Le d'infanterie () est un régiment d'infanterie de l'Armée de terre française créé sous la Révolution à partir du régiment du Port-au-Prince, régiment français d'Ancien Régime.
Le ministère de la Défense annonce le la dissolution de l'unité pour courant 2014, mettant ainsi fin à près de de présence dans la ville de Donaueschingen. Il est donc dissous le .
Création et différentes dénominations
1792 : d’infanterie. 1794 : de première formation. '1799 : d’infanterie de ligne. 1809 : dissolutionLe d'infanterie sur le site Armees.com.. 1870 : recréation. 1887 : renommé d'infanterie. 1914 : à la mobilisation, il donne naissance au d’infanterie. : dissolution. 1944 : recréation. 1955 : le (en garnison à Fribourg-en-Brisgau) bataillon métropolitain du (en garnison à Constance) devient le et part pour l’Afrique du Nord en sous les ordres du colonel Homo. Le devient le en . : intègre le de chasseurs à pied et devient le d’infanterie motorisée. 198 : renommé d’infanterie. 2014 : dissolution du régiment.
Chefs de corps thumb|right|Insigne de béret de l'infanterie.
Historique des garnisons, combats et batailles du Ancien Régime
d'infanterie de ligne ci-devant Royal (1791-1794) Guerres de la Révolution En 1791, les soldats du régiment du Port au Prince s'étaient insurgés. Ils furent rejoints dans la révolte par les des , et d'infanterie qui avaient été envoyés de Brest pour Saint-Domingue afin de participer à mettre un terme à la Révolution haïtienne. Les des et d'infanterie furent supprimés tandis que le du et le régiment du Port-au-Prince furent embarqués fin mars et arrivèrent en juillet à l'île de Ré pour y être réorganisésHistoire de l'infanterie en France par Belhomme T3 .. Il reste en garnison sur l'île de Ré.
En 1792, après une période révolutionnaire tumultueuse, en application de l'ordonnance du qui fait disparaître les diverses dénominations, le régiment du Port-au-Prince est renommé d'infanterie et il est rappelé en métropole. À la fin de cette année, il est réorganisé : le est envoyé l'île de Ré et le à Carhaix.
En 1793, il participe à la guerre de Vendée dans la région des Sables-d’OlonneDivision des Sables-d'Olonne dépendant de l'"Armée de la Vendée" et divisée en deux colonnes () page 1 et participe à la bataille de La Garnache, à la bataille de Bouin et à la bataille de Noirmoutier.
Lors de l'organisation des premières demi-brigades : le du d'infanterie qui devait former la de première formation n'est pas amalgamé. Il sera incorporé le dans la de deuxième formation. le du d'infanterie est amalgamé avec les de volontaires de la formation d'Orléans et de volontaires de Seine-et-Marne pour former la de première formation.
de première formation (1793-1799) Guerres de la Révolution Le , lors du premier amalgame, la de première formation est formée à Longwy avec : le du d'infanterie (ci-devant Condé) les et de volontaires de la Meurthe
S’ensuit une période de luttes aux frontières à laquelle participe farouchement le contre les armées des monarchies européennes, notamment durant la campagne de Sambre-et-Meuse à Fleurus (1794), première inscription au drapeau. Il combat également à la bataille d'Aldenhoven (1794).
de deuxième formation (1799-1803) Guerres de la Révolution et de l'Empire La de deuxième formation est formée à Grenoble le par l'amalgame de : Détachement de la de deuxième formation. Détachement de la de deuxième formation. De conscrits De réquisitionnaires
Elle est engagée dans la campagne d'Helvétie et celle d’Italie, avec une deuxième inscription au drapeau : « ZURICH (1799) ».
Enfin, la campagne de l’été 1800 en Allemagne du Sud permet aux troupes françaises d’obtenir un retentissant succès politique contre les Autrichiens à la bataille d’Hohenlinden, troisième inscription au drapeau de la de ligne. Mais la situation dans les colonies s’est dégradée depuis le départ du régiment en 1791. La révolte du général de division Toussaint Louverture a ensanglanté la colonie de Saint-Domingue et une expédition de est montée en 1801 par pour en reprendre possession. Les et du régiment y sont renvoyés en renfort en 1802.
En 1803, le est incorporé dans la de deuxième formation. Le d'infanterie de ligne n'a pas été formé, les et étant aux colonies. Le reste vacant jusqu'en 1870.
En 1809, toutes les troupes envoyées aux colonies ont progressivement été englouties par les combats et les maladies. Les et de la disparaissent ainsi faute de renforts, loin de la métropole et des gloires impériales.
d'infanterie de ligne (1870-1887) Guerre franco-allemande de 1870-1871 vignette|Uniforme du pendant la Révolution et entre 1870 et 1910. Le , le régiment de marche est formé avec les du régiment d'infanterie de ligne du régiment d'infanterie de ligne (10 officiers - 400 hommes) du régiment d'infanterie de ligne provenant de leurs dépôts et dont les soldats sont pour la plupart de nouveaux arrivants qui n'avaient jamais tiré à la cible avec le Chassepot et ignoraient totalement le service en campagne, pour constituer la de la du corps d'arméeOpération du corps et de la armée durant le siège de Paris (1870) par le général Vinoy, pages 7 et 15.
Au 8 novembre 1870, le fait partie de la de l'Armée de Paris sous les ordres du général Ducrot . Avec le du Colonel Miquel de Riu, le forme la aux ordres du colonel Valentin (gendarmerie). Cette avec la du général Blaise, deux batteries de 4 et une de mitrailleuses, une section du génie constituent la d'infanterie commandée par le général de Maudhuy. Cette division d'infanterie évolue au sein du d'armée ayant pour commandant le général de division Blanchard. guerre franco-prussienne de 1870 : Siège de Paris (1870) : Combats et batailles à Villejuif, Bagneux, Buzenval, l'Haÿ…
1871 à 1914 Durant la Commune de Paris en 1871, le régiment participe avec l'armée versaillaise à la semaine sanglante.
marque le renouveau du régiment dans sa nouvelle garnison de Dunkerque, où il restera jusqu'en 1940. En 1880, une quatrième inscription « SAINT DOMINGUE 1802 » est ajoutée au drapeau en souvenir des luttes passées du . La présence du régiment permet de maintenir le calme durant les périodes de grèves de 1880. Le bataillon participe à la campagne de Tunisie de 1881 à 1883, mais la principale activité réside dans la préparation de la revanche grâce à d’incessantes manœuvres. Cette période stable permet au régiment de s’enraciner profondément dans sa belle garnison du Nord ; la répartition géographique de ses bataillons se fait à Dunkerque même, dans la Caserne Jean Bart, mais aussi à Gravelines et à Bergues.
d'infanterie Première Guerre mondiale vignette|Le lieutenant-colonel Buffet, le drapeau du régiment et sa garde. vignette|Un lieutenant du (en gris et au milieu) avec d'autres lieutenants, et d'un sous-officier d'un régiment des chasseurs à sa gauche, particulièrement décorés lors d'une tournée aux États-Unis en mai 1918.
Affectation 1914 Dès Sarlat en Dordogne devient le dépôt, la base arrière du régiment où les appelés de 14-18 furent incorporés et firent leurs classes avant de monter au front. C’est la Grande Guerre qui donne enfin au 110 la reconnaissance de ses sacrifices passés.
1915
1916 Sa valeur au feu de 1914 à 1918 le place parmi les régiments d’élite car il est de toutes les grandes batailles comme à Verdun, en , où il relève le glorieux à Douaumont et absorbe au prix d’effroyables pertes le raz-de-marée ennemi au plus fort de l’offensive allemande. L’année 1916 est terrible car l’offensive sur la Somme vient engloutir durant les combats pour Combles les combattants rescapés de Verdun.
1917 Puis c’est le front de Champagne, avec l’offensive sur Craonne le où les trois bataillons du régiment sont décimés en plein assaut par les mitrailleuses embusquées. Après des permissions bien méritées, c’est le front des Flandres qui attend les soldats, où ils s’illustrent en s’emparant de tous leurs objectifs le .
1918 Ils participent à l’arrêt de l’ultime offensive allemande généralisée en défendant âprement les bords de l’Ourcq au sein de la du général Degoutte, puis en contre-attaquant avec succès dans la profondeur du dispositif allemand. Enfin à partir d’, le 110 participe victorieusement aux violents combats pour franchir l’Ailette au sein de la du général Mangin.
À la fin de la guerre, le régiment stationne à Mayence, et c’est à Wiesbaden que lui est remis solennellement par le maréchal Pétain la fourragère de la médaille militaire en récompense des 5 citations à l’ordre de l’Armée obtenues durant le conflit. C’est l’hommage rendu aux 108 officiers, aux 250 sous-officiers et aux et grenadiers morts au combat.
Quatre inscriptions nouvelles ornent désormais le drapeau : « Belgique 1914 », « Verdun 1916 », « La Somme 1916 », « La Marne 1918 ».
L’entre-deux-guerres En 1919, le régiment retrouve sa garnison de Dunkerque, mais retourne à trois reprises en Allemagne, à Trèves, à Düsseldorf et à Bonn dans le cadre de l’occupation. En 1928, le régiment établit son à Calais et le à Boulogne-sur-Mer, le restant avec le PC à Dunkerque. En 1933, il devient d’infanterie motorisé et fait partie des meilleurs éléments de l’armée française.
Seconde Guerre mondiale 1939 Au déclenchement de la Seconde Guerre mondiale, le régiment est rattaché à la d'infanterie motorisée de la . vignette|droite|upright=0.6|Insigne du RI en 1939-1940. 1940 L’offensive allemande du surprend l’armée belge qui ne parvient pas à se rétablir. La DIM doit s’avancer au contact de l’ennemi en toute urgence pour stopper son avance sur la « position Dyle ». À partir du , le 110 va livrer durant quatre jours entiers un combat retardateur aux côtés des RI et RI face à la Panzerdivision autour des villages de Perbais et Chastres. Malgré l’absence de soutien aérien et de renforts en blindés, les positions défensives du 110 n’ont pu être enfoncées durant les combats de Gembloux grâce à une excellente défense anti-char. Malgré d’importantes pertes le régiment s’est maintenu jusqu’à l’ordre de repli au moment même où la est enfoncée au sud. Une série de combats de retardement sont livrés en direction de Lille. Le , à Houlle, 1311 prisonniers sont tués selon le bulletin municipal de Houlle, mai 1996. membres du régiment, prisonniers de guerre, ont été exécutés par des soldats SS de la Leibstandarte Adolf Hitler sous les ordres de Sepp Dietrich. Un odonyme local (« ») rappelle cet événement.
Les éléments à pied du régiment, pris au piège dans la poche de Lille, défendront Loos-les-Lille jusqu’à épuisement des munitions le . Les honneurs militaires sont rendus au détachement des survivants qui conservent leur armement. Seul le PC et les éléments motorisés arrivent à Dunkerque et parviennent à s’embarquer pour l’Angleterre le et sont débarqués le à Brest en vue de poursuivre le combat au sein de la 17e division légère d'infanterie reconstituée en Normandie. Le régiment est en majorité fait prisonnier après l'Armistice. Le drapeau échappe à la capture en étant confié à un couple d’instituteurs.
1944-1945 Durant l’occupation, dès 1942, des groupes FFI se rassemblent sous l’impulsion d’anciens combattants du régiment et porte un brassard avec le 110. Le , le d’infanterie renaît provisoirement en plein siège de Dunkerque et participe aux combats jusqu’à la réduction des troupes allemandes dans le Nord.
La reconstitution effective du 110 ne s’effectue que le en vue de la poursuite des combats en Allemagne. Le , le régiment réorganisé sur le modèle américain est présenté à son ancien drapeau sauvé en 1940. Début mai, le 110 franchit le Rhin au sein de la DIM de la Première Armée du général de Lattre de Tassigny et vient participer à l’occupation de l’Allemagne en pays de Bade.
Depuis 1945 Une période de réorganisations incessantes en fonction des besoins s’ensuit et voit les effectifs du donner naissance :