L’Émancipation nationale était l'organe hebdomadaire du Parti populaire français (PPF) de Jacques Doriot.
Histoire de L'Émancipation nationale Ce journal est directement issu de l’hebdomadaire local, L’Émancipation, proche du Parti communiste français (PCF) publié à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), fief électoral de Jacques Doriot. L’Émancipation, lancé le , avait en sous-titre : Organe central de l’unité totale des travailleursNotice objet, catalogue général de la BnF..
Jacques Doriot ayant créé le PPF avec ses anciens partisans du PCF, L'Émancipation devint L’Émancipation nationale pour le numéro 779 du . Claude Jeantet y était rédacteur.
Pendant l'Occupation, L'Émancipation nationale paraissait en zone libre ; sa direction effective était assurée par Ivan Sicard.
Drieu La Rochelle et L'Émancipation nationale
En 1936, Pierre Drieu La Rochelle adhère au Parti populaire français dirigé par Jacques Doriot et écrit régulièrement dans L'Émancipation nationale, organe de presse du parti. En 1939, il envoie sa lettre de démission au PPF.
Cependant, pendant la Seconde Guerre mondiale, il se rapproche à nouveau du PPF et L'Émancipation nationale publie de nouveau ses écrits. Ainsi, le premier , Drieu la Rochelle publie dans La Nouvelle Revue française un article violent contre son ancien ami Aragon. Cet article est réimprimé dans L'Émancipation nationale le (par erreur, le numéro est daté du 11 octobre 1941).
Cette attaque provient du fait que Aragon a lu de près les travaux de Gustave Cohen, le grand médiéviste de la Sorbonne, congédié en 1940 en raison de ses origines juives. Pour avoir cité les ouvrages de ce professeur, Aragon s’attire les sarcasmes de Drieu La Rochelle dans son article du de L’Émancipation nationale, titré « La Leçon de Ribérac ».
Il s'agit d'un véritable acte d’accusation: . Ceci fera réagir violemment Drieu La Rochelle, devenu directeur depuis d’une NRF gagnée à l’occupant. Dans l'article de L’Émancipation nationale, Drieu attaque durement Aragon et son « faux-patriotisme de moscoutaire » et affirme :
Aragon répondra à cette attaque par le poème Plus belle que les larmes (in: Les Yeux d'Elsa) qui est construit comme un survol de la France et une litanie en faveur du patrimoine culturel nationalLien externe à ce propos.
Céline et L'Émancipation nationale
Sous l'Occupation, Louis-Ferdinand Céline inonde la presse collaborationniste — et notamment L'Émancipation nationale — de lettreshttp://links.jstor.org/sici?sici=0016-111X(197104)44%3A5%3C831%3AQLDLFC%3E2.0.CO%3B2-Z qui vont jusqu'à la délation. Il y exprime ouvertement son soutien à Jacques Doriot, et se plaint de constater qu'il y ait des juifs connus ..
C'est d'ailleurs dans L'Émancipation nationale que paraît sa fameuse « Lettre à Doriot », dans laquelle il dénonce les intrigues judéo-maçonniques qui se trament à Vichy pendant que les vrais héros combattent sous l'uniforme allemand.
Autres rédacteurs
Jean Ajalbert, élu à l'académie Goncourt en 1917, il était l'un des trois jurés restés favorables à Voyage au bout de la nuit de Céline, en . Durant la guerre il eut le tort d'écrire dans L'Émancipation nationale, ce qui lui valut d'être exclu de l'académie puis, selon Philippe Alméras, de faire en un séjour forcé au fort du Hâ près de Bordeaux, une prison où l'on détenait les prisonniers politiques, puis les collaborateurs.
Henri Philippon y tient la rubrique culturelle (1941-1944)Premier article de Philippon, portant sur Berthe Morisot, cf. L'Émancipation nationale, Paris, 22 février 1941, — sur Retronews..
Thèse controversée sur L'Émancipation nationale
Bibliographie Maurice-Ivan Sicard, Doriot contre Moscou, Marseille, Éditions de L'Émancipation Nationale, 11-.
Notes et références
Liens externes
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