, ou The Telegraph, est un quotidien d'information britannique fondé en 1855 sous le nom . Depuis 1961, il a également une édition dominicale intitulée , qui a sa propre rédaction.

En , le était le journal grand formatEn opposition au format tabloïd. britannique le plus vendu, avec un tirage quotidien moyen certifié de , contre pour , pour et pour .

La famille Barclay, propriétaire du journal, très endettée, tente depuis 2023 de vendre ce média, qui est acquis en 2026, via le Telegraph Media Group par le groupe de média allemand Axel Springer.

Histoire vignette|Les nouveaux bureaux et imprimerie du Daily Telegraph à Fleet Street, Londres. The Illustrated London News, 1882. Il reste de la longue histoire du journal une mémorable entrevue de l'empereur Guillaume II (de Prusse), publiée en 1908 devenue l'affaire du Daily Telegraph. Affirmant son amitié pour le Royaume-Uni, lui qui a du sang anglais, en tant que petit-fils de l'impératrice Victoria s'emporte, perd le contrôle, et va jusqu'à déclarer qu'il a personnellement contribué, par ses conseils, à l'effort militaire britannique dans la guerre des Boers. Toute l'Allemagne ayant soutenu les Boers, elle découvre, consternée, que son empereur est faible d'esprit.

En 1944, des noms de code liés aux plans du débarquement de Normandie sont apparus comme solutions dans les mots croisés du journal fournis par l'instituteur Leonard Dawe, ce que les services secrets britanniques ont d'abord soupçonné d'être une forme d'espionnage.

vignette|Page couverture du : . Jusqu'en 1994, le et les autres journaux du groupe, était la propriété de l'homme d'affaires britannique d'origine canadienne Conrad Black. Le groupe de presse fut racheté par les frères Barclay, hommes d'affaires britanniques, déjà propriétaires de plusieurs journaux au Royaume-Uni.

En , la famille Barclay est en défaut de paiement de la dette du groupe de l'ordre de 1,2 million de livres, Lloyds Banking Group transforme alors cette dette en action et prend le contrôle du groupe Telegraph Media Group.

Fin , un fonds contrôlé par Mansour Ben Zayed, le dirigeant d'Abou Dhabi et vice-président des Émirats arabes unis fait une offre pour acquérir The Telegraph. Selon Amnesty International, l'accord aurait de graves implications pour la liberté de la presse au Royaume-Uni, tandis que The Telegraph publie un communiqué soulignant que son indépendance éditoriale doit être garantie. La perspective de ce rachat provoque l'émoi au sein du parti conservateur. Dix-huit députés de ses députés publient une lettre ouverte estimant que la transaction présentait . Cette lettre déclare : .. Le gouvernement décide d'intervenir en saisissant deux régulateurs, l'Ofcom, chargé des médias, et la CMA, l'autorité de la concurrence.. À la mi-, le gouvernement britannique décide d'annuler la vente (contre de livres sterling) du journal aux Émirats arabes unis..

En , le groupe Axel Springer annonce l'acquisition pour 575 millions de livres de Telegraph Media Group, comprenant le .. La famille Barclay, propriétaire du journal, encore très endettée, vend ce groupe de média, à ce groupe de média conservateur et transfrontalier (d'origine allemande) Axel Springer, l'éditeur notamment de Bild, Die Welt, et de Politico..

Positions éditoriales Le journal est connu pour ses positions très proches du Parti conservateur et a soutenu ouvertement le Brexit lors du référendum du 23 juin 2016.... Il a soutenu les conservateurs (Tories) dans toutes les élections depuis la seconde guerre mondiale. Certains critiques le surnomment d'ailleurs The Torygraph..

Selon un sondage effectué en 2004, 61 % des lecteurs du soutiennent le Parti conservateur, contre seulement 31 % de la population générale..

Avant de se lancer en politique, le premier ministre britannique, Boris Johnson publiait régulièrement des articles dans ses pages. Le quotidien défend également des positions pro-américaines et eurosceptiques..

Le scandale des notes de frais Le , le révèle qu'un grand nombre de membres du Parlement britannique (MP) ont réclamé le remboursement abusif de frais exorbitants ou sans rapport avec leur charge politique. Le journal distille alors quotidiennement des révélations sur les montants réclamés par les députés. Le scandale indigne l'opinion publique et provoque la démission du président de la Chambre des communes, le travailliste Michael Martin (non impliqué dans le scandale). Dans la foulée, de nombreux députés annoncent qu'ils ne se représenteront pas..

Lien avec l'affaire HSBC Le , l'éditorialiste en chef du journal, , proteste et claque la porte du journal en accusant la direction de tromperie envers les lecteurs et en leur reprochant de céder à la pression du groupe bancaire HSBC. réclame une enquête indépendante, et déclare . Selon un ancien responsable du journal (non cité nommément), HSBC serait ...

Melania Trump En , après que la couverture du magazine a été consacrée à Melania Trump, le journal se voit contraint d'admettre que . Le quotidien précise avoir ..

Notes et références

Voir aussi

Articles connexes Histoire de la presse écrite au Royaume-Uni Royal Rota

Liens externes

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