risques majeurs Le territoire de la commune d'Usson-du-Poitou est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, mouvements de terrains et séisme (sismicité faible). Il est également exposé à un risque technologique, le transport de matières dangereuses.. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle..
Risques naturels Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment la Clouère et le ruisseau des Pluches. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1983, 1993, 1995, 1999 et 2010, chapitre Risque inondation..
vignette|redresse=1.2|Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux d'Usson-du-Poitou. Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des affaissements et effondrements liés aux cavités souterraines (hors mines) et des tassements différentiels, chapitre Mouvements de terrain.. Afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, un inventaire national permet de localiser les éventuelles cavités souterraines sur la commune.. Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie.. 99,9 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (79,5 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national).. Depuis le , en application de la loi ÉLAN, différentes contraintes s'imposent aux vendeurs, maîtres d'ouvrages ou constructeurs de biens situés dans une zone classée en aléa moyen ou fortDans les zones classées en aléa moyen ou fort, différentes contraintes s'imposent : au vendeur d'informer le potentiel acquéreur du terrain non bâti de l’existence du risque RGA ; au maître d’ouvrage, dans le cadre du contrat conclu avec le constructeur ayant pour objet les travaux de construction, ou avec le maître d'œuvre, le choix entre fournir une étude géotechnique de conception et le respect des techniques particulières de construction définies par voie réglementaire ; au constructeur de l'ouvrage qui est tenu, soit de suivre les recommandations de l’étude géotechnique de conception, soit de respecter des techniques particulières de construction définies par voie réglementaire...
La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 2003, 2005, 2011 et 2017 et par des mouvements de terrain en 1999 et 2010.
Toponymie Le nom du village pourrait dériver de l'anthroponyme gaulois IcciusLe Patrimoine des communes de la Vienne en 2 tomes – Edition FLOHIC – 2002 – ..
Histoire
Comme le reste de la France, accueille favorablement les avancées de la Révolution française. Elle plante ainsi son arbre de la liberté, symbole de la Révolution. Mais lors de la levée en masse, quelques jeunes requis, mécontents, secouent l’arbre : ils sont condamnés à mort et exécutés à la demande du représentant en mission Piorry.. Selon Laurent Cogny et Béatrice Guyonnet, ils auraient été guillotinés pour le refus d'obéir à la conscription.
En 1848, avec la Révolution française de 1848 et le retour de la République, un arbre de la liberté est planté. Il est abattu en 1937.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, la ligne de démarcation traversait la commune, carte, ., du au , laissant le chef-lieu en zone libre.
Entre le 4 et le , du capitaine Tonkin sont parachutés, avec quatre jeeps, afin de renforcer les FFI. Ils sont attaqués en forêt de Verrières et fusillés, pour certains d’entre eux, en forêt de Saint-Sauvant .
Politique et administration Liste des maires
Instances judiciaires et administratives La commune relève du tribunal d'instance de Poitiers, du tribunal de grande instance de Poitiers, de la cour d'appel de Poitiers, du tribunal pour enfants de Poitiers, du conseil de prud'hommes de Poitiers, du tribunal de commerce de Poitiers, du tribunal administratif de Poitiers et de la cour administrative d'appel de Bordeaux, du tribunal des pensions de Poitiers, du tribunal des affaires de la Sécurité sociale de la Vienne, de la cour d’assises de la Vienne.
Services publics Les réformes successives de La Poste ont conduit à la fermeture de nombreux bureaux de poste ou à leur transformation en simple relais. Toutefois, la commune a pu maintenir le sien.
Démographie
En , la commune d'Usson-du-Poitou comptait habitants. À partir du , les recensements réels des communes de moins de ont lieu tous les cinq ans. Les autres « recensements » sont des estimations.
En 2008, selon l’Insee, la densité de population de la commune était de , contre pour le département, pour la région Poitou-Charentes et pour la France.
La diminution de 3 % de la population de la commune de 1999 à 2006 s’intègre dans une évolution générale à l’ensemble des communes rurales du département de la Vienne. Les zones rurales perdent de leurs habitants au profit d’une vaste région circonscrite autour des deux grandes métropoles du département : Poitiers et Châtellerault, et plus particulièrement au profit des cantons limitrophes de la préfecture.
Économie Selon la direction régionale de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt de Poitou-CharentesFiches communales 2000 - 2010 de la Vienne, il n'y a plus que agricoles en 2010 contre 78 en 2000.
Les surfaces agricoles utilisées ont paradoxalement augmenté de 6 % et sont passées de en 2000 à en 2010 dont 1 048 sont irrigables. Ces chiffres indiquent une concentration des terres sur un nombre plus faible d’exploitations. Cette tendance est conforme à l’évolution constatée sur tout le département de la Vienne puisque de 2000 à 2007, chaque exploitation a gagné en moyenne Agreste – Enquête Structure 2007.
53 % des surfaces agricoles sont destinées à la culture des céréales (blé tendre et maïs à parts égales mais aussi un peu d'orge), 18 % pour les oléagineux (colza et tournesol), 19 % pour le fourrage et 2 % restent en herbe. En 2000, (0 en 2010) étaient consacrés à la vigne.
Huit exploitations en 2010 (contre 14 en 2000) abritent un élevage de bovins ( en 2010 contre en 2000). C’est un des troupeaux de bovins les plus importants de la Vienne qui rassemblent en 2011Agreste – Bulletin de mai 2013.
Quinze exploitations en 2010 (contre 34 en 2000) abritent un élevage d'ovins ( en 2010 contre en 2000). La baisse du nombre d'ovins constatée au cours de cette décennie, est conforme à la tendance globale du département de la Vienne. En effet, le cheptel d’ovins, exclusivement destiné à la production de viande, a diminué de 43,7 % de 1990 à 2007.
L'élevage de volailles a connu une baisse : en 2010 répartis sur neuf fermes contre en 2000 répartis sur .