Masléon est une commune française située dans le département de la Haute-Vienne, en région Nouvelle-Aquitaine.
Le bourg est issu d’une bastide, la plus septentrionale de toutes (sauf Villeneuve-le-Comte et Montferrand (quartier)), créée par Philippe IV le Bel, en 1289, dont il n’a gardé que la structure de ses rues parallèles et perpendiculaires. La commune englobe aujourd'hui une ancienne enclave de la commune voisine (Roziers-Saint-Georges) qui lui est rattachée en 1833.
Géographie Situation alt=Géographie de Masléon|left|vignette|Géographie de Masléon. La commune de Masléon, dont le nom doit se prononcer mâ-léon, est située au nord-ouest du Massif central, sur les contreforts occidentaux du plateau de Millevaches. Elle se trouve dans le sud-est de la Haute-Vienne, et sur la rive gauche de la Vienne. Elle est à à l’est de Limoges, au sud - sud-ouest de Guéret, au nord - nord-ouest de Tulle, au nord de Brive-la-Gaillarde et environ au nord-ouest du centre géographique de la région Limousin (situé dans la commune de Châteauneuf-la-Forêt).
La commune fait partie du canton de Châteauneuf-la-Forêt, depuis 1801, et en 2015 elle intégrera le nouveau canton d'Eymoutiers. Elle fait partie de la communauté de communes Briance-Combade, depuis sa création le , et du Pays des Monts et Barrages, depuis sa création en 1979. Elle fait aussi partie de l’aire urbaine de Limoges, depuis au moins 1999, elle en est l'une des communes limitrophes le plus à l’est avec Roziers-Saint-Georges et, depuis 2009, Linards, les seules autres communes du canton de Châteauneuf-la-Forêt à en faire partie. vignette|redresse|Situation de la commune de Masléon en Haute-Vienne. La commune de Masléon a une superficie de et avait 282 habitants en 2020. La commune s'inscrit dans un rectangle, presque carré, de (d'est en ouest) sur (du sud au nord).
Communes limitrophes
Géologie Cette notice est issue de l'étude de la carte géologique disponible sur le site www.geoportail.gouv.fr et de la notice de la carte n° 689 - Saint-Léonard-de-Noblat dont fait partie la commune..
Le sol de la commune se compose de roches datant de la création du Massif central, dans les deux dernières périodes du Paléozoïque (ou ère primaire) le Carbonifère et le Permien, soit il y a de 358 à 253 millions d'années. Cette période est celle de la collision des continents qui vont former le super-continent Pangée. Seules des petites zones dans les vallées de la Vienne et de la Combade se composent d'alluvions récentes.
La partie principale de la commune, environ 80 % de sa superficie, a un sol composé de roches métamorphiques (ayant subi des variations de texture et minérale du fait de la pression et de la température). Il s’agit principalement de gneiss, une roche contenant du quartz, du mica, des feldspaths, le tout suffisamment gros pour être identifié à l'œil nu et dans une structure en feuilles successives. Il s'agit d'un gneiss schisteux. Cette zone de gneiss est entaillée de neuf zones d'un autre gneiss, le gneiss ocellaire massif. Une autre zone, légèrement en arc de cercle de sur 120, comprise entre Les Fromentaux et la limite de la commune contient de l'amphibolite, une autre roche métamorphique. Ces dix zones induisent des risques de mouvements de terrains pouvant toucher les habitations (voir la section Risques naturels et technologiques).
Le reste de la commune se compose de roches plutoniques (formées en plusieurs milliers d’années par un très lent processus de refroidissement du magma en profondeur). Il s’agit principalement, sur la commune, de diorite, une roche très dure (la plus dure après le diamant), dans sa variante dite quartzique (car composée de 11 % de quartz). Elle se retrouve dans une zone d’environ , traversée par la Combade à partir de Pont de Masléon et vers l’amont, à cheval sur les communes de Masléon, Roziers-Saint-Georges et Saint-Denis-des-Murs, en trois zones aux surfaces proches.
On trouve aussi dans la commune du granite, une autre roche plutonique, dans trois petites zones. La première est incluse dans la zone de diorite, avec une zone de gneiss voisine, à cheval, comme elle, sur Masléon et Roziers-Saint-Georges, au nord de Lacour (au total environ ). Les deux autres zones de granites sont l’une dans le village des Vergnes (environ ) et l’autre forme une bande de sur 30, orientée nord-sud, à l’est du Mondouhaut.
Relief Le relief de Masléon se compose principalement d’un plateau central qui occupe plus de la moitié de sa superficie. Les altitudes de celui-ci varient d'environ et . Le bourg fait partie de ce plateau. Son point culminant, la place de l'Église, est à , et la mairie, qui est dans sa partie la plus basse, se trouve plus bas. Le plateau central de la commune s’incline vers le Nord et l'Ouest, souvent par des pentes fortes, vers les vallées de la Vienne et la Combade. La Vienne commence à border la commune à environ d'altitude et la Combade fait de même à environ . Leur point de confluence est à une altitude de . C'est le point le plus bas de la commune.
Le plateau central est lui-même surplombé par un plateau plus vaste, bordé lui aussi par la Combade et la Vienne. Il s’étend dans la majeure partie de la commune de Neuvic-Entier (dont la superficie est de ). Seule sa partie la plus au nord-ouest est dans la commune de Masléon. Il y atteint une altitude de . C'est le point culminant de la commune de Masléon.
Hydrographie Les données sur les débits sont issues de la banque Hydro, qui regroupe les données de de mesures (dont en service) sur toute la France. Sont concernées ici les stations de mesures d'Eymoutiers, la dernière en amont de Masléon sur la Vienne (en fonction depuis 1994), de Masléon, sur la Combade à son point de confluence avec la Vienne (en fonction de 1967 à 2002) et de Roziers-Saint-Georges, sur la Combade au pont de Soumagnas (en fonction depuis 2001).
La commune est bordée par la Vienne sur au nord., jusqu'à son point de confluence avec la Combade (avec un passage de quelques mètres dans la commune aux Trois Ponts). Sur cette distance sa pente moyenne est d'environ 0,22 %. Le nom de la Vienne est issu de la racine indo-européenne Vig ou Veg (humide) et le suffixe gaulois enna. Son débit moyen est, à Eymoutiers, de /s. La Vienne a connu, depuis l'ouverture de la station de mesure d'Eymoutiers, un débit maximum instantané de /s () et un débit minimum de /s ().
+ Débits moyens mensuelles de la Vienne en /s (calculés le 8 octobre 2014) Situation de la station Janvier Février Mars Avril Mai Juin Juillet Août Sept. Oct. Nov. Déc. Année Eymoutiers 11,1 10,67 9,73 8,47 7,43 5 4,01 2,51 2,39 3,34 6,59 8,7 6,64
La commune est aussi bordée, à l’ouest, par la Combade sur , et ce jusqu'à son point de confluence avec la Vienne. Sur cette distance sa pente moyenne est d'environ 0,53 %, ce qui fait environ 2,4 fois celle de la Vienne. Son nom vient de l’occitan comba (vallée étroite). C'est le premier affluent important de la Vienne. La Combade mesure de long. Son bassin versant couvre et environ 40 % de la superficie de la commune de Masléon. La Combade a un débit moyen de /s à son point de confluence avec la Vienne, soit environ 56 % de celui de cette rivière à ce même point. La Combade a connu, depuis 1967, un débit maximum instantané de /s () et un minimum de /s (). En 2011, la Combade connaît sa pire année depuis 1967. Les débits moyens de 6 de ses 12 mois (de mars à juillet et octobre) furent les plus faibles moyennes jamais calculées pour ces mêmes mois.
+ Débits moyens mensuelles de la Combade en /s (calculés le 8 octobre 2014 pour la seconde station) Situation de la station Janvier Février Mars Avril Mai Juin Juillet Août Sept. Oct. Nov. Déc. Année Masléon 5,75 6,33 5,25 5,07 4,13 2,94 1,86 1,44 1,65 2,25 3,29 4,64 3,7 Roziers-St-Georges 5,51 6 5,02 4,84 3,95 2,86 1,78 1,38 1,5 1,99 3,05 4,4 3,51
La Vienne et la Combade sont classées, pour la pêche, en cours d'eau de première catégorie. Cela indique que le peuplement piscicole dominant est constitué de salmonidés, notamment, pour ces deux rivières, la truite fario et l'ombre. Ces rivières sont aussi riches en goujon, des cyprinidés. La classification en première catégorie indique aussi que la pêche à l'asticot y est interdite..
La commune de Masléon est aussi bordée, imparfaitement, par un petit ruisseau, de de long, à l’est, jusqu'à son point de confluence avec la Vienne, à l'arrivée de celle-ci dans Masléon. La commune est traversée par divers autres petits ruisseaux, qui prennent leurs sources dans son territoire. Le principal est celui de la Breuille, long de , intégralement dans Masléon (un affluent de la Vienne).
Paysage Les Atlas des paysages, qui sont réalisés dans toute la France, permettent de recenser et de qualifier les paysages de chaque région. Ils divisent les zones concernées en unités paysagères ayant chacune des caractéristiques propres. Ces mêmes unités paysagères sont parfois subdivisées en deux parties connaissant quelques variantes.
LAtlas des paysages du Limousin situe Masléon dans l'unité paysagère dite des Collines limousines de Vienne-Briance.. La topographie de cette unité paysagère se compose de larges plateaux coupés de vallées profondes et étroites (celles de la Vienne et de la Combade pour Masléon). Les toits des bâtiments sont traditionnellement de tuiles romaines à section semi-circulaire, utilisée sur des toitures à faible pente. L'ardoise recouvre cependant aujourd'hui de nombreux bâtiments de la commune. Dans cette moitié nord-est de cette unité paysagère, l'arbre marque le paysage, dans les bois et forêts, qui sont nombreux (près de 30 % de la superficie de la commune), ainsi que dans les haies qui, comme dans tous les paysages de bocages, sont nombreuses.
Climat
Historiquement, la commune est exposée à un climat océanique limousin, .. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat océanique altéré et le climat de montagne et est dans la région climatique Ouest et nord-ouest du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 900 à , maximale en automne et en hiver..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique la plus proche, située sur la commune d'Eymoutiers à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d’émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en ..
Urbanisme Typologie Au , Masléon est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Limoges, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (58,8 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (58,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante :